Shadow of the Beast (Amstrad CPC, 1990)

icone Amstrad_CPC464SHADOW OF THE BEAST
Année : 1990
Studio : Gremlin Interactive
Éditeur : Gremlin Interactive
Genre : shadow of the 8 bits
Joué et testé sur Amstrad CPC
Support : cassette ou disquette


Transformé en bête atroce par un magicien maléfique, vous allez vous frayer un passage au milieu de hordes sanguinaires dans des plaines lumineuses, des grottes obscures ou encore des châteaux piégés. Et finalement, si le cœur vous en dit, vous récupérerez celui de votre ennemi maudit. 

J’écris ces quelques lignes en décembre 2011, et me rends compte qu’il conviendra de prendre, très bientôt, des bonnes résolutions pour l’année 2012 (racheter un Amstrad CPC, brûler une GX4000, arrêter de lire les tests de Gameblog, ne plus dire de mal de l’Atari ST…). Et en parlant de résolutions, on peut se poser une question : quelle est la meilleure pour les jeux Amstrad CPC ? 160×200 en seize couleurs, ou bien 320×200 en quatre couleurs ? Les développeurs ont souvent fait le premier choix (couleurs qui pètent bien, mais souvent au sacrifice de tout scrolling) et pourtant avec une meilleure résolution l’Amstrad était aussi capable de belles petites prouesses. Il suffit, pour s’en convaincre, de jeter un coup d’œil à SHADOW OF THE BEAST sur cette machine. Le soft mythique de Psygnosis est sorti en toute fin de vie de l’Amstrad, c’est vrai, mais il demeure tout de même assez surprenant pour la bécane, avec notamment un petit scrolling différentiel du plus bel effet (la petite barrière au premier plan, dans le niveau de la plaine), que même la version PC Engine du même jeu avait abandonné !

Le jeu est donc bien fluide, et graphiquement très fin (regardez le design des boss). De plus les niveaux correspondent à la mouture Amiga et les musiques reprennent les mêmes mélodies (mais ça pique les oreilles, c’est de l’Amstrad je vous le rappelle). En bref, le jeu demeure un must-have pour les aficionados des ordinateurs de monsieur Alan Sugar… Pourtant et même si je ne veux pas en casser sur son dos, difficile de ne pas dire un peu de mal de ce soft  qui, bien que tirant le maximum de l’Amstrad en 1990, se retrouvait déjà débordé par l’ère 16 bits (voire même par d’autres machines 8 bits).

Et puis quitte à rester dans les shadows, difficile également de ne pas parler de la plus grosse ombre de ce joli tableau pixélisé : la maniabilité. La version Amiga n’était déjà pas un modèle de fraîcheur question gameplay, et l’Amstrad ne fait hélas pas mieux : c’est même pire. On frappe ainsi parfois dans le vide et on se fait toucher comme un bleu (merci au coup de poing en mousse de notre personnage), on met trop de temps à se retourner (crise de nerf assurée quand on se fait attaquer de tous les côtés), et malgré ces malheureux détails la difficulté n’a pas été suffisamment revue à la baisse. Dommage… mais pas complètement rédhibitoire, si vous êtes fan de l’Amstrad ou collectionneur patenté de tous les jeux marqués du sceau de l’ombre de la bête.

Note :         Nostalgie :

Bien évidemment, sortir SHADOW OF THE BEAST sur Amstrad en 1990 alors qu’il existe déjà sur Amiga ne présente que peu d’intérêt. Aujourd’hui, il est malgré tout intéressant de voir un soft qui utilise de belle manière la résolution 320×200 de cet ordinateur. Certes les couleurs sont moins nombreuses qu’à l’accoutumée, mais le jeu se révèle assez fluide (pour la machine) et se voit même doté d’un joli petit scrolling différentiel. Dommage que la maniabilité ne suive pas vraiment…

Images : jeux vidéo et des bas

Une vidéo :

mag vintage

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