Makaimura (Famicom, 1986)

icone FamicomMAKAIMURA
Titre alternatif : Ghosts’n Goblins
Année : 1986
Studio : Capcom
Éditeur : Capcom
Genre : le roi dans l’arène
Joué et testé sur Famicom
Support : cartouche


Le roi Arthur s’en va défier Astaroth et ses hordes de démons, afin de délivrer une malheureuse princesse… deux fois !

Je grince toujours un peu des dents, lorsque je vois certains sites ou joueurs placer GHOSTS’N GOBLINS parmi les meilleurs titres de tous les temps. Jeu culte, jeu important, cela va sans dire. Très bon jeu, hum : permettez-moi de laisser échapper un soupir.

GHOSTS’N GOBLINS est pourtant un jeu incroyable pour l’époque : nerveux, doté d’un chara-design excellent, d’une musique inoubliable et de dizaines de petits détails devenus aujourd’hui incontournables, GHOSTS’N GOBLINS a presque tout pour plaire aux amoureux d’arcade et d’action. Et pourtant… Et pourtant le jeu de Capcom souffre d’un écueil de poids : sa difficulté hors du commun ! Ne cherchez pas plus loin : pour moi il s’agit tout simplement de l’un des jeux les plus difficiles de l’histoire des jeux vidéo, et à titre de comparaison le pourtant très ardu SHADOW OF THE BEAST (version Amiga) ressemble à une petite promenade à Disney Land dans le château de la Belle au Bois Dormant. GHOSTS’N GOBLINS est donc bien un jeu de psychopathe : on se fait frôler une fois et on se retrouve tout nu sans armure, on se fait frôler une seconde fois et on décède dans d’atroces souffrances, les ennemis apparaissent de manière psychédélique, il y a un démon super rapide qui vous attaque depuis les airs, le même démon reviendra mais cette fois il sera accompagné par plusieurs clones (punaise comme si un seul ne suffisait pas !), les continus brillent par leur absence dans la version japonaise, le nombre de checkpoints est rachitique, un magicien apparaît parfois pour vous transformer en crapaud sans défense (ne cherchez pas, ça veut dire que vous êtes mort dans les dix secondes), le gameplay est loin d’être irréprochable (oubliez le double saut, ce sera pour plus tard) et si par miracle, je dis bien par miracle, vous parvenez à boucler le jeu… c’est pour apprendre qu’en réalité la princesse n’est pas vraiment là et qu’il vous faut donc tout recommencer une deuxième fois pour pouvoir espérer voir la fin. À ce niveau-là de level design, ce n’est plus de la programmation, c’est du sadisme, une torture pure et simple, l’horreur pixélisée à l’état pur !

Pour ma part, je n’ai jamais réussi à dépasser le troisième niveau. En général, je suis persévérant, comme garçon. Mais le problème de GHOSTS’N GOBLINS tient au fait que sa courbe de progression est bien faiblarde. On n’a ainsi jamais l’impression de s’améliorer, d’une partie sur l’autre… C’est tout simplement frustrant. Alors à quoi bon continuer ?

Si GHOSTS’N GOBLINS fait donc partie de ces rares jeux qui m’ont découragé (et je peux vous assurer qu’ils ne sont pas nombreux), j’aime m’en refaire quelques parties de temps à autres. Juste quelques minutes, le temps de me faire botter les fesses, généralement pour être humilié (parce que je n’aurais pas été capable de dépasser le premier niveau), voire de me faire espérer un exploit improbable en me permettant d’aller jusqu’au troisième chapitre… avant de m’achever sans pitié aucune avec l’un des nombreux pièges injustes que recèle ce jeu de malade mental. La seule solution, pour éventuellement progresser, serait de visionner les quelques vidéos des champions qui circulent sur Youtube, et d’apprendre par cœur les bons réflexes à avoir… au bon moment (c’est-à-dire au quart de seconde près).

Se replonger dans une partie de GHOSTS’N GOBLINS, aujourd’hui, tendrait donc à prouver que l’on aime se faire fouetter violemment par un barbu musclé vêtu d’une armure cloutée. Oui Arthur, je te SM moi non plus.

Note :           Nostalgie :

Jeu mythique, mais tellement dur qu’il en devient frustrant. Si vous avez envie d’y jouer sans risquer votre santé mentale toutes les dix secondes, je vous conseille à la rigueur les suites/adaptations sur consoles 16 bits. GHOSTS’N GOBLINS, sur la petite console Nintendo, demeure malgré tout une cartouche à posséder absolument : tout gamer qui se respecte doit un jour connaître ses limites !

Ci-dessous : une vidéo incroyable, à étudier si vous souhaitez progresser (personnellement je me suis fixé comme objectif d’atteindre la fin du niveau 4 cette année !).

mag vintage

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Une réponse à Makaimura (Famicom, 1986)

  1. Guillaume M. dit :

    pfiou impressionnant le type sur la vidéo!

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