Phelios (Megadrive, 1990)

PHELIOS
Année : 1990
Studio : Namco
Éditeur : Namco
Genre : Apollon met les (pé)gaz
Joué et testé sur Megadrive
Support : cartouche


La déesse de la Lune Artémis a été enlevée par le titanesque Typhon. Retenue dans une geôle à mille lieues de là, la belle princesse est sur le point d’être emmurée vivante ! Le temps presse pour Apollon, dieu de la mythologie grecque, qui s’en va défier les hordes du gigantesque Typhon en fendant les vents, les bourrasques et les tempêtes, sur le dos de son fidèle destrier volant, Pégase. Armé d’une épée magique capable de concentrer la lumière pour libérer des charges surpuissantes, Apollon devra déjouer les mythes et les pièges de sept mondes de légende.

D’aucuns diront que PHELIOS a pris un coup de vieux, que ses animations et graphismes accusent leur âge, et que même sur le fond, son gameplay a pris des rides indélébiles. Et ils auront raison : ce shoot’em up sorti en 1990 sur Megadrive n’est pas ce qui se fait de mieux sur la machine. D’ailleurs, des titres autrement plus techniques et réussis sont sortis la même année : THUNDER FORCE III, GAIARES, ELEMENTAL MASTER… Mais il est vrai que la borne d’arcade ayant hébergé PHELIOS date, pour sa part, du vénérable an de gloire 1988… et que ça ne nous rajeunit pas ! Malgré les défauts précédemment cités (graphismes et animations : peut mieux faire) et un gameplay relativement simpliste (un seul tir, que l’on peut doit charger comme un beam), PHELIOS n’en demeure pas moins un shoot’em up de choix sur la belle de Sega. Il est fun, pas avare en surprises et le principal est là, et bien là : on s’y amuse !

Tout d’abord, si l’habillage est, comme je l’ai déjà précisé, un peu daté, il faut malgré tout reconnaître que le jeu parvient à imposer une atmosphère très particulière et particulièrement dépaysante, basée sur la mythologie grecque. Le joueur incarne ainsi Apollon chevauchant le fougueux Pégase, parti défier les pires monstruosités afin de délivrer la belle Artémis – j’espère que les développeurs japonais étaient au courant que les intéressés étaient frère et sœur, car de la manière dont l’histoire est comptée et illustrée (images très suggestives d’Artémis quand même), un doute m’habite… Face à Apollon, on retrouve un impressionnant bestiaire fait de monstres étranges et de divinités malfaisantes : magiciens maudits, la Méduse, des dragons, Scylla, une terrible armada de griffons (le passage le plus difficile du jeu à mon sens) et enfin Typhon, l’espèce de Titan monumental faisant office de terrible boss de fin – limite abusé, il faut trois plombes pour le buter !

Alors si vous ne souhaitez pas vous faire bouffer par les mythes, il vous faudra tout d’abord maîtriser le gameplay plutôt basique de PHELIOS. Il s’agit en réalité d’un simple shoot’em up vertical, avec un cheval ailé en guise de vaisseau spatial – et une épée magique qui tire des boulettes en lieu et place des lasers habituels. Si Pégase répond au doigt et à l’œil, au point que slalomer entre les ennemis et leurs tirs devient rapidement plaisant, vous vous rendrez compte suffisamment tôt que le tir de base est résolument faible. Et ne comptez pas sur de quelconques options pour vous sortir d’affaire : celles-ci existent bien, mais elles n’apparaîtront qu’à certains moments bien précis – quand le jeu aura choisi de vous aider. Ou pas. Pour survivre et par conséquent dégommer la plupart des gros monstres (boss inclus), il vous faudra donc impérativement charger votre épée tel un beam dans R-TYPE, afin de relâcher un tir destructeur. Charger votre épée, slalomer, flinguer. Charger votre épée, slalomer, dézinguer. Charger votre épée, slalomer, crever… Ah zut, parfois la mélodie de PHELIOS joue quelques fausses notes…

Le jeu n’étant pas particulièrement difficile, et qui plus est doté de checkpoints assez permissifs et de boss aux patterns loin d’être machiavéliques, il ne devrait pas vous frustrer outre mesure. Non, il devrait vous divertir, c’est tout. Et c’est déjà beaucoup. Son ambiance, son bestiaire et sa maniabilité sont ses plus gros atouts. Mais quelques détails originaux dans le déroulement du jeu et dans le level design devraient également vous surprendre agréablement : petits scrollings parallax absolument magnifiques, des lanceurs de rocher qu’il faut faire tomber à l’eau, un décor à creuser dans lequel des boules viendront s’échouer (pour vous écraser ?), j’en passe et des meilleures.

Les plus jeunes d’entre nous, ou celles et ceux qui ont définitivement tourné la page des années 80/90, ne devraient pas pouvoir apprécier PHELIOS à sa juste valeur. Les autres, glorieux survivants d’une époque qu’ils ont fini par entretenir à grand renfort de séances ciné vintage ou de rétrogaming à l’ancienne, prendront un plaisir infini à se replonger dans ce jeu de Namco. Un souvenir de l’arcade à la maison… ou du mythe au logis ?

Note :         Nostalgie :

Si vous souhaitez délivrer la belle Artémis (même si au final je me demande si je ne la préfère pas attachée, hum…….), vous serez heureux d’apprendre que le gameplay plutôt simple de PHELIOS, centré autour d’un beam, se maîtrise presque immédiatement. La maniabilité étant pour sa part absolument parfaite, vous vous surprendrez à franchir certains pièges, obstacles et parfois même niveaux du premier coup. Si techniquement le jeu de Namco a pris un petit coup de vieux (malgré la présence de quelques scrollings parallax de toute beauté), il n’en demeure pas moins un très bon « petit shoot’em up ».

Images : shmups

Vidéo :

 

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