Fighting Illusion: K-1 Grand Prix ’98 (PlayStation, 1998)

icone playstationFIGHTING ILLUSION: K-1 GRAND PRIX’98
Année : 1998
Studio : Daft
Éditeur : Xing  Entertainment
Genre : all roads lead to Dome
Joué et testé sur PlayStation
Support : CD-ROM


Retrouvez seize combattants officiels pratiquant le K-1, dans cette adaptation musclée d’un sport controversé. Ménagez vos efforts et frappez au moment opportun : la gloire est au bout du chemin… sur le ring du Tokyo Dome.

S’il y a bien quelque chose qui me désespère, par les temps qui courent, c’est bien l’absence de simulation de K-1 sur consoles de nouvelle génération. Si le noble art est bien représenté (FIGHT NIGHT ROUND 4) et si le MMA a su faire parler la poudre, le K-1 est bel et bien le grand oublié des sports de combat sur PS3 et Xbox360. Une injustice ? Oui et non, tant le K1 est en perte de vitesse depuis quelques années : deux ou trois compétiteurs trop au dessus du lot (Badr Hari, Overeem), le géant Schilt et son allonge gigantesque qui ruine un peu le spectacle, les retraites de Masato (en catégorie K-1 Max) et de Hoost, des fins de carrière plutôt tristes pour Le Banner et ponctuées de quelques coups d’éclats pour Peter Aerts, tout cela fait que l’on s’ennuie trop souvent lors des tournois (parfois même lors du tournoi final).  Allez, Alistair Over rime avec Game Over : rendez-moi mon K-1 d’antan ! Pour cela il faut se replonger près de 10 ans en arrière, sur PS1 ou PS2. L’âge d’or du K-1, en quelque sorte. Plusieurs jeux sont sortis, dont certains uniquement au Japon (au rythme d’au moins un par an !). Aucun n’a marqué l’histoire, et la plupart du temps les titres ont été éreintés par la critique. Mais peu importe : les fans de K-1 s’amuseront malgré tout, croyez-moi.

FIGHTING ILLUSION K-1 GP 98 fait clairement partie du ventre mou (non, pas celui de Jérôme Le Banner) des jeux de K-1 produits par Xing (le grand spécialiste du genre). Les graphismes ne sont pas géniaux, les animations perfectibles et l’ambiance traine des pieds. Du côté des modes de jeu, c’est pas non plus la panacée : mode tournoi classique, mode à élimination directe (avec continus infinis), match rapide seul ou contre un ami (notons malgré tout la présence d’une sorte de mode carrière). En cas de victoire finale lors du K1-KINGS vous aurez la chance de visionner une courte vidéo mettant en scène le combattant que vous aurez choisi (sympa).

Le jeu se prend facilement en main, aussi ne soyez pas surpris de mettre vos adversaires K.O. dès vos premiers matchs (même en difficulté normale). Chaque lutteur dispose de quelques coups perso (du genre droite-droite-droite-carré / demi-arc de cercle vers la droite ou la gauche plus une touche de frappe, etc.) et vous pouvez toujours straffer (le jeu étant en 3D) autour de votre adversaire, ou même foncer sur lui ou reculer rapidement  (deux fois droite ou deux fois gauche). Le gameplay semble donc similaire aux jeux précédents. Oui et non. Non car sur le fond tout cela est finalement beaucoup plus jouable (on sort les combos que l’on souhaite vraiment faire), tous les boutons sont utilisés (deux pour les coups de pied, deux pour les coups de poing) et les combats ressemblent enfin à quelque chose. On retrouve d’ailleurs un peu l’atmosphère du K-1 : les personnages ne sont pas hyper rapides, les coups sont parfois un peu lourds… ce qui est assez logique quand on connaît la morphologie des combattants de ce sport (ne vous attendez pas à trouver quelqu’un dans le style d’Oscar De La Hoya ou Manny Pacquiao).


Peter: the Living Legend of « Martial Earts »

D’autres détails font bien plaisir : il est toujours possible de mettre son adversaire K.O. sur un coup (un match n’est jamais perdu), et les points de vie sont dissociés de l’énergie (plus ou moins nécessaire pour bien frapper et encaisser). Bref les combats sont de vrais combats durant lesquels on peut peaufiner une ébauche de stratégie, tenter un coup pour s’en sortir par miracle, toujours garder en tête l’état de notre vie et de notre énergie, esquiver (c’est possible mais un peu dur), voire tenter de gagner du temps en fuyant (en straffant). Pour l’époque, K-1 GP 98 remplit donc bien son rôle : celui d’une simulation de sport, sans super pouvoirs, de sauts improbables ou d’accélérations de la mort-qui-tue. De ce fait, si on peut bien évidemment le comparer techniquement à d’autres jeux de la même époque comme TOBAL, TEKKEN ou BUSHIDO BLADE (qui sont bien mieux réalisés) on ne peut pas, sur le fond, faire un véritable parallèle entre tous ces titres : ils sont complètement différents et ne s’adressent pas au même public.

Les fans de K-1 pourraient donc fort bien s’amuser un peu, sur FIGHTING ILLUSION K-1 GP 98. Sur le fond c’est en effet loin d’être un mauvais jeu… même si de meilleurs titres sortiront par la suite sur le même sujet, rendant de ce fait les anciennes versions assez obsolètes. FIGHTING ILLUSION K-1 GP 98 restera quand même dans les mémoires comme étant, à mon sens, le premier bon petit jeu de K-1 sur PS1.

Note :       Nostalgie :

Aujourd’hui, FIGHTING ILLUSION K-1 GP 98 ne vaut plus grand-chose, et à moins d’être fan absolu de K-1, je vous vois mal tenir plus de 10 minutes dessus. Les amateurs seront malgré tout heureux de retrouver quelques personnages mythiques de la discipline (à part Le Banner) dans ce qui constitue, pour moi, le premier bon jeu de K-1 de l’histoire vidéoludique (tout du moins sur PS1, car je préfère préciser que je n’ai jamais touché aux moutures Sega Saturn).

L’intro du jeu :

Une séquence de gameplay (un round, IA vs IA, Aerts contre Hoost) :


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