Tech (Amiga, 1989)

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Titre alternatif : Tech: the Race Against the Targanoids
Année : 1989
Studio : Omega Team
Éditeur : Gainstar Software Ltd.
Genre : Tech tonique
Joué et testé sur Amiga 500
Support : disquette


En l’an 2525, le seigneur Caraz lance un défi au royaume de Techmania. Si ses glorieux Tech-cycle-drivers, des sportifs Targanoids universellement reconnus sous le nom de la Black Leather Brigade, parviennent à vaincre l’équipe d’élite du roi Tech, Caraz et ses troupes maléfiques s’empareront du royaume, avec la triste promesse d’y faire à nouveau régner la terreur. En tant que coureur défendant les couleurs du roi Tech, vous devrez vaincre vos adversaires sur un total de 25 niveaux, en étant le plus souvent seul face à deux concurrents !

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L’Amiga est définitivement une machine fantastique. Outre le fait qu’elle propose moult titres prestigieux développés par de gros studios, elle recèle aussi dans ses entrailles rouillées des dizaines (centaines ?) de jeux issus de petites boîtes qui pourraient passer inaperçus pour le commun des mortels… mais pas pour les Amigaïstes de la première heure, ceux-là mêmes qui, dans les années 80, osaient toucher à tout avant la puberté. Les joysticks en ont déniaisé plus d’un ! Oui, l’Amiga est définitivement une machine fantastique, puisque même un petit jeu comme TECH parvient à imposer une ambiance, à faire entrer les joueurs en transe – et ce dès l’écran de présentation, avec une musique d’intro que n’auraient pas reniée les plus grands studios.

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TECH tient sur un concept simplissime : une adaptation de la course de lightbike, vue/aimée/vénérée dans le film TRON. Pour ce faire, l’éditeur Gainstar a fait le choix de la facilité (vue aérienne, plus simple à programmer !) et de la roublardise – en piétinant allégrement le sacrosaint principe du copyright. Gainstar aurait donc fait de la moto en rouerie libre ?! Certes, mais à l’époque le jeu vidéo n’était pas le média tentaculaire et omnipotent que nous connaissons aujourd’hui, aussi les passe-droits et autres emprunts éhontés étaient-ils légion. D’ailleurs, TECH est loin d’être le seul concerné par le pillage du film TRON. Loriciel y est ainsi allé de son adaptation de la Disc Battle avec l’excellent DISC, quand d’autres ont préféré jeter leur dévolu sur la course de lightbike qui nous intéresse ici, d’ailleurs parfois représentée en 3D (voir ce petit clip pour faire le tour de la question).

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Si vous avez vu/aimé/vénéré le film TRON en 1982, le gameplay de TECH devrait donc vous être familier. On y dirige ainsi une moto sur un terrain fermé, laissant trainer derrière elle un filet lumineux solide qui, dans le meilleur des cas, tiendra lieu de mur dans lequel votre adversaire s’encastrera. Lors des courses à plusieurs, le concurrent éliminé en premier voit disparaitre avec lui les murs qu’il avait disséminés jusque-là – à l’instar des motos du film. Le jeu commence le plus simplement du monde avec un face à face, pour très vite proposer des parties à trois, qui incluront rapidement des pièges bien fourbes. Le jeu est vraiment très simple, le gameplay intuitif. Le fun, immédiat. On élimine ses adversaires, on passe au niveau suivant. Et ainsi de suite. Bien évidemment, les parties se compliquent au fur et à mesure, avec parfois des points de départ un brin tortueux ou carrément désavantageux pour votre motard de l’impossible, voire des pilotes presque kamikazes à partir du niveau 14 – n’hésitez pas à user et abuser du radar situé en bas à droite de l’écran. TECH est donc assez dur, puisque la moindre erreur est fatale. D’ailleurs j’espère que vous avez un joystick assez précis car on a parfois tendance à se manger un mur alors que l’on souhaitait uniquement le frôler. Heureusement, les programmeurs ont privilégié le plaisir de jeu au détriment du challenge hardcore. Oubliez le stress du décès subit, le poids du pixel mort. Oui, poussez un gros ouf de soulagement : les continus sont infinis ! Il ne s’agit aucunement d’un détail, puisque cela influe directement sur les conditions de jeu : on s’amuse, on se marre plus que l’on ne rage, et on se surprend à prendre des risques que l’on n’aurait même pas osé imaginer en rêve si la progression n’avait pas été pensée avec des continus illimités. Un gros bémol malgré tout : la campagne solo ne compte que 25 niveaux, et si vous remportez la dernière course vous ne serez crédité que d’un triste game over…

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Simple mais efficace, maniable et intuitif, TECH propose en sus des parties courtes pour un fun immédiat, que vous pourrez choisir d’aborder seul face à une IA de bonne qualité (et qui peut d’ailleurs faire des erreurs… très humaines), ou à deux joueurs pour défier un ami. À mes yeux, il s’agit du meilleur rip-off de TRON, avec l’excellent DISC de Loriciel. Un grand petit jeu, comme on dit dans le jargon, et aucunement un é-tron !

Note :      Nostalgie : 

S’inspirant ouvertement de l’une des scènes mythiques du film TRON, TECH fait le choix de la simplicité : tout est intuitif, maniable et fun. On aurait bien évidemment aimé avoir plus de modes de jeux différents, voire davantage de pièges à se mettre sous la dent, mais il ne faut pas perdre de vue que TECH est une toute petite production. De celles qui font du bien et qui, de par leur simplicité, ne vieillissent pas.

Images : Jeux vidéo et des bas (merci à Junkers, Tetsuoshima et à Battosai pour la cover)

Vidéo enregistrée par mes soins :

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