Dune (PC, 1992)

icone ordinateur pcDUNE
Année : 1992
Studio : Cryo Interactive
Éditeur : Virgin Interactive
Genre : Spice Opera
Joué sur Amiga 500 et PC, testé sur PC
Support : CD-ROM


Vous êtes Paul Atréides, et venez de débarquer sur la planète désertique Arrakis, aussi connue sous le nom de Dune. Votre père, le Duc Leto Atréides, vous confie la mission de rallier les habitants d’Arrakis à votre cause afin de vous aider à extraire l’épice. Riche en épice, la matière la plus recherchée de l’univers, Arrakis n’en demeure pas moins dangereuse et fatale. Il vous faudra en déjouer les nombreux pièges (dont ses vers géants), mais aussi faire face aux traitrises perpétrées par les Harkonnen, vos ennemis héréditaires déjà présents sur place.

Quelle stratégie allez-vous adopter ? Entrainer les Fremen dans l’art de la guerre ? Les spécialiser dans l’extraction d’épice ? Ou bien… mettre en place des troupes écologiques et tenter de faire pousser de l’herbe… au beau milieu du sable ?

DUNE est le deuxième jeu né sous le label Cryo, studio mythique qui prit la suite des non moins mythiques ERE et Exxos. Deuxième jeu, donc, après le déroutant EXTASE. Avec DUNE, les petits génies de Cryo continuent donc sur la même voie, et rivalisent une nouvelle fois de maestria technique (mon dieu ces musiques !) et de créativité galopante pour nous proposer un jeu original figurant, aujourd’hui encore, parmi les titres les plus plébiscités de l’histoire des jeux vidéo.

DUNE est donc l’adaptation du roman fleuve de Frank Herbert, à la sauce David Lynch puisque sur PC on a droit à Virginia Madsen lors de l’ouverture, ainsi qu’au visage de Kyle MacLachlan (sur toutes les versions, cette fois). Les clins d’œil au film sont donc bien présents. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, le jeu se révèle aussi passionnant que le matériau original. On se retrouve littéralement immergé dans l’histoire, et il n’est pas rare de rester scotché sur DUNE plusieurs heures d’affilée sans que l’on s’en rende compte. Les raisons ?
Dune, le jeu propose un gameplay extrêmement varié, mélangeant l’aventure, l’exploration et la stratégie.
De deux, les musiques (sublimes, signées Stéphane Picq) et les graphismes extraordinaires et envoutants vont transportent littéralement dans une autre dimension.

DUNE se présente ainsi : vous êtes Paul Atréides, et devez organiser les troupes Fremen vivant sur Arrakis afin d’en extraire l’épice, la matière la plus prisée de l’univers. Pour cela, vous devrez tout d’abord vous mettre les Fremen dans la poche : discuter avec eux, dénicher leurs habitations cachées dans le désert. DUNE se présente alors comme un jeu d’aventure doublé d’exploration. Mais rapidement, DUNE va vous proposer de diriger les troupes Fremen ralliées à votre cause. Vous pourrez les équiper, leur donner des ordres et leur assigner plusieurs tâches différentes : l’extraction d’épice (vitale, car il faut en envoyer régulièrement à l’Empereur Shaddam IV), la guerre (dont l’espionnage) et… l’écologie. Vous apprendrez en effet qu’une technologie secrète permet, grâce à des pièges à vent, d’exploiter une eau très rare et ainsi de faire pousser de l’herbe sur cette planète de sable. Il vous faudra alors trouver le bon équilibre entre ces trois spécialités. Si vous n’avez pas assez d’épice, l’Empereur mettra fin à votre mission (et à vos jours ?). Si vous n’avez pas d’armée, les Harkonnen ne cesseront de vous harceler militairement. L’écologie, enfin, a un impact direct sur le moral de vos troupes. Sachez également qu’en recouvrant certains territoires de verdure vous les appauvrirez en épice, ce qui pourrait fort bien affaiblir les citadelles Harkonnen situées non loin des lieux.

DUNE, sous ses couverts de jeu d’aventure lent et hypnotique, propose en réalité ni plus ni moins que les prémices du RTS moderne (jeu de stratégie en temps réel). Le premier vrai RTS moderne sortira d’ailleurs l’année suivante et s’appellera… DUNE II : un jeu culte et d’une importance rare.

Malgré le soleil qui frappe si fort sur Arrakis, DUNE n’a donc pas pris une ride. Son mélange d’aventure, de gestion économique et de stratégie accouche d’un équilibre rarement atteint dans un jeu. Sa lenteur n’est même pas un inconvénient, puisque cette distorsion du temps a un effet quasi hypnotique sur le joueur. On se croit alors vraiment sur Arrakis, et on se prend donc davantage à rêver qu’à piquer du nez (ça tombe bien car le Dormeur doit se réveiller). Relativement simple mais passionnant, techniquement renversant et enchanteur, DUNE est tout simplement un monument de l’histoire des jeux vidéo. Il s’en dégage en effet une magie que l’on ne retrouve plus (ou si peu) dans les grosses productions vidéoludiques modernes.

Note :   Nostalgie :  

Récompense suprême “Jeux Vidéo et des Bas”, et pluie de bâtons de joie pour ce chef d’œuvre intemporel. Car DUNE est un jeu incroyable, qui mélange les genres et introduit quelques notions que reprendra DUNE II, le premier RTS moderne. Immanquable et toujours jouable et envoutant vingt ans après sa sortie : je m’amuse ainsi à le terminer tous les cinq ou six ans… et replonge à chaque fois dans l’aventure sans jamais compter les heures. Concernant les différentes versions disponibles, préférez celle existant sur PC CD, bien meilleure que la version Amiga (pourtant déjà très bonne), car beaucoup plus riche en animations, graphismes et sons (les doubleurs sont fantastiques). Je n’ai jamais testé la version Mega-CD, mais il semblerait que le jeu sur PC lui soit sensiblement supérieur.


Vous trouverez ci-dessous la vidéo de l’intro, sur PC :

mag vintage

Amiga-Workbench2

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4 réponses à Dune (PC, 1992)

  1. Cherycok dit :

    Je confirme que dune est une putain de tuerie. Meme si je lui prefere dune 2 car il a lancé mon amour pour les rts, ce premier volet ma marqué pour les memes raisons cités par Oli. Un chef oeuvre videoludique, tout simplement, au meme titre que little big adventure qui lui aussi est un de mes coups de coeur des annees 80.

  2. masterdje dit :

    Pour mémoire, la version Méga-CD disposait des scenes de vol en orny en 3d précalculée… c’était beau… j’aurai venu ma soeur pour avoir un mega-CD, tiens…
    Et autre chose, Philippe Picq a distribué une version réochestrée des musiques : “exxos spice orchestra” et c’est jamais sorti de mon iPod …

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