
INVADER
Année : 2002
Studio : Formula
Éditeur : Xicat Interactive
Genre : invader-nier de la classe
Joué et testé sur Game Boy Advance
Support : cartouche
Alpha Nerconis, situé dans le Système solaire, est sous la menace de cruels envahisseurs extraterrestres connus sous le nom de « The Swarm ». Pour défendre la race humaine, vous aurez le choix des armes : un vaisseau parmi deux – l’un tire face a lui, tandis que l’autre possède des tirs très orientés sur les côtés. Il vous faudra traverser bien des mondes, des planètes et des champs d’astéroïdes avant de faire enfin face au monstrueux seigneur de The Swarm, une espèce de gigantesque squelette tirant des rafales de lasers. Accrochez-vous, car il risque bien de vous écorcher…
Sorti dans l’indifférence générale fin 2002 sur Game Boy Advance en Europe uniquement, INVADER est, comme beaucoup de petits jeux méconnus, souvent présenté comme une hidden gem par les YouTubeurs et autres créateurs de contenus en mal de clics méritant des claques.
INVADER a sans doute été développé par des gens aimant vaguement les shoot’em up, mais n’ayant strictement aucune idée de comment les programmer. Rien ne va, dans le jeu du studio Formula. Même pas les graphismes, me souffle-t-on dans l’assistance ? Même pas les graphismes, répond alors le fan de shoot’em up avec assurance : ceux-ci sont en fait trop beaux, trop chargés, jusque dans les arrière-plans, sublimes pour la rétine mais aussi fatals pour n’importe quel vaisseau spatial. Notre œil s’y perd, il croule sous les informations : les décors, les ennemis innombrables, les boulettes parfois bien trop petites ou aux couleurs mal choisies, les pièces bonus à récupérer, les icônes du jeu qui recouvrent notre sprite (score, nombre de vies, arme sélectionnée)…. Ubuesque ! Et je ne parle pas de la faculté de tirer sur deux plans, qui ajoute encore à la confusion générale. Le drame absolu étant que la hitbox de notre vaisseau est beaucoup trop large pour des écrans aussi surchargés ! Double ration de ciguë ! Sur une Game Boy Advance c’est littéralement l’enfer pour bien distinguer cette foultitude de pixels – j’ai bien essayé d’y jouer sur ma télévision via la console Retro Freak, mais le jeu rame…
Si les armes, à récupérer çà et là, ne sont pas infamantes, elles ont aussi la mauvaise idée de disparaitre purement et simplement lorsque l’on perd une vie. On repart alors nu comme un ver, prêt à exploser une nouvelle fois dans la foulée puisque de nombreux passages du jeu sont impossibles à franchir avec le tir de base, bien trop souffreteux. Très vite, vous vous rendrez également compte que le moindre ennemi même grégaire nécessite plusieurs frappes avec le tir de base pour être détruit – ici c’est le concept-même du plaisir de jouer, qu’on assassine. Les boss, pour leur part, sont peu emballants, pour ne pas dire lénifiants – en particulier si vous les affrontez doté de votre sempiternel tir de base.
On se résout alors à enclencher les crédits infinis afin de pouvoir être le témoin de la fin d’un titre parfois vendu comme une pépite méconnue, mais dont le lustre en réalité s’effrite un peu plus à chaque seconde de jeu.
Note :
Nostalgie : ![]()
En lançant INVADER sur sa petite Game Boy Advance, l’amateur de shooting games y croira quelques secondes : le temps de s’extasier devant les graphismes puis de pousser un juron après la première explosion de son vaisseau, dans une combustion presque spontanée puisqu’il est parfois difficile de savoir par qui ou quoi on est touché. Et même quand on voit la mort arriver (un adversaire ou des boulettes qui fondent sur nous) on finit par baisser les bras, las, tant certaines séquences assassines paraissent inextricables avec une hitbox aussi exécrable.
Images : Mobygames
















