Redout (PlayStation 4, 2017)

REDOUT – LIGHTSPEED EDITION
Année : 2017
Studio : 505 Games
Éditeur : 505 Games
Genre : Fast & So Furious
Joué et testé sur PlayStation 4
Support : Blu-ray


La Solar Redout Racing League propose des dizaines d’épreuves à des vitesses supersoniques. À bord de vaisseaux qui filent à toute allure et en apesanteur, préparez-vous à prendre des virages serrés et à effectuer des sauts lunaires. À travers la galaxie, de planète en planète, au sein de ceintures d’astéroïdes et bien sûr avant tout sur Terre, vous devrez faire vos preuves dans les premières divisions, conclure des contrats juteux et choisir les meilleures écuries avant de prétendre frapper à la porte de la quatrième division – aux circuits assassins, ne laissant aucun droit à l’erreur. Peut-être devriez-vous, avant tout, tester vos talents dans l’un des nombreux simulateurs à disposition ?

Les amateurs de grosses cylindrées lancées à des vitesses supersoniques sur des circuits futuristes, fans de WIPEOUT et de F-ZERO, ruminent en silence depuis plusieurs années, rongent leur frein (de toute façon dans WIPEOUT les meilleurs pilotes ne l’utilisent pas) en attendant un hypothétique retour de leurs franchises préférées. Certes, en 2017 les possesseurs de PlayStation 4 ont eu droit à l’époustouflant WIPEOUT OMEGA, mais il ne s’agissait pas d’un vrai nouvel opus. De même, FAST RACING NEO a eu plutôt bonne presse sur Wii-U. Mais on en voulait plus. De la course. Du racé. Un truc qui sorte de l’ordinaire. L’envie de se mettre la tête à l’envers à grands coups de sataniques tracés. Eh bien chers amis, le dieu du pixel flou vous a entendus : si plusieurs jeux du genre sont déjà disponibles depuis quelque temps sur PC, l’époustouflant REDOUT a eu la bonne idée de s’inviter sur nos consoles de salon. Et c’est complètement fou.

Alors on va attaquer directement par le nerf du débat : le gameplay. Et là REDOUT frappe fort : il ne singe aucunement WIPEOUT, et encore moins F-ZERO. Il impose son truc. Sa marque. Ses techniques. Déstabilisante au premier abord, la mécanique de l’ensemble demandera quelques efforts de la part du joueur, habitué à des maniabilités, à des réactions différentes. Dans REDOUT, les deux sticks sont mis à contribution : le gauche pour tourner, le droit pour strafer – un strafe plutôt léger, pas grand-chose à voir avec celui des derniers WIPEOUT. Il permet d’accompagner le mouvement, d’adapter ses courbes lors de virages serrés. Détail important : on ne perd pas de vitesse quand on strafe. Le stick droit est également utile pour relever ou rabaisser le nez de votre véhicule – et c’est tout sauf anecdotique, tant les tracés de REDOUT rappellent parfois le sel sur la plaie ouverte : durant un looping, pensez à relever le nez de votre vaisseau pour ne pas accrocher la piste ! Idem lors des sauts (certains de plusieurs kilomètres, ha-llu-ci-nant) durant lesquels vous pourrez choisir de planer longuement ou d’atterrir le plus tôt possible. Ajoutez à cela un frein, un turbo (tellement important : sa jauge se recharge très vite) ainsi que des améliorations, et vous obtenez un cocktail détonnant et explosif. Ça va vous péter littéralement au visage : jouissif !

Le gameplay à deux sticks impose déjà une marque de fabrique très particulière – il faut le dompter, savoir titiller un stick sans en abuser et surtout sans jamais oublier l’autre : trouver le parfait équilibre dans le chaos mécanique de ces courses qui se jouent à des vitesses folles. En bref : avoir le compas dans l’œil. Le millimètre dans les pouces. La courbe dans l’os. Alors, peut-être, deviendrez-vous un maître de REDOUT. Pour vous aider dans cette quête de l’Everest futuriste, de ce Graal intersidéral, vous pourrez compter sur de nombreuses améliorations pour vos véhicules. Celles-ci se débloquent durant le mode carrière contre des espèces sonnantes et trébuchantes – chèrement gagnées à la sueur de votre front et de vos paumes moites. Ne paniquez pas : les dollars s’accumulent très vite et, relativement tôt dans le jeu, vous aurez toutes ces améliorations à disposition. Vous pouvez en choisir deux : une active, et l’autre passive. Personnellement, j’ai souvent utilisé les trois mêmes : le drone qui répare notre véhicule, une recharge d’énergie plus rapide ou un boost pour le turbo. Vos choix évolueront avec le temps – et votre skill. Le drone « médical » devenant sans doute moins indispensable à mesure que votre niveau de conduite progressera – pensez malgré tout à l’équiper avant les tournois très longs qui se jouent en 7 tours ! En plus de ces tournois, de nombreuses autres épreuves et plusieurs modes de jeu différents vous seront aussi proposés, et à chaque fois cela influera sur votre choix concernant les upgrades. Du classique speed lap au mode survival (il faut enquiller les checkpoints), en passant par ces épreuves où il faut éliminer les adversaires en terminant chaque tour devant eux, les tournois plus ou moins longs, les courses « pure » durant lesquelles les améliorations sont inactives… sans parler de ces quelques surprises qui viennent parfois pimenter des défis déjà bien corsés : dégâts augmentés, challenges très précis proposés par des contrats, etc.

Mieux : tel un miroir déformant mais généreux, la variété des modes de jeu de REDOUT se reflète dans la diversité des circuits proposés – ceux-ci sont en effet extrêmement nombreux, proposent des environnements incroyables et très différents les uns des autres, ainsi que des tracés dont la difficulté va crescendo. Sur la fin c’est même complètement dingue, surtout que REDOUT va, je me répète, à une vitesse folle : préparez-vous pour des courses démoniaques sur fond de rêve désarticulé… Au pied d’un volcan en surplombant des étendues de lave, au sein de forêts luxuriantes, dans des fonds marins assassins, sur des planètes éloignées ou dans des déserts dont les tempêtes de sable ne vont pas vous épargner… Le nombre de circuits est impressionnant, surtout que l’on peut y ajouter plusieurs DLC – l’un d’eux est d’ailleurs inclus dans la LIGHTSPEED EDITION. Personnellement je ne suis pas passé à la caisse (mais plutôt souvent à la casse !), la LIGHTSPEED EDITION suffisant largement à mon bonheur.

Parmi les choses qui fâchent (un peu), citons pêle-mêle une interface pas très folichonne, des musiques sympas mais qui manquent d’homogénéité, et surtout la filiation très « PC » du jeu. Entendez par là que REDOUT a connu son lot de mises à jour en tous genres et de rééquilibrages massifs tout en conservant, pourtant, un petit manque de stabilité – mais 60fps sur PS4 Pro, parait-il. Mais il faut garder à l’esprit que REDOUT est l’œuvre d’un studio indépendant, et qu’il ne lutte donc pas à armes égales avec des géants tels que Sony et Nintendo. Malgré tout, certains regretteront peut-être le fait que ces mises à jour successives ont profondément modifié le jeu – vaisseaux inclus. La difficulté, surtout, a été revue à la hausse en cours de (sortie de) route. Les prérequis pour les médailles de platine, l’IA aussi, parait-il… tout cela a été boosté aux hormones via un patch – que les joueurs d’alors ont pris en pleine gueule. Oui, ils se sont fait MAJer tout cru ! Pour ma part, le fait que le jeu soit extrêmement difficile sur la fin, ça ne me dérange pas – même si certains tracés sont, à mon sens, beaucoup trop tortueux : un jeu de course ne doit pas se transformer en die&retry, nom d’un pixel mort ! Cette sensation de ne pas avoir tout à fait joué au même jeu que les autres joueurs (pourtant bien présents dans les leaderboards) laisse un arrière-goût de gazole irradié dans la bouche.

Pas suffisamment mis en avant sur Internet (voir les parties en ligne complètement désertes), REDOUT demeure, malgré ses petits défauts, un jeu nucléaire en or. Massif. À l’envers, à l’endroit, le cerveau on or off, les tripes in or out… plug in, REDOUT !

Note :

Même s’il emprunte indéniablement à WIPEOUT, RIDEOUT s’en détache également et sait faire preuve d’originalité dans son gameplay – les deux sticks sont par exemple mis à contribution – mais aussi dans sa progression, puisque le jeu propose un mode carrière avec des contrats, des améliorations à acheter, etc. Rien d’extraordinaire, mais au moins REDOUT a le mérite d’essayer de faire autre chose. Et ses nombreux circuits, aux tracés de plus en plus incroyables à mesure que la difficulté augmente, et sa vitesse folle, lui confèrent une puissance incroyable. Presque trop difficile sur la fin (à mon sens quelques circuits sont presque abusés), REDOUT ne déçoit pourtant aucunement : il faut définitivement souffrir, pour terminer premier !

Images : Jeuxvidéo.com/Steam

Trailer :

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