Tennis (Famicom, 1984)

icone FamicomTENNIS
Année : 1984
Studio : Nintendo R&D1
Éditeur : Nintendo
Genre : le fond du fond… du court ?
Joué et testé sur Famicom
Support : cartouche


En simple ou en double, avec (et pas contre) un ami ou face à l’un des cinq adversaires gérés par la machine, frottez-vous au gameplay millénaire de TENNIS sur Famicom. La partie n’est pas gagnée d’avance…

Il fut une époque où Nintendo ne se creusait pas trop la tête pour le titre de ses jeux. L’idée était d’être clair et simple, de frapper directement au visage de l’acheteur potentiel peu habitué aux jeux vidéo, et donc de le mettre K.O… un peu comme si vous preniez un service de Boris Becker en plein visage (car je vous rappelle qu’on est ici en 1984, date à laquelle a aussi débuté Boris Becker en professionnel !). Durant ces années, il n’était donc pas surprenant de voir débarquer des jeux intitulés SOCCER, BASEBALL, GOLF et bien évidemment… TENNIS !

TENNIS sort donc en 1984 sur une Famicom encore très jeune. On passera donc rapidement sur le côté technique de la chose : c’est pas très joli – mais coloré, les animations sont réduites à leur stricte minimum et les sons se révèlent émouvants tellement ils semblent sortir d’une époque oubliée (le bruit des petits pas sur le court est mythique).

Sur le fond (de court), TENNIS est assez surprenant : on aurait pu croire que les développeurs allaient pondre un truc simpliste uniquement axé arcade… alors qu’en réalité on est ici quasiment en face d’une simulation ! Je m’explique : bien évidemment que TENNIS est un jeu d’arcade, avec deux boutons (dont un pour le lob), cinq matchs possibles dans cinq niveaux différents pour autant de vitesses de balle. Oui TENNIS est résolument simpliste. Mais… car il y a un mais : alors qu’on s’attend à mettre systématiquement la balle dans le court, on s’aperçoit rapidement qu’on peut mettre des coups cinq mètres dehors ! Le jeu est donc extrêmement pointilleux. Par exemple, il vous faudra faire attention à la position du corps de votre joueur avant de frapper la balle… et oui on se croirait presque dans TOP SPIN ! Bon plus sérieusement, c’est quand même assez injouable : notre joueur percute souvent la balle (oui, oui, avec son corps donc point perdu), on a la désagréable impression de glisser et non pas de courir sur le court ce qui rend la prise en main extrêmement difficile, et parfois (souvent ?) la balle part dans des directions obscures on se demande alors pourquoi.

Petit détail amusant : à vitesse réduite, notre joueur va plus vite que la balle ! On se retrouve alors face à des situations ubuesques, avec par exemple un joueur qui rate sa volée, mais qui a le temps de revenir en arrière jusqu’au fond du court (oui, il double la balle sans difficulté aucune) et de frapper à nouveau. Mais après tout pourquoi pas, le tennis à une époque nous réservait bien aussi des situations plus qu’improbables : remember “THE” match entre Michael Chang et Ivan Lendl à Roland-Garros en 1989…

Note :             Nostalgie :

Un jeu étrange, que ce TENNIS. Il porte sur ses frêles épaules le douloureux poids des ans, certes, et il est difficile de s’y mettre sérieusement aujourd’hui. Car oui, pour vaincre il faudra faire preuve de persévérance, tant TENNIS mixe l’arcade simpliste (voire ridicule) avec un gameplay super exigeant (position du corps, timing) qui s’accorde très mal d’une maniabilité douteuse. Il se dégage malgré tout de ce soft antique un vrai souffle de nostalgie : pixels énormes, bruitages d’un autre âge. Moi ça me donne la banane.
PS : il me semble avoir reconnu un célèbre plombier dans le rôle de l’arbitre de chaise (ce qui ne serait pas surprenant puisque Mario était déjà apparu dans DONKEY KONG en 1981 ou encore dans son propre jeu MARIO BROS en 1983).

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