Zelda no densetsu: yume o miru shima (Game Boy, 1993)

ZELDA NO DENSETSU: YUME O MIRU SHIMA
Titre alternatif : The Legend of Zelda: Link’s Awakening
Année : 1993
Genre : une bouffée d’air Marin
Studio : Nintendo
Éditeur : Nintendo
Joué et testé sur Game Boy
Support : cartouche


À la suite d’une terrible tempête, le bateau de Link s’échoue sur une île bien mystérieuse, répondant au doux nom de Koholint. Sur la plage, une jeune femme viendra à son secours. Zelda ? Non… juste Marin, une résidente, accessoirement passionnée par le chant. Bien décidé à quitter l’île, malgré l’accueil chaleureux de ses habitants, Link devra se résoudre à percer les secrets bien brumeux des huit donjons disséminés un peu partout. Et quid de cet œuf géant, qui semble endormi, au sommet du mont Tamaranch ?

Perdu que j’étais dans les songes d’une nuit d’éther, je suis longtemps resté endormi, les yeux grands fermés, comme prisonnier d’un rêve amer. Je n’avais jamais eu le temps, ni véritablement l’envie, de jouer à LINK’S AWAKENING ! Plusieurs raisons à cela, la principale étant qu’au moment de la sortie du jeu en décembre 1993, je ne jouais déjà plus vraiment à la Game Boy.

Mes retrouvailles avec l’univers de ZELDA, que je n’ai jamais connu que de loin, furent absolument magiques. Tout est là : les musiques, les sons et autres mimiques de cette série mythique répondent définitivement présents. Sur la forme, les amateurs de A LINK TO THE PAST ne seront pas dépaysés puisque LINK’S AWAKENING se joue exactement de la même manière, avec quelques nouveautés à la clé : possibilité de sauter, quelques passages fort agréables en 2D et d’autres que je vous laisse découvrir – même si je présume qu’une grande majorité de joueurs avaient terminé ce jeu bien des années avant moi !

Avec sa myriade de secrets, son bestiaire gargantuesque et ces petites parties de pêche à la dryade, LINK’S AWAKENING n’a objectivement que des qualités – celles-ci en seraient même presque accentuées lorsque l’on sait que le jeu a été développé sur une petite Game Boy. Quel tour de (tri)force ! Une carte immense, des boss en pagaille et huit donjons assez longs font de ce ZELDA une aventure de haut vol, que dis-je : une épopée ! Mieux : sur le fond LINK’S AWAKENING prend beaucoup de risques et confine au sublime, avec une réflexion intelligente à propos du processus créatif et du rapport qu’entretiennent les joueurs avec ces jeux qui les bercent… mais qu’ils finissent peut-être par oublier ? La fin de l’histoire viendra apporter une note très étrange à tout ça : échoué sur son île mystérieuse, Link a visiblement jeté une bouteille à l’amer

Pour terminer cette chronique que j’ai voulue courte (car tout a déjà été dit au sujet de ce soft), je me dois d’être parfaitement honnête : en plus des allers-retours un brin fastidieux dans le menu des objets, j’ai trouvé l’aventure un peu longue par rapport à mes standards actuels, a fortiori avec les yeux constamment fixés sur le petit écran d’une Game Boy, à force de tourner en rond, de farfouiller çà et là… à force aussi de pester dans certains donjons particulièrement retors (le septième, nom d’un pixel mort !). C’est un sentiment éminemment subjectif, de la part d’un joueur qui ne connait pas la série de Nintendo dans ses moindres recoins et détails.

Les joueurs et les joueuses du début des années 90 avaient rêvé d’une suite au jeu A LINK TO THE PAST. Les développeurs surdoués de Nintendo ont exaucé leur vœu. Mais attention : le réveil risque d’être douloureux…

Note :   Nostalgie :

En grand nostalgique que je suis du voyage conté dans A LINK TO THE PAST, j’ai pris un plaisir immense à replonger dans une aventure similaire, sur une toute petite Game Boy. Si LINK’S AWAKENING se joue comme son grand frère sorti sur Super Famicom, sur le fond c’est une autre affaire : le jeu développé pour la Game Boy joue la carte de l’originalité. Ici pas d’Hyrule ni de Princesse Zelda… mais un très gros secret extrêmement bien gardé. Si j’ai toutefois trouvé l’aventure un peu trop longue par rapport à mes standards actuels, avec en prime un ou deux donjons trop retors (avis très personnel), LINK’S AWAKENING est définitivement un grand jeu rétro de la Game Boy.

Images : Videogames.chronicle

Pub japonaise d’époque :

1 réflexion au sujet de « Zelda no densetsu: yume o miru shima (Game Boy, 1993) »

  1. Au sujet de la pub : originaux ces japonais ! (mais c’est aussi pour ça qu’on les apprécie^^)
    Au sujet du jeu : pas joué quand il est sorti, mais fini un peu plus tard grâce un AHEM/ulateur.
    Jeu étrange dans la série des Zelda, intégrant des éléments de l’univers de Mario et développé sous le manteau par des prog de de chez nintendo pour “passer le temps” selon la légende !…

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