Dr. Mario (Game Boy, 1990)

icone game-boyDR. MARIO
Année : 1990
Studio : Nintendo R&D1
Éditeur : Nintendo
Genre : Mario vire russe ?!
Joué sur Game Boy et Game Boy Advance SP, testé sur GBA SP
Support : cartouche


Quand on connaît l’état des hôpitaux japonais, on n’est pas surpris de retrouver un plombier moustachu faire une pige dans le costume d’un médecin chasseur de virus. A l’aide de gélules (de trois couleurs différentes) il vous faudra aligner quatre fois la même couleur pour faire disparaître un germe malfaisant de couleur équivalente.

Nintendo innove, émerveille, déçoit parfois c’est vrai. Et recycle aussi. Souvent. Avec DR. MARIO le doute n’est même pas permis : il s’agit d’un dérivé de TETRIS parmi tant d’autres. Mais TETRIS est un jeu touché par la grâce divine, il s’en dégage un petit quelque chose d’inexplicable qui le rend indémodable (et franchement, son mode marathon basique finit toujours pas éclipser toutes les nouvelles options qu’on trouve à présent dans les versions récentes du hit d’Alexei Pajitnov). DR. MARIO reprend donc vaguement le principe d’un TETRIS, mais remplace les briques par des capsules (qui peuvent combiner jusqu’à deux couleurs différentes) et, en lieu et place des lignes à caser, il vous faudra ici tuer des virus. Le tout se déroule dans une fiole et le but du jeu est donc d’aligner quatre fois la même couleur pour faire disparaître une ligne. Si un virus s’y retrouve coincé, il meurt et vous marquez des points. Lorsque tous les virus présents dans la fiole ont été annihilés, vous passez au niveau suivant (et devinez quoi : il y a davantage de virus).

Le fait de devoir tuer des virus pour avancer a pour conséquence de ne pas accorder trop d’importance au scoring, et pour un jeu de ce genre c’est un peu dommage… et même s’il est possible de débloquer quelques animations lorsque vous atteignez certains niveaux dans des vitesses élevées (niveaux 5, 10, 15 et 20 si je ne m’abuse – comme le docteur), ce n’est pas suffisant pour passionner le joueur exigeant. Face au jeu d’Alexei Pajitnov, le docteur ne fait donc pas le mario-le. Son originalité est aussi son talon d’Achille, et DR. MARIO n’est, au final, pas une drogue du niveau d’un TETRIS…même si on en manipule des cachetons ! On prend quand même du plaisir, et les petites musiques et virus rigolos qui gigotent aident à faire passer la pilule. Un bon jeu, en somme, mais que l’on n’a pas forcément envie de ressortir très souvent.

Note :            Nostalgie :

DR. MARIO sur Game Boy n’est clairement pas du niveau d’un TETRIS ou d’un PUYO PUYO (qu’il s’agisse de son mode un ou deux joueurs). On passe malgré tout un bon moment, même si celui-ci n’est jamais très long (les parties ne sont finalement pas aussi trépidantes que ça). A noter que le jeu est sorti la même année sur Famicom, et qu’il y est un poil meilleur (avis personnel).

Le combo de la mort qui tue, pour débloquer une musique secrète qui vous rappellera “vaguement” quelque chose :

mag vintage

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