Gears of War 3 (Xbox 360, 2011)

icone xbox_360_arcadeGEARS OF WAR 3
Année : 2011
Studio : Epic Games
Éditeur : Microsoft Games Studios
Genre : Boucherie vidéoludique
Joué et testé sur Xbox 360
Support : DVD-ROM

Marcus reçoit un message de son père… qui est donc bien vivant ! Et c’est parti pour essayer de retrouver ce dernier sans oublier de sauver la planète et ses habitants de la menace Locuste et Lambent.

Les locustes, quelle sale race tout de même ! Ils sortent des entrailles de la terre, défouraillent toute forme de vie humaine et se permettent même d’avoir une reine sexy ! Marcus Phénix et ses potes badass trainaient dans le coin et bien évidemment, les locustes ont émergé et se sont vite retrouvés submergés face à ces bourrins malpolis et leurs Lanzors de boucher (un fusil équipé d’une tronçonneuse : d’où la boucherie) ! Après un second opus dantesque parsemé de moments inoubliables (notamment le passage de « vie ma vie d’un appareil digestif d’un ver géant » et au rythme vraiment maitrisé (la lassitude ne pointait jamais le bout de son nez, rare qualité dans un pur shoot), voici que nous arrive dans les étalages le troisième opus tant attendu. Qu’en est il donc ?


Un Corser … n’est il pas énervé ?

Bonne nouvelle, les grosses qualités de son prédécesseur ne sont pas usurpées dans ce nouvel opus : à savoir son gameplay nerveux et sa réalisation technique prodigieuse. Concernant le premier point, peu de nouveautés à vrai dire, mais un gameplay semblant légèrement plus nerveux, de nouvelles armes bien sympas avec le lot de finish qui va bien et, bien sûr, un bestiaire avec de nouveaux venus bien sadiques ! Les lambents sont de gentils vers luisants, ils émergent de tiges géantes par un saut olympique magnifique, explosent quand ils meurent, se transforment selon les humeurs et se permettent même de prendre le contrôle de toute forme de vie ! D’où les retrouvailles avec quelques anciens ennemis que l’on retrouve ici dans une forme 2.0 Lambent … comme le Berseker Lambent, un boss à l’ancienne vraiment génial qui saute, fonce, et veut même nous empaler avec ses tentacules ! Mamamia, c’est ouf !


Un Brumak … n’est il pas énervé ?

D’ailleurs, on peut voir en ce GeOW 3 un petit retour aux sources du premier opus avec ses boss à l’ancienne justement ! Vous allez en bouffer du Brumak (un gros locuste de la taille d’un petit immeuble), du Corser (maman et fistons) et croyez moi, vous allez en baver ! Les environnements traversés sont toujours aussi jolis, même si un petit manque d’originalité se fait sentir par moment car bon, on en a déjà fait le tour des usines et des ports non ? Les paysages désertiques sentant bon la fin du monde et les endroits désolés déprimants remontent le niveau tout comme le dernier acte et ses couleurs chatoyantes, et en conclusion on ne peut que saluer le travail toujours fabuleux des développeurs qui cherchent à nous en mettre plein la vue tout au long du jeu. Mais tout de même, j’aimais beaucoup les grottes du second moi, tout comme l’anatomie du ver … moins de tôles froissées pour plus de décors naturels ne m’aurait pas fait de mal ! L’ambiance fin du monde se retrouve tout de même fort réussie et l’ambiance « guerre » du second fait place à une ambiance « post-apocalyptique » du plus bel effet ! Une réussite sur ce point !


Un Leviathan Lambent …n’est il pas énervé ?

Petit bémol tout de même, la narration est un cran en dessous du deuxième (qui n’était pas un standard non plus) donc oui, les enjeux sont quasi-inexistants car mal transposés à l’écran, et même si les cinématiques sont magnifiques, on se fout un peu de la mort de l’un et des retrouvailles émouvantes des autres. Puis la multiplication des personnages (et oui, les femmes font leur entrée chez les Gears) n’aide pas non plus, on se disperse un peu avec ce beau monde et ces jolis petits culs ! Le jeu en est plus moins drôle que son prédécesseur, la localisation française ne faisant plus trop mouche. On a donc moins la pèche en traversant les différents niveaux, même si, comme toujours, les fusillades sont épiques ! GeOW 3 propose encore plus d’explosions, des balles traversant tout l’écran, une animation du bestiaire prodigieuse, une IA adverse bien bourrine, quelques décors qui volent et une musique bien orchestrée qui sait très bien nous mettre dans l’ambiance (à ces corps graves !). Bref, de ce côté-là, ce dernier GeOW 3 défouraille dans tous les sens du terme ! C’est limite orgasmique, et encore, on n’avait pas vu le meilleur !


Le mode horde : de la folie pure !

Car oui, GeOW 3 propose un excellent solo, mais GeOW 3, c’est aussi un multi de malade, et je pointe du doigt le fabuleux mode horde 2.0, sorte de survival 2K épique 8.0 totalement fou ! Le mode horde, c’est un concept simple : on doit survivre à des vagues d’ennemis. Dans cet opus, tout se monnaie pour l’achat de barrières, de leurres et de tourelles afin de mieux appréhender la vague assassine ! Mais ces dernières ne se ressemblent plus, la variété est bien plus au rendez-vous grâce à la venue de nombreux nouveaux monstres puis quand vint la vague de la dizaine, dite la vague boss (tout est dit) … mamamia, les monstres voulant nous trucider arrivent avec du Brumak (qui bouge vite, et parfois l’un derrière l’autre), du Berseker (par trois, en famille, c’est plus drôle le barbouillage d’humain) et du Riever (qui aiment titiller les endroits clos). C’est un truc de fou furieux, ça arrive de partout, on évite les balles, les missiles, les attaques au corps à corps des kamikazes … j’ai rarement ressenti une intensité pareille dans un jeu, le tout sur le live avec 4 de ses potes contre le reste de l’univers ! Le mode horde, c’est du pur gameplay au service d’un concept simple et accrocheur : un must tout simplement !


Toujours le mode Horde, en mode survival face à ce Berseker plus qu’énervé !

D’ailleurs, le multi tourne vraiment bien en général, et même si je ne suis pas fan des deathmatch & co dans les Gears, il faut avouer que les paroles de fans ont été écoutées par les petits gars d’Epic ! Les armes sont enfin équilibrées (permettant donc plus de stratégie d’attaque), le lag inexistant et les parties sont vraiment mieux rythmées ! Un nouveau mode apparait d’ailleurs, plutôt original qui plus est ! Imaginez prendre le contrôle des locustes, du petit Ticker jusqu’au gros Berseker en passant par le Boomer, et que le but de l’opération n’est autre que d’éliminer les humains se réfugiant dans un coin de la map … oui, c’est bien de la horde à l’envers, et c’est très fun ! Il n’y a que 12 vagues (?) mais n’empêche, le gameplay s’adapte très bien à ces différents locustes ! Perso, j’adore me faufiler en Ticker jusqu’à l’ennemi et me laisser exploser à côté d’eux ! Sadique !

Note :

Trois bâtons de joie et demi car en définitive, ce GeOW 3 est bien une tuerie et à mes yeux, il n’est autre que le porte étendard du TPS console ! Un solo excellent (même si  malheureusement manquant d’originalité) et jouable en coop à 4, et un multi fun comme tout, avec en guise de cerise sur le gâteau le fabuleux mode horde 2.0 absolument prodigieux (et chronophage, attention !) et quand on pense que chaque map offre un plaisir de jeu différent … mamamia, je vous laisse même pas imaginer la durée de vie infinie du jeu ! A posséder absolument !

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8 réponses à Gears of War 3 (Xbox 360, 2011)

  1. Oli dit :

    Raaah ça a l’air monstrueux, merci pour la review ! Des fois j’y songe, me reprendre une Xbox, pour les GEARS et (surtout) pour ses shoots. Mais bon…j’ai d’autres priorités en tête (Saturn, Dream…). A voir…

  2. slimdods dit :

    Mais de rien ^^. Puis oui, les shoots qui sortent sur xbox au Japon sont tellement légion. J’en ai deux de cave, avec du Mushihime Futari Sama 1.5 et Death Miles (qui est sorti en france !). Les deux sont de vraies pépites ! Sinon, Gears est bien un jeu de malade … et dur qui plus est dans son fabuleux mode horde ! Si tu veux du challenge …

  3. J’ai jamais accroché aux GOW 🙁 Trop bourrins et répétitifs pour moi, trop cloisonés aussi, ou “mal” cloisonés, pas vraiment de mise en scène, enfin rien qui m’ai jamais captivé 🙁 Et puis ces couleurs ternes 🙁 🙁

  4. cherycok dit :

    Bourrin oui, c’est d’ailleur pour ça que c’est bien, mais bourrin dans le sens ou ca pète de partout, si tu fonce tout droit en tirant partout tu n’iras pas bien loin contrairement à ce que pensent certains. Répétitif, je suis pas d’accord là par contre. Pour avoir fait le 1 et le 2 (pas le 3, j’ai vendu ma XBOX), les décors sont quand même variés, certes dans le même ton de couleur (terne comme tu dis, mais c’est voulu), avec des sous terrain, des décors extérieurs en ville, en plaine, en terrain locuste,…
    La mise en scène est monstrueuse, mais c’est cloisonné, il n’y a pas vraiment de liberté, mais c’est normal, c’est un tps à la mode spectaculaire, tout comme uncharted par exemple. Pour un mode ouvert, faut aller voir ailleurs, mais reprocher à ce genre de jeu d’etre cloisonné ou guidé, c’est quand même un peu de la mauvaise fois je trouve…

    • J’ai précisé après que je trouvais que c’était mal cloisonné car au contraire je n’aime pas avoir trop de liberté dans les jeux. Dans uncharted 2, ok, c’est cloisonné mais la mise en scène (qui défonce selon moi celle des GOW qui n’a pas le rendu cinématographique que j’attends de ce genre de jeu) fait partiellement oublier cet aspect. GOW, j’ai fai le 1 presqu’en entier et le 2 à moitier, le 3 je n’avais plus de 360 et de toute façon je ne l’aurais pas fait… je me comprends donc quand je dis que c’est répétitif, on ne fait que se battre contre des vagues d’ennemis dans des décors qui changent un peu les uns des autres, finalement c’est un peu un painkiller ou serious sam mais sans le côté fun. Bien entendu, c’est mon point de vu, c’est totalement subjectif, je ne fais que dire ce que m’inspire la license GOW. En fait en jouant à uncharted 3 j’ai eu l’impression de jouer à un GOW avec une mise en scène et des dialogues droles en plus et quelques enigmes aussi tout de même mais le côté répétitif et innintéressant des combats c’est kifkif 🙁

  5. cherycok dit :

    Comme quoi, moi c’est l’inverse, les uncharted m’ont fait ni chaud ni froid, j’ai testé le 1 et le 2, à peu près 3h chacun chez un pote, et j’ai trouvé ça assez quelconque,voire parfois un poil naze (franchement en plus). Les gears of wars, déjà d’entrée, j’ai adoré l’univers, avec ses gros marines, ses monstres gluants. J’ai tellement aimé que j’ai acheté la BD et que j’attend de recevoir par la poste le jeu de plateau coopératif (par les créateurs du jeu de plateau Doom, déjà excellent.
    Je le trouve cinématographiquement plus réussi, surtout le 2, avec certains effets qu’on aimerait même retrouver au cinéma, comme quand on se met à courir cet effet de caméra qui descend un peu plus au raz du sol avec un mini effet de contre plongée, créé d’ailleurs par Gears of War si je ne m’abuse.

    • ok je vois 🙂 Car moi justement c’est l’aspect space marine / humain diforme que je n’aime pas aussi et je préfère l’aspect indiana jones de Uncharted, voilà pourquoi on n’aime l’un et pas l’autre et vice et versa 🙂
      Par contre, je suis d’accord sur l’effet de la course dans GOW, c’est super bien vu.

  6. cherycok dit :

    Cet effet a été repris dans plein de jeux, donc récemment dans The Elder Scroll 5 : Skyrim, jeu auquel je n’arrive absolument pas à accrocher d’ailleurs 🙁

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