JuJu Densetsu (Megadrive, 1991)

icone megadrive japJUJU DENSETSU
Titre alternatif : Toki: Going Ape Spit
Année : 1991 (1992 au Japon)
Studio : TAD Corporation
Éditeur : Sega
Genre : restituer la bonne au beau
Joué sur Arcade, Amiga et Megadrive, testé sur Megadrive
Support : cartouche


Un maléfique savant, le Docteur Stark, débarque en pleine préhistoire et tombe sous le charme de la belle Miho, une indigène qui porte des mini-jupes en peaux de bêtes. Tandis qu’il enlève la jeune femme, Stark punit également son amant, un valeureux guerrier prénommé JuJu, en le transformant en vulgaire primate. Un peu lourd et pataud, le primate en question va néanmoins se lancer à la recherche de Miho. Ne disposant d’aucune arme, il devra lutter en crachant violemment sur les nombreux monstres qui vont lui barrer la route.

TOKI est un jeu qui a marqué son époque sur bornes d’arcade. Le titre connut alors, bien évidemment, les joies des portages sur des supports divers et variés : Amiga, Famicom ou encore Megadrive. La meilleure version (en dehors de l’arcade) est sans doute celle pondue sur Amiga : extrêmement colorée, elle rend parfaitement hommage au matériau original. De plus le level design est identique. C’est aussi le cas du portage sur la petite Famicom… mais les sprites y sont minuscules, ce qui change le gameplay en l’accélérant. Un peu regrettable puisque TOKI est, à la base, un jeu avec un gros singe un peu pataud sur les bords. Heureusement, on retrouve la lourdeur du personnage dans la version Megadrive, par contre les niveaux ont été chamboulés. Heureusement, on a droit à la plupart d’entre eux : le niveau dans la neige avec l’inertie monstrueuse (quasiment du jamais vu à ce point-là), le chapitre sous l’eau en ape-née, le passage dans les cavernes de feu, le voyage en wagonnet (aiguisez vos réflexes)… Malgré tout et comme je l’ai déjà précisé, beaucoup de choses ont été modifiées, et on a d’ailleurs droit à neuf niveaux (contre six sur arcade).

Avec ce nouveau level design, les joueurs qui ont déjà retourné TOKI sur les autres versions prendront du plaisir à découvrir les pièges originaux de ce quasi spin-off (qui comporte néanmoins les mêmes ennemis, quelques passages identiques et des boss similaires). Au niveau des regrets, difficile de passer sous silence les boss de mid-level qui sont passés à la trappe, le thème musical unique qui tourne en boucle (à une ou deux exceptions près) et d’autres petits détails croustillants qui manquent à l’appel. Par exemple, notre singe ne revêt plus son casque quand il est invincible, et de la même manière il ne porte pas de masque lorsqu’il fait de la plongée ; ça ne change rien au gameplay mais c’est… graphiquement regrettable.


La playmate des singes…

Sur le fond, c’est du TOKI pur et dur (en fait non, pas si dur car tout est paramétrable : vies, continus, nombre de points nécessaires pour obtenir une vie…). Vous dirigez ainsi un gros singe qui se déplace lentement et dont les sauts ne sont pas modulables suivant la pression que vous effectuerez sur le bouton. Vous pouvez tuer vos ennemis en leur sautant dessus ou plus sûrement en tirant dans toutes les directions des rafales de boulettes avec votre salive (si, si c’est vrai, promis, juré, craché). Boulettes qui évolueront suivant les bonus que vous ramasserez (triple boulette, grosse boulette, tir qui rebondit, jet de flamme, tir tourbillonnant). Pour le reste c’est de la plate-forme simple mais très efficace, à l’ancienne comme on aime. Certains sauts se jouent au millimètre, des plates-formes bougent, d’autres disparaissent sous vos pieds (euh non… vos pattes), de nombreux bonus sont disséminés un peu partout pour que votre singe reprenne du poil de la bête, vous pouvez speeder quasiment comme Sonic sur la glace dans le niveau enneigé, il vous faudra parfois trouver votre chemin en brisant des pierres et en déjouant des level designs un brin plus tortueux que sur arcade (comme ce niveau se déroulant dans une sorte de gelée, vous permettant de vous enfoncer dedans), et bien évidemment vous défaire de big boss trop collants (mais aux patterns pas franchement très intéressants).

Moins beau et clinquant que les autres versions de ce hit de l’arcade, JUJU DENSETSU sur Megadrive est un peu resté dans l’ombre de ses illustres ainés… la faute à des couleurs assez ternes et à un niveau de détails très éloigné de l’arcade et de l’Amiga. Quelques effets sont malgré tout sympas (scrollings différentiels verticaux dans le deuxième chapitre). Cette version Megadrive est donc un TOKI un peu à part. Elle se situe entre le portage plus ou moins infidèle et le remixage total. On ne s’en plaindra pas, surtout que le jeu se révèle super jouable, extrêmement fun et restitue parfaitement le gameplay du titre original. Un très bon jeu de plates-formes, à l’ancienne comme on n’en fait plus (souvent). Un jeu de singes qui donne la banane ! Alors si tu n’as pas encore compris je le répète : joue joue à Densetsu !

Note :      Nostalgie :

Avec son personnage gros, lent et assez lourd, TOKI est un peu l’antithèse d’un SUPER MARIO BROS pour le jeu de plates-formes. Mais comme bien évidemment tout a été prévu en conséquences (vitesse des monstres, emplacement des pièges…), le jeu se révèle parfaitement jouable et apporte une certaine originalité au genre. La version Megadrive est très différente de la version arcade dans son level design. On pourrait crier au crime de lèse majesté mais on s’abstiendra… car si on perd incontestablement pas mal de bonnes choses, on en gagne d’autres assez originales. JUJU DENSETSU, même sur Megadrive, est donc un jeu de plates-formes unique et qui demeure, aujourd’hui encore, toujours aussi fun.
PS : en mode easy, le jeu n’a pas de 9ème niveau et la fin n’apparait pas. N’hésitez pas à jouer au moins en normal, ce n’est pas très dur…

mag vintage

Ce contenu a été publié dans OLD-GEN, Test, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *