Nekketsu kôha Kunio kun (Famicom, 1987)

icone FamicomNEKKETSU KÔHA KUNIO KUN
Titre alternatif : Renegade
Année : 1987
Studio : Technos Japan
Éditeur : Technos Japan
Genre : le dernier de la classe… en a
Joué et testé sur Famicom
Support : cartouche


Le meilleur pote de Kunio kun, Hiroshi, est souvent pris en grippe par les étudiants du lycée Nekketsu. Mais cette fois, les mauvais élèves auraient mieux fait de revoir leurs copies, car ils sont allés trop loin : Sabu, un obscur yakuza a en effet kidnappé Hiroshi. Kunio va piquer une colère noire et poursuivre les bad boys dans le métro, sur les quais ou encore jusque dans le quartier des plaisirs. Shinji, le leader des motards, Misuzu, la grosse patronne des gangs de prostituées, et finalement Sabu… n’ont pas fini de mordre la poussière.

NEKKETSU KÔHA KUNIO KUN (on va raccourcir en KUNIO KUN histoire de s’économiser un peu de souffle) est à l’origine une borne d’arcade de Technos, sortie en 1986, soit un an avant le mètre-étalon italien du genre, DOUBLE DRAGON (toujours développé par Technos, gloire à eux). On l’oublie donc souvent, mais DOUBLE DRAGON doit beaucoup à KUNIO KUN, et s’il surpasse légèrement ce dernier, KUNIO KUN n’en demeure pas moins une référence hélas tombée quelque peu dans l’oubli chez nous. Et pourtant quasiment tous les joueurs français des années 80 connaissent NEKKETSU KÔHA KUNIO KUN, pour y avoir joué sur Amstrad dans une version remaniée pour l’Occident, et intitulée RENEGADE – la version NES de RENEGADE étant heureusement, pour sa part, beaucoup plus fidèle au jeu original.

Si l’adaptation sur Amstrad est franchement bonne pour l’époque, le portage sur Famicom est plus fidèle à la borne d’arcade. La prise en main est également plus instinctive, les coups un peu plus nombreux et l’ensemble beaucoup plus nerveux. Bref, y’a pas photo comme on dit dans le jargon, et je ne vois guère que DOUBLE DRAGON 2 pour lui voler le titre de meilleur beat’em all sur Famicom.

KUNIO KUN est en effet ahurissant de dynamisme pour un jeu aussi ancien. Dès les premières secondes on se retrouve plongé en pleine guerre entre bad boys des lycées, et les coups pleuvent comme jamais : coup de poing, coup de pied quand vous tournez le dos à un adversaire (beaucoup moins important que sur Amstrad), prise au corps avec coups de genou et/ou projection (technique vitale ; vous pouvez projeter vos ennemis les uns sur les autres), achèvement au sol avec frappes au visage, coup de pied sauté (in-dis-pensable, il faut appuyer sur A et B en même temps et c’est d’ailleurs un brin usant pour les doigts) et également deux coups spéciaux (en appuyant deux fois rapidement vers un ennemi et A ou B) assez dévastateurs mais pas si évidents à maîtriser (super coup de poing en pleine course ou énorme coup de pied volant). Bref, notre grande gueule de Kunio n’est pas une femmelette et pourtant il a bel et bien la lycée-haine !

Les combats (presque toujours en infériorité numérique) vous demanderont de faire preuve d’un brin de stratégie (le décor est important, des chutes dans le vide sont toujours envisageables) et de technique face aux mauvais élèves les plus coriaces (le dernier niveau, qui enchaine les boss – et les bosses, est quand même assez dur). Pour varier les plaisirs, on a même droit à des combats face à des motards et à une course-poursuite en moto durant laquelle il conviendra de faire chuter les cancres, là. Tout simplement génial !

Les mauvaises langues pourront toujours critiquer l’absence de jeu à deux en simultanée ainsi que la durée très courte du soft puisqu’il faut moins de 10 minutes pour le boucler une fois que vous maîtrisez bien les choses… mais c’était souvent le cas à l’époque, et masteriser KUNIO KUN jusque dans ses moindres détails demande quand même un brin d’entraînement. De plus, le dernier niveau propose différents chemins possibles (il vous faudra ainsi souvent choisir entre un bâtiment et un autre, ou entre une porte parmi trois proposées), et quelques petites subtilités sont également présentes (force décuplée, vie supplémentaire) mais je vous laisse les découvrir. À vous, donc, de redoubler -pas de classe comme Kunio kun, mais d’efforts, afin de faire mordre la poussière aux gangs qui gangrénaient déjà les banlieues à la fin des années 80.

Note :     Nostalgie :

NEKKETSU KÔHA KUNIO KUN est un jeu mythique car il est le premier d’une très longue série à mettre en scène le mauvais garçon au grand cœur, Kunio (suivront en effet tout un tas de jeux, du dodgeball en passant par l’action, le RPG ou le football). De plus, le titre en question n’a pas si mal vieilli : il demeure aussi jouable, fun et rythmé qu’en 1987. Le jeu est en effet extrêmement rapide, et sa prise en main d’une simplicité (malgré les nombreux coups possibles) et d’une efficacité rares pour l’époque. Un must aux petites musiques inoubliables et aux graphismes bien colorés à défaut d’être irréprochables. Un grand jeu, quasiment au niveau du non moins mythique DOUBLE DRAGON 2 (dans lequel on peut néanmoins utiliser des armes). À noter également une bonne version dispo sur Master System.

Une vidéo (mais c’est bien évidemment émulé avec des graphismes ultra lissés) :

mag vintage

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