Dead Space 2 (PlayStation 3, 2011)

icone PS3DEAD SPACE 2
Année : 2011
Studio : Visceral Games
Éditeur: Electronic Arts
Genre : Dead Spasmes
Joué et testé sur PlayStation 3
Support : Blu-ray


Lorsque Clarke se réveille, c’est pour se rendre compte qu’il est coincé dans une camisole de force… et embarqué dans une gigantesque station orbitale. En plus des terribles nécromorphes, Isaac Clarke devra cette fois déjouer un dangereux complot du gouvernement… dans lequel une obscure église semble aussi impliquée.

À l’avis, à la mort…

Pondre un contre-avis au sujet de DEAD SPACE 2, titre encensé de toutes parts, peut s’avérer être un exercice périlleux. Et même un brin ennuyeux, si je m’amusais, par exemple, à reprendre tous les points positifs du jeu. Alors je passerai rapidement sur tous les bons points : la réalisation virtuose, l’ambiance sonore à tomber par terre, un mode solo solide et quelques scènes orgasmiques.

Mais après un premier jeu puissant et réussi, on était en droit d’attendre quelque chose de nouveau. Qu’apporte donc DEAD SPACE 2, que son glorieux ainé ne propose pas déjà ? Un mode multi inutile (ras le bol des multi ajoutés systématiquement aux jeux solo),  un système de hacking sympa mais qui n’est intelligemment incorporé au jeu que lors d’une seule scène, la possibilité de ramper dans les conduits (ça ne sert à rien en terme de gameplay) et enfin quelques nécromorphes supplémentaires (seuls les stalkers apportent vraiment quelque chose).


EAaaaaargh !!!!

Pour le reste, rien de neuf sous le soleil irradié. Tout est repris à l’identique… et parfois en moins bien (un comble). Le chemin est toujours tout tracé (on n’hésite même pas une seule fois entre le couloir de droite ou celui de gauche), la difficulté a été revue à la baisse (la stase se remplit automatiquement), l’histoire n’intéresse toujours pas et la sensation de stress et de vide absolu est ici moins présente… la faute au personnage d’Isaac Clarke, tout simplement massacré. Si son mutisme paradoxalement lourd de sens, dans DEAD SPACE premier du nom, faisait peser comme une énorme chape de plomb sur les épaules des joueurs, Isaac Clarke endosse à présent le rôle d’une insupportable pipelette. On aura ainsi droit à toute sorte de dialogues, même les pires : des punch lines hors de propos semblant sortir d’obscurs buddy movies des années 80. D’homme brisé trainant son armure comme une carcasse usée dans le premier DEAD SPACE, Isaac Clarke s’est mué en un énergique et fringuant Terence Hill de l’espace. Le chapeau de cowboy en moins.

Attention, il faut que les choses soient claires : j’adore DEAD SPACE 2, même s’il ne renouvelle pas le moins du monde la franchise phare d’Electronic Arts. Il s’agit d’un très bon jeu, qui prend d’ailleurs tout son sens en mode hardcore (uniquement trois sauvegardes possibles, et absence de checkpoint comme à la belle époque). C’est effectivement en parcourant les couloirs et coursives du mode hardcore que le stress vous prendra enfin aux tripes. Vous en voulez engore ? Eh bien cerise sanglante sur le gâteau, si vous parvenez à boucler ce mode à la difficulté exacerbée, vous débloquerez une arme surpuissante et grotesque : le doigt qui tue ! Et cette fois on se dit qu’il ne manque vraiment plus que le chapeau pour qu’Isaac Clarke se transforme définitivement en Terence Hill.

Note :

Quatre bâtons de joie pour DEAD SPACE 2. Le titre d’Electronic Arts est certes excellent, mais aucunement le chef d’œuvre annoncé un peu partout sur la toile et dans la presse. Cette très bonne suite, qui reprend pas mal de choses à BIOHAZARD 4 d’ailleurs, reste malgré tout dans le haut du panier du genre, sur cette génération de consoles.

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