Winter Games (Amstrad CPC, 1986)

WINTER GAMES
Année : 1986
Studio : d3m Software
Éditeur : Epyx / U.S. Gold
Genre : Pierre Fulla en PLS à Nagano
Joué et testé sur Amstrad CPC
Support : cassettes ou disquettes

Athlète de l’impossible, vous n’avez qu’une obsession : rafler l’or à toutes les épreuves qui se présenteront à vous durant les prochains Jeux (olympiques ?) d’hiver. Dans la peau d’une ballerine des glaces, vous devrez convaincre les juges de vous accorder les meilleures notes lors de deux épreuves de patinage artistique distinctes : programmes libre, et imposé – mais attention à votre réception après un triple boucle piqué ! En bobsleigh, pas de note artistique qui tienne : seule la vitesse compte, et pour battre le record du monde il vous faudra dompter les virages les plus dangereux du circuit. En patinage de vitesse, préparez bien votre départ et… sprintez ! Mais toujours en rythme pour épouser les courbes de la glace. Le ski acrobatique vous permettra de tenter les figures les plus folles qui soient – essayez d’en réaliser le plus possible avant de vous réceptionner. Ne vous laissez pas impressionner par le gigantesque tremplin du saut à ski, et gardez toujours l’équilibre. Le biathlon enfin, est l’épreuve la plus longue : ski de fond dans des conditions difficiles, avec en ligne de mire plusieurs séances de tir sur cibles importantissimes… et l’or, au bout du chemin qui se dessine.

Sorti autour de 1986 en Angleterre, WINTER GAMES était programmé pour surfer sur la glace des Jeux olympiques de Calgary, en 1988. Mais bien plus qu’un jeu opportuniste capitalisant sur les J.O. sans en avoir les droits, WINTER GAMES est un excellent soft. Et ça ne coulait pas de source, à l’époque. Je me souviens avoir pris un plaisir infini sur ce jeu, aux couleurs chatoyantes, aux graphismes fournis et aux différentes épreuves variées et bien pensées. Surtout ça me permettait de rêver un peu après avoir subi, chaque dimanche après-midi, les coups de boutoir de la triste émission Stade 2 et de son plateau télé déprimant. Alain Vernon, Dominique Le Glou, Pierre Fulla… Une sacrée brochette qui se nourrissait goulûment au sein d’un service public exsangue. Sans oublier le boss de fin de niveau Gérard Holtz, avec sa barbe de trois jours sur le Paris-Dakar pour nous faire croire qu’il survivait seul dans des conditions extrêmes, en mangeant du lézard grillé chaque soir au coin d’un feu qu’il aurait allumé avec du silex. Ah ! Que ça faisait du bien de souffler un peu alors, avec de vrais bons jeux sur notre petit Amstrad CPC.

Au menu de ces Jeux olympiques d’hiver qui ne disaient pas leur nom, sept épreuves assez variées, belles et bien fichues, et qui ont l’intelligence de faire l’impasse sur le sempiternel « acharnement sur le joystick » pour simuler la vitesse d’un athlète. Ici, pour aller plus vite, il faudra régulièrement bouger le joystick de droite à gauche, certes, mais pas à toute allure ; plutôt avec douceur, en rythme avec la démarche chaloupée du biathlète ou du patineur. On retrouve cette technique avec le patinage de vitesse par exemple, vraiment sympa à jouer, ou encore dans l’épreuve de biathlon, l’une des meilleures du jeu : le rythme cardiaque de l’athlète est même représenté à l’écran ! Et regardez-moi ces graphismes montagneux, ces chalets enneigés, et votre souffle bientôt coupée face au stress du tir sur cible… Si Martin Fourcade était né plus tôt, il aurait sans doute explosé les pixels et les compteurs sur WINTER GAMES !

Que dire du reste des épreuves ? Celles-ci se révèlent presque toutes excellentes : si je n’ai jamais aimé les deux dédiées au patinage artistique (casse-gueule, alors en plus sur la glace, imaginez les dégâts…), le saut à ski est extrêmement fun – il faut se stabiliser dans les airs au risque de finir encastré dans le décor. La séquence intitulée hot dog (ski acrobatique) est également amusante, et c’est toujours très valorisant de réussir une figure improbable puis de se rétablir sur nos deux skis. Le bobsleigh enfin, propose des sensations de vitesse absolument grisantes et un gameplay simple mais prenant : schuss !!

Jouable à plusieurs l’un après l’autre, avec la possibilité de sauvegarder définitivement nos records (génial !), WINTER GAMES est une grande réussite pour le genre et pour l’époque. Son plus grand défaut étant sans doute l’absence de concurrent géré par l’ordinateur lorsque l’on joue en solo. Alors est-ce que les simulations sportives, c’était mieux avant ? Le débat est ouvert. Par contre concernant les émissions de sport, je crois que la réponse est claire !

Note :   Nostalgie :

Très beau, assez simple à prendre en main et particulièrement malin puisqu’ici il ne sera pas demandé au joueur de martyriser son bâton de joie dans les épreuves de vitesse : WINTER GAMES n’aurait donc presque que des qualités, surtout quand on l’envisage à plusieurs. Un excellent jeu, concocté avec talent par Sega ! Euh… non, ma langue a fourché à la Daniel Lauclair : un super jeu estampillé Epyx !

Images : Jeux vidéo et des bas

Une vidéo du bobsleigh :

2 réflexions au sujet de “Winter Games (Amstrad CPC, 1986)”

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