Sram (Amstrad CPC, 1986)

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Année : 1986
Studio : ERE Informatique
Éditeur : ERE Informatique
Genre : aventure d’une autre ERE
Joué et testé sur Amstrad CPC
Support : cassette ou diquette


Un monde médiéval un brin désolé. Un menhir et un message obscur. Quel est le but exact de votre mission ? Il va rapidement falloir trouver des réponses à vos questions, car une personne haut placée croupit dans une geôle… en attendant son éventuel sauveur.

ERE Informatique. La seule évocation du nom de cet éditeur évoque, pour les joueurs des années 80, des souvenirs impérissables et une image de marque indélébile. Car les produits édités par ERE Informatique avaient une âme. C’est d’ailleurs, peut-être, ce qui a causé leur perte (ainsi que la disparition des sociétés qui ont suivi ERE : Exxos et Cryo). Sans doute qu’une démarche plus commerciale les aurait sauvés des eaux. Mais on aurait alors perdu cette touche de magie, ce petit rien qui fait tout. Ces jeux comme on n’en fait plus : CRAFTON & XUNK, L’ARCHE DU CAPITAINE BLOOD, EXTASE, DUNE, LOST EDEN… et donc SRAM, jeu d’aventure textuel par lequel presque tout a commencé (je dis «presque», car SRAM n’est pas le premier jeu de l’éditeur).

SRAM connut donc une jolie petite carrière sur Amstrad et fut à l’origine de pas mal d’autres jeux du même genre. Ses images chaudes, son univers médiéval fantastique très plaisant et ses petites (et grosses) énigmes firent irruption chez presque tous les possesseurs d’Amstrad de l’époque. La navigation était très simple (quatre points cardinaux très faciles d’accès), et on savait ainsi toujours où on était situé (c’est ce qui fera défaut à CONSPIRATION).


Énigmes tortueuses et méchants au tapis : le boss démâte

L’histoire en vaut une autre et n’est en réalité qu’un vague prétexte pour chercher divers objets qui nous feront avancer et découvrir de nouveaux paysages (des images fixes, parfois intelligemment mises en relief par des petits sons : la chute d’eau, par exemple). D’ailleurs malgré sa très grande simplicité, l’histoire intrigue rapidement car… on ne la connaît pas ! On apparaît devant un menhir, un étrange message et un objectif très flou. Et on se lance dans l’aventure avec l’envie d’en découdre et de découvrir les tenants et les aboutissants de tout cela.

Et ça fonctionne : SRAM a beaucoup de charme, son histoire donne envie de progresser et sa difficulté n’est finalement pas si élevée (pour un jeu de ce genre). Bien évidemment, un  jeune joueur aura un peu de mal à s’y mettre aujourd’hui. SRAM est en effet un jeu d’aventure textuel, le joueur doit donc taper toutes les actions qu’il souhaite effectuer. Si le “gameplay” a mal vieilli, il faut malgré tout reconnaître que l’on prend plaisir à se replonger dans l’aventure, à chercher des objets dans les écrans fixes, à écrire des ignominies devant la sorcière topless (n’essayez pas de nier, manant, vous aussi vous l’avez fait !), et donc à choisir son improbable chemin. D’ailleurs où irez-vous, au prochain embranchement ? Vous hésitez ? Pour trancher, il reste une solution : am, sram, gram, pic et pic et colégram…

Note :          Nostalgie :

Un style de jeu vénérable mais qui a pris… des rides. Les joueurs de l’époque replongeront malgré tout dans la marmite de potion magique avec d’autant plus de plaisir que SRAM est, à mon sens, l’un des meilleurs jeux d’aventure textuels de l’Amstrad (sa simplicité fait sa force).

mag vintage

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