Rick Dangerous (Amstrad CPC, 1989)

icone Amstrad_CPC464RICK DANGEROUS
Année : 1989
Studio : Core Design
Éditeur : Firebird
Genre : Indiana Jones 1.5
Joué et testé sur Amstrad CPC 6128
Support : cassette ou disquette


En route pour l’Amazonie, l’avion de Rick Dangerous s’écrase sur un temple abandonné. Seul survivant, Rick devra surmonter les dangers du lieu. Dans sa folle lutte pour survire il découvrira des indices qui le mèneront ensuite dans une pyramide égyptienne pas si abandonnée que cela, un château fort occupé par des nazis et une base militaire dans laquelle il achèvera son aventure en découvrant un terrible complot.

Surtout connu pour son aventurière en mini short et aux gros… flingues Lara Croft, Core Design n’en était pas à son premier clonage d’Indiana Jones, puisqu’un de leur premier jeu est Rick Dangerous, un aventurier explorateur affublé d’un chapeau. Sorti en 1989, Rick Dangerous est un jeu de plateforme à la difficulté assez hallucinante et ce, dès le début. Alors que Rick fait ses premiers pas sous les commandes du joystick il déclenche un piège et une énorme pierre menace de l’écraser. Si ce piège ne fait que surligner la filiation évidente avec Indy (la séquence d’ouverture du premier film), c’est surtout un message adressé au joueur : tu devras avoir le timing exact, et connaître le jeu par cœur pour espérer avancer. Car très clairement, pour finir Rick Dangerous, il n’y a que cette méthode. Ne comptez pas sur vos réflexes ou votre chance. Cela pourra éventuellement faire illusion sur une séquence ou deux, mais de manière générale pour aller de l’avant il faut tout connaître par cœur à la milliseconde près : le déplacement des ennemis, les séquences des pièges, les endroits où faire les sauts, et bien sur enchainer tout cela sans temps mort. Surtout que bien entendu, notre pauvre héros n’a que très peu de vies disponibles et un stock de munition plutôt léger. À peine le minimum pour survire dans cet enfer continu de pièges vicieux et mortels. Et malgré cette difficulté pas du tout casual gamer (mais à l’époque qui se souciait du casual gaming), Rick Dangerous est un jeu infiniment attachant.

Graphiquement potable, avec un level design cohérent et bien pensé ainsi que des commandes qui répondent parfaitement à la moindre sollicitation du joystick, le soft de Core Design peut être une drogue dure et pousser le joueur dans l’enfer des nuits blanches avec un syndrome de “je réessaie une dernière fois“–ite aigüe n’engendrant bizarrement que peu de frustration. Car devant cette difficulté quelques fois abominable, le joueur se contente joyeusement de la moindre réussite. Maitriser un niveau est un exploit et on est plutôt content, voire fier, de pouvoir l’enchainer sans mourir, sans accroc. Mais quand même, peu d’entre nous peuvent, je pense, se vanter d’avoir fini un jour ce jeu de plates-formes depuis passé à la postérité.

Note :       Nostalgie :

Parfaitement dans le ton de son époque, quand la difficulté était de mise, Rick Dangerous mérite son statut de jeu culte. Difficile mais attachant, cet Indy-like proposait de très nombreuses heures de jeu et un challenge véritable. Du tout bon.

Du gameplay aventurier :

mag vintage

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3 réponses à Rick Dangerous (Amstrad CPC, 1989)

  1. Oli dit :

    Welcome sur le blog yume. N’hésite pas à m’envoyer d’autres tests de temps à autres ! Concernant RICK DANGEROUS, j’aurais mis la même note que toi. Un jeu culte. Je viens d’ailleurs de le récupérer sur émulateur, je vais m’en refaire quelques parties d’ici peu. Je me souviens même plus si je l’ai un jour terminé…

  2. Rétrogaming dit :

    Que de souvenirs, j’y ai passé des heures et j’en ai chié pour finalement ne pas arriver au bout… Je le possède encore une version disquette originale qui fonctionne heureusement encore sous DOS.

  3. David dit :

    Dans mon entourage, ils étaient beaucoup à l’avoir fini, mais c’est vrai que c’était très très dur…. On en redemandait beaucoup! Un vrai plaisir d’y retourner…. Est ce que l’on le referait aujourd’hui? Une bonne question! En tout cas, un jeu mythique….

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