Seikima II: Akuma no gyakushû (Famicom, 1986)

icone FamicomSEIKIMA II: AKUMA NO GYAKUSHÛ
Année : 1986
Studio : ISCO
Éditeur : CBS Sony Group
Genre : n’en attendez pas démons et merveilles
Joué et testé sur Famicom
Support : cartouche


Vous êtes Demon Kogure, leader du groupe de heavy metal Seikima II. Les membres de votre bande (légèrement maléfique sur les bords) ont été enlevés par le Bon Dieu. Vous allez donc partir à la recherche de vos camarades et de leurs instruments, et après avoir exploré des caves et mis à sac le Paradis (et accessoirement dépucelé ses anges ?), vous affronterez le grand barbu en personne.

Seikima II est un groupe de heavy metal japonais fondé dans les années 80. Chacun des membres de ce groupe pas très catholique se cache derrière un maquillage monstrueux, pour une simple et bonne raison : répandre leur doctrine démoniaque pour prendre le contrôle du monde, via des singles, des albums et même des concerts. Dieu n’a qu’à bien se tenir !

S’inspirant vraisemblablement de Kiss, Seikima II est, malgré ses apparences grand-guignolesques, tout sauf un groupe de clowns. Leur musique dégage vraiment quelque chose, et certains morceaux sont carrément énormes. Leur leader, Demon Kogure, demeure d’ailleurs toujours très actif près de 30 ans après la fondation du groupe, puisque après un nouvel album estampillé « Seikima II » en 2010, il continue de participer à des émissions télé en tant que commentateur ou comédien (bien évidemment toujours caché derrière son maquillage). Seikima II est donc toujours populaire : alors imaginez un peu dans les années 80… c’était tout simplement la folie ! Du coup, un jeu est même sorti sur la console reine de cette époque : la Famicom.

SEIKIMA II: AKUMA NO GYAKUSHÛ (la revanche du diable), met donc en scène le leader du groupe qui va partir en découdre avec des anges et autres créatures étranges, avant d’affronter un boss final qui n’est autre que Dieu (et attention si vous frappez trop fort, Jésus crie). AKUMA NO GYAKUSHÛ est en réalité un banal jeu de plates-formes, proposant des niveaux à scrolling horizontal mais fermés (comptez trois ou quatre tableaux), durant lequel il vous faudra sauter, éviter des ennemis, leur tirer dessus pour les détruire et enfin récolter des objets et autres bonus qui vous permettront d’ouvrir des passages pour accéder aux niveaux suivants. Le jeu n’est pas complètement linéaire puisque vous pouvez passer d’un sous-niveau à un autre dans le désordre, sans parler du fait qu’il vous faudra aussi parfois revenir sur vos pas.

Avec ses secrets disséminés ça et là, les magasins d’items et la guitare satanique, le concept aurait pu être amusant si et seulement si le jeu s’était révélé jouable et varié… ce qui n’est pas vraiment le cas. Les sauts sont affreux, l’action hyper répétitive, du coup ça devient très vite un calvaire d’aller et venir entre les sous-niveaux afin de trouver tous les objets servant à accéder au niveau supérieur. Très franchement, tourner en rond dans un jeu aussi peu recommandable (il date de 1986 mais ce n’est pas une excuse pour autant) risque de vous rendre très rapidement dingue… surtout que la musique se met au diapason en étant absolument abominable. Il s’agit en fait de trois notes qui tournent en boucle et qui assassinent les oreilles : de groupe de death metal, Seikima II serait donc passé au deaf metal !

À moins d’être un collectionneur patenté ou un hardcore fan du groupe Seikima II, AKUMA NO GYAKUSHÛ ne présente donc que très peu d’intérêt.

Note :                      Nostalgie :

SEIKIMA II: AKUMA NO GYAKUSHÛ date de 1986. S’agit-il d’une excuse ? Oui et non, puisque la poule aux œufs d’or qu’était la Famicom avait déjà prouvé par le passé qu’elle était capable de pondre des jeux extrêmement jouables (SUPER MARIO BROS date de 1985). Maintenant, il est vrai que ces jeux n’étaient pas encore légion, à l’époque. Tout cela ne justifie pas que l’on se replonge dans une partie de AKUMA NO GYAKUSHÛ, car le gameplay n’est pas agréable (les sauts sont horribles et défient les lois de la logique), les niveaux sont inintéressants au possible et le pire dans cette histoire c’est qu’il faut parfois faire du backtracking et se retaper des passages déjà visités.

Une vidéo du jeu :

mag vintage

À mon sens, les deux chefs d’œuvre de Seikima II, sur Youtube : Fire after Fire / El Dorado

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