The Room (iPad, 2012)

The-Room ipadicone ipadTHE ROOM
Année : 2012
Studio : Fireproof Games
Éditeur : Fireproof Games
Genre : Myst-ery
Joué et testé sur iPad 2
Support : Appstore


Vous entrez dans la chambre, seul. Les murs craquent, quelques étranges soupirs percent l’obscurité. Mais il en faudra davantage pour vous décourager. Car vous avez décidé d’ouvrir la boîte, de mettre à jour les secrets inavouables de vos prédécesseurs, dont les recherches ont été compilées dans différents manuscrits aux formes géométriques plutôt… étranges.
Que finirez-vous par découvrir dans la boîte ? Pourrait-t-il s’agir d’alchimie, de magie noire. Ou de Lego technique ?

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THE ROOM est un jeu qui commence bien, puisqu’il se situe dans l’ombre (au sens propre, car il fait toujours nuit) de glorieux anciens. On pourrait donc bien parler de Room « fan » Service, tant l’ambiance pesante et mystique de THE ROOM semble répondre comme un écho étouffé à des titres tels que MYST ou AMERZONE.

J’ai bien dit « écho étouffé » car THE ROOM se déroule intégralement en huis clos. On ne quitte jamais la chambre, même si on se doute rapidement que la porte de sortie finale ne sera faite ni de bois, ni de métal. On tourne alors littéralement autour de la boîte, en cliquant sur l’écran ou en le faisant tourner en naviguant toujours avec le doigt : les commandes sont ultra-intuitives. Mieux, à une ou deux reprises il vous faudra même utiliser quelques « trucs » de votre iPad allant au-delà du simple touch ou multi-touch, afin de déclencher un mécanisme bien précis. Mais je n’en dis pas plus, car tout le plaisir du jeu vient du moment béni où vous venez à bout d’une énigme. Et dans THE ROOM les coffres-forts sont… très forts puisqu’ils vous résisteront plus que de raison : ils sont littéralement truffés de secrets. Sachez tout d’abord qu’il y a quatre boîtes, et qu’elles se dévoileront à vous petit à petit, à la manière de poupées gigognes. Ensuite, il faut savoir que les énigmes sont de toutes sortes : elles vont de la simple devinette, au pied de table qu’il faut tourner pour révéler une cache secrète, en passant par la résolution de mécanismes bien plus complexes ou encore (et surtout) par l’utilisation d’une lentille vous permettant de voir des « choses » invisibles – une autre dimension ? La présence de cette lentille fait de suite basculer le récit de THE ROOM dans le fantastique (limite steampunk), et si je ne dirai pas que l’ambiance fait peur, elle est malgré tout très pesante : les musiques et petits bruits divers fonctionnent à plein régime, et à la suite de quelques passages avec la lentille justement, plusieurs frissons m’ont parcouru l’échine.

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THE ROOM est donc un jeu absolument magique, une perle rare. En effet, il ne se contente aucunement de proposer des énigmes variées (jusque dans la gestion de l’inventaire) : les développeurs ont également mis le paquet sur l’ambiance et le design, et du coup on a vraiment l’impression d’être « dans » la chambre, seul et isolé, avec l’étrange sensation d’être constamment observé et d’avoir affaire à des puissances qui nous échappent. Une claque vidéoludique qui fera date, tout juste ternie par quelques défauts heureusement non rédhibitoires. Tout d’abord la présence d’une « aide » qui apparaît à l’écran beaucoup trop rapidement. L’utiliser constitue un crime de lèse-majesté, que dis-je : un parricide, tant le concept qui enfante le plaisir vidéoludique de THE ROOM repose avant tout sur la résolution des énigmes sans aide aucune. Peu importe que vous tourniez dix, vingt ou trente minutes autour de la boîte. Vous faites la course ? Moi, non. Il m’est par exemple arrivé de bloquer sérieusement sur divers mécanismes, d’arrêter ma partie et d’y revenir un jour plus tard. En général la solution me sautait alors aux yeux. Quel dommage que de telles aides soient désormais monnaie courante dans tous les jeux modernes (même MARIO et UNCHARTED s’y mettent, c’est dire). Le plus consternant étant que les joueurs qui vont en abuser, dans THE ROOM, sont sans doute les mêmes qui vont venir se plaindre de la « faible » durée de vie du soft. Notez que j’ai bien utilisé des guillemets, car à mon sens THE ROOM n’a pas une faible durée de vie. Comptez entre deux et trois heures sans tricher, ce qui est somme toute raisonnable pour un jeu aussi bon marché (acheté 170 yens pour ma part). Surtout, un tel concept étalé sur cinq ou six heures de jeu aurait peut-être fini par fatiguer ou ennuyer.

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Non, à mon sens le seul vrai défaut du jeu tient dans sa fin, que l’on sentait venir et qui ne dit rien – ou si peu. Ah si, on nous propose d’attendre THE ROOM 2 pour avoir enfin de vraies réponses. Il vaut mieux en rire. Comme il vaut mieux se moquer de ces pommes qui pourrissent bien trop vite, une fois orphelines de leur branche. THE ROOM ne tourne en effet que sur les tablettes d’Apple à partir de l’iPad 2, et sur iPhone dans la version THE ROOM POCKET (je vous recommande de toute façon le jeu sur iPad) uniquement à partir des modèles 4S. Nous ne sommes pas dans l’obsolescence programmée au sens noble (hum) du terme, mais nous n’en sommes plus très éloignés…

Note : joystick 2joystick 2joystick 2joystick half

THE ROOM est un jeu magistral qui propose des énigmes fabuleuses et très variées, tout en mettant en exergue une ambiance surnaturelle extrêmement pesante. Design fantastique, gameplay hyper intuitif, THE ROOM est un jeu immanquable sur iPad. Une aventure confinée entre quatre murs et pourtant ouverte sur quelque chose de beaucoup plus grand : l’esprit du joueur et sa galopante imagination.

Teaser :

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Une réponse à The Room (iPad, 2012)

  1. Oli dit :

    Update dispo ! Une nouvelle boîte qui reprend juste là où on s’était arrêté. Je n’y ai pas encore vraiment touché mais j’imagine que ça signifie que la suite ne devrait plus tarder…

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