ThunderCats (Amstrad CPC, 1987)

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Titre alternatif : ThunderCats: The Lost Eye of Thundera
Année : 1987
Studio : Elite
Éditeur : Elite
Genre : Cosmo… Cosmo… Cosmo… Cosmocats! AAAaaaaaaaaaoh !
Joué et testé sur Amstrad CPC
Support : cassette ou disquette
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Les Cosmocats, des extraterrestres aux faux airs de félidés, vivent à présent loin de leur monde originel… sur une planète verte et riche, mais aussi gangrénée par le terrible Mumm-Ra, et son armée de mutants. Ce dernier a kidnappé plusieurs membres des Cosmocats et s’est aussi emparé de l’œil de Thundera. Starlion, le jeune leader de l’équipe, part à l’assaut des troupes de Mumm-Ra.

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Dans les années 80, un certain nombre de dessins animés américains (parfois franco-américains) étaient clairement à des années lumières de leurs homologues japonais – en matière de profondeur, d’histoire… oui, de tout ce que vous voulez ! Mais les producteurs savaient bien s’y prendre puisqu’au final, les MASK, Cosmocats et autres Maîtres de l’univers étaient destinés à envahir notre quotidien avec des tonnes de jouets – eux, de très grande qualité. On pouvait d’ailleurs presque comparer ces séries à de simples outils marketing, particulièrement malins.

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Alors bien évidemment l’Occident a aussi, sous la houlette de Jean Chalopin et de quelques autres, accouché de dessins animés formidables et qui, surtout, n’ont pas vieilli d’un iota : Ulysse 31, Les mystérieuses cités d’or, etc. Cosmocats ne fait clairement pas partie de ces réussites intemporelles, puisqu’on y sent poindre la fétide odeur de marketing citée plus haut. Dommage, surtout quand on sait que ses producteurs étaient aussi capables du meilleur puisqu’ils sont à l’origine du formidable long métrage LE VOL DES DRAGONS. J’ai l’air de rouspéter aujourd’hui, mais à l’époque j’aimais bien les Cosmocats. Le chara design, les musiques, le générique… et les jouets bien évidemment. Il n’en fallait pas plus pour que je craque aussi pour le jeu vidéo, sorti en 1987 sur Amstrad CPC puis en 1988 sur Atari ST et Amiga. Pour ma part, j’ai connu le jeu sur CPC, en 1987. Lorsque je suis passé sur Amiga l’année suivante, j’avais d’autres (cosmo)chats à fouetter sur cette divine machine qui regorgeait de hits en tous genres. Oui, vous m’avez compris : le jeu est très moyen sur les deux plates-formes, mais demeure plutôt correct sur Amstrad compte tenu des capacités de la machine. Sur Amiga par contre, c’est une vaste blague…

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THUNDERCATS est donc assez réussi sur Amstrad. Les graphismes sont chaleureux (on reconnait un ou deux méchants – pas plus, hélas) et subliment le mode 1 de l’ordinateur grâce à l’utilisation de rasters (possibilité de dépasser le nombre de 4 couleurs), les animations sont détaillées (la démarche de Starlion, les ailes des chauves-souris) et les niveaux sont intelligemment dessinés, dans des teintes à chaque fois différentes – ou presque. Côté originalité, notons que la célèbre épée peut être troquée contre un laser un brin ridicule mais efficace. Enfin, il est également possible de voyager dans une navette spatiale (à la façon d’un Landspeeder) à une ou deux reprises. Rien de transcendant, certes. THUNDERCATS reste un banal jeu d’action/plates-formes, plutôt redondant d’ailleurs. Mais à l’époque, il m’avait plu.                                                                             case blanche 2 thundercats ic3

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Dans mes souvenirs, j’étais d’ailleurs convaincu d’en avoir vu la fin. Après l’avoir relancé sur émulateur pour le bien de cette chronique, je suis moins sûr de moi… Le jeu est effectivement particulièrement brutal, et long ! Interminable, même ! Certes les niveaux sont assez courts, mais tellement denses et peuplés de monstres qui courent constamment vers vous que l’on a rarement le temps de respirer. Pire : il y a 14 niveaux en tout. 14 niveaux ! Ai-je réellement été capable de finir ce jeu en 1987, ou ma mémoire me joue-t-elle des tours ? Nom d’un pixel mort, voilà que le doute m’habite ! En tous les cas, une chose est sûre : en 2015, je suis incapable de terminer ce jeu – j’ai dû faire appel à des pokes pour boucler cette chronique…

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Si le jeu demeure correct, il est malgré tout miné par deux défauts majeurs. Deux problèmes qui pourraient s’avérer rédhibitoires pour toute personne qui ne serait pas aveuglée par l’éclat déformant de la nostalgie. Tout d’abord, Starlion est un poil trop lent à répondre aux commandes. Et là c’est le drame : les ennemis arrivent de la droite et de la gauche, et vous au beau milieu qui vous débattez comme un mort de faim – sauf que se baisser et frapper, ou se retourner et frapper prend un tout petit peu trop de temps. Rageant de voir vos adversaires, d’anticiper leur attaque mais d’être dans l’incapacité de les pourfendre. Résultat : vous mourez – oui, en un coup. Ensuite, comme si le jeu n’était pas suffisamment dur comme ça, il y a aussi un chrono assassin ! Impossible de jouer la prudence, de calculer chaque saut, d’attendre quelques dizaines de secondes… car lorsque le chrono arrive à son terme, Mumm-Ra commence à lancer des crânes géants à vos trousses. Mais qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ? On leur achète un jeu, on dépense notre argent, et en contrepartie les développeurs se vengent en nous gâchant une fête qui s’annonçait pourtant plaisante. Car oui, je le répète : THUNDERCATS n’est pas un mauvais jeu, il aurait même pu être très bon s’il n’avait pas été saboté par ces quelques mauvaises idées (ou défauts de finition).

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Finalement, de tout l’univers des Cosmocats, ce sont peut-être les jouets qui ont le mieux vieilli. Le dessin animé est aujourd’hui extrêmement redondant, plat et ennuyeux, et le jeu Amstrad est trop punitif et pas assez vif pour permettre à un joueur normalement constitué d’encaisser 14 niveaux d’affilée. Pour terminer, si vous souhaitez briller en société autrement qu’en prouvant au monde entier que vous connaissez le nombre exact de taches présentes sur la chute de rein de Félibelle, je vous conseille ce petit documentaire disponible sur Youtube, à propos de l’univers étendu des ThunderCats dans les jeux vidéo rétro (attention c’est en anglais).

Note :    Nostalgie :                                                              thundercats ic2

Si on tient compte de l’époque et de la machine sur laquelle il est sorti, THUNDERCATS n’est absolument pas un mauvais jeu. Il est plutôt joli, quelques animations font mouche et la musique est réussie – hélas, elle n’a rien à voir avec le thème du dessin animé… Aujourd’hui pourtant, on aurait du mal à conseiller un tel jeu : le personnage ne répond pas assez vite (crises de nerf à la clé) et le chrono n’était vraiment pas nécessaire, le jeu étant déjà bien assez dur comme ça… Pour ma part, l’ayant connu à l’époque, je dois vous avouer que ce jeu a toujours une place particulière dans mon cœur de retrogamer.

Vidéo :                                                                                                                                             thundercats ic3

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2 réponses à ThunderCats (Amstrad CPC, 1987)

  1. TomTom dit :

    Quand même, ça devait être bien décevant à l’époque de lancer le jeu et de ne pas retrouver la musique du générique du dessin animé!

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