Vanquish (PlayStation 3, 2010)

icone PS3VANQUISH
Année : 2010
Studio : PlatinumGames
Éditeur: Sega
Genre : TPS anti-coco-op ?
Joué et testé sur PlayStation 3
Support : Blu-ray


Dans un future proche, des terroristes ayant renversé la Fédération de Russie ont pris possession d’une station orbitale, utilisant la puissance du soleil, et capable de raser des villes entières.
Vous êtes Sam Gideon, membre de la D.A.R.P.A. Avec votre armure révolutionnaire, vous êtes envoyé dans l’espace pour venir en aide aux marines. Et accessoirement casser du robot russe.

Les PS3 et autres Xbox 360 peuvent encore surprendre les joueurs. VANQUISH en est la preuve vivante, mêlant furia et maestria. Et, ce n’est pas une surprise, mais quand la current-gen nous surprend, c’est qu’il y a un vieux de la vieille aux manettes. En l’occurrence, ici c’est Mikami Shinji (RESIDENT EVIL) qui s’y colle. Cool.

Le studio PlatinumGames, déjà responsable d’un BAYONETTA bien accueilli par la critique (j’avoue ne pas avoir vraiment accroché), continue sur sa lancée et parvient, avec VANQUISH, à rassembler autant les casual gamers que les joueurs hardcore dans un déluge d’action non-stop…qui ne vous demandera aucune technique dans les premiers niveaux de difficulté (casual, ça c’est pour toi), mais qui mettra vos nerfs à rude épreuve en mode hard et en mode God (qui me résiste encore), ou durant des challenges proposés parallèlement au mode histoire…challenges qui vous feront pleurer du sang. Des réflexes surhumains, une mémoire à toute épreuve pour connaître les patterns sur le bout des doigts et enfin des stratégies bien pensées seront des éléments essentiels à votre réussite.


Ruskoff-koff… dans VANQUISH, fumer nuit gravement à la santé… des autres !

C’est là que réside la grande force de VANQUISH : tout le monde peut s’y retrouver, aucun joueur n’est oublié en chemin. Les plus mauvais prendront un plaisir simple (mais bien réel) à titiller du robot en s’amusant à tirer sur tout ce qui bouge, tandis que les plus perfectionnistes seront obligés (en mode de difficulté élevé) de varier les angles d’attaque, les armes et les techniques. Le gameplay extrêmement riche de VANQUISH prendra alors tout son sens, et les simples esquives et autres pirouettes ne seront donc plus toujours suffisantes. Il vous faudra par conséquent maitriser le slow-motion (un peu comme le bullet time de MATRIX), ainsi que les accélérations démentielles dont votre armure est capable. Accélérer, ralentir les ennemis, garder un œil sur la jauge de votre armure pour éviter qu’elle ne surchauffe, faire des roulades pour esquiver les bombes adverses, changer d’arme à la volée, tenter un headshot, repartir dans une folle accélération pour se mettre à couvert, lancer une séquence en slow-motion pour finir un robot géant, esquiver à nouveau le temps de recharger sa jauge d’énergie, accélérer, flinguer, sauter et activer le slow-motion en même temps pour dézinguer des ennemis dans les airs, retomber sur le sol et rouler pour être sûr de ne pas se prendre un tir hasardeux, courir puis accélérer à nouveau… En gros, live and let die. With style.
Celles et ceux qui se seront donc contentés de plier rapidement le jeu en mode normal pour ne plus y revenir n’auront, quelque part, jamais vraiment joué à VANQUISH.

VANQUISH ne vous laisse donc aucune seconde de répit, et entre directement au panthéon des meilleurs jeux d’action de tous les temps. On pourrait bien évidemment pester contre l’histoire insipide (vous devez botter les fesses d’un vieux terroriste moscovite aux plans peu lisibles – un papi russe ?), les personnages pas franchement attirants ou encore la faible durée de vie du soft, en particulier l’absence de mode online, par exemple en co-op. Mais là encore, ce serait se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Car si la campagne solo se boucle en effet à toute vitesse, les challenges, les modes de difficulté élevés et le scoring synchronisé sur Internet constituent la promesse de nombreuses heures de jeu supplémentaires. Technique et jouissif, VANQUISH dispose d’une replay value infinie.

Note :  case blanche

Cinq bâtons de joie pour un titre d’exception. Alors que certains éditeurs se contentent de recycler leurs jeux jusqu’à plus soif, PlatinumGames parvient une nouvelle fois à se renouveler avec talent. Un soft d’action immanquable, et au risque de m’avancer un peu, je prédis à ce titre un statut de jeu culte dans quelques années. Un futur classique. Le rendez-vous est pris pour 2020.

 

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