Nemesis (Game Boy, 1990)

icone game-boyNEMESIS
Année : 1990
Studio : Konami
Éditeur : Konami
Genre : seek and destroy only
Joué sur Game Boy et Game Boy Advance SP, testé sur GBA SP
Support : cartouche


La dernière ligne de défense : c’est vous. À bord de votre vaisseau spatial, il vous faudra récupérer des bonus afin de renforcer votre armement, vitesse et protections. À vous de faire le bon choix entre la défense et l’attaque… et peut-être viendrez-vous à bout des extra-terrestres qui nous menacent… et des Moaï volants de l’espace.

NEMESIS est l’adaptation du classique GRADIUS, sur la petite Game Boy. On retrouve ainsi cinq niveaux, mais seul le premier correspond vraiment à GRADIUS. Le reste a été très largement réarrangé, à tel point que l’on peut quasiment parler de nouveau jeu à part entière. Par exemple, pas de « volcano pass » sur Game Boy, ni de troisième et quatrième options (elles sont limitées à deux pour d’évidentes raisons techniques, comme sur la version Famicom). On retrouve pourtant bien l’univers de GRADIUS premier du nom, avec des ennemis similaires, et tout l’arsenal déjà présent sur arcade est toujours bien là (et le système pour le choisir aussi : à coups d’upgrades lâchés par vos adversaires qui font monter une barre en bas de l’écran vous permettant de choisir votre arme). On retrouve même cette petite idée géniale de GRADIUS, qui faisait intervenir, dans chaque niveau, un mini-boss avant le vrai boss de fin de niveau… Des boss qui divergent d’ailleurs du GRADIUS originel (souvenez-vous il fallait se taper plusieurs fois le même adversaire) puisque sur Game Boy chaque boss est différent (et généralement assez gros : génial). Un petit mot également sur les décors évolutifs chers à GRADIUS, sur NEMESIS il n’y en a pas (sauf à la rigueur dans les deux niveaux secrets) mais les programmeurs ont rattrapé le coup en incluant des murs mouvants dans le dernier level (affutez vos réflexes).

C’est au niveau de la difficulté que les puristes risquent de grincer des dents : NEMESIS est en effet relativement difficile… mais c’est vous qui choisissez le nombre de vies disponibles (avec un maximum de 99 !). Les upgrades fleurissent également assez souvent après l’explosion d’une flopée d’ennemis, les checkpoints ne sont pas trop sadiques… aussi on progresse sans trop de stress (pour peu que vous ayez opté pour les 99 vies). Certes comme le veut la tradition des GRADIUS, on perd toutes nos armes et améliorations suite à un décès, mais une telle remise à zéro est vraiment moins catastrophique que sur quelques titres hardcore de la franchise (dans lesquels un premier décès intervenant au troisième niveau vous condamnait à tout recommencer).

Encore une fois, « casualiser » un jeu pour son portage sur une petite portable ne me semble pas une mauvaise idée : on n’a pas nécessairement envie de suer sang et eau durant sa pause déjeuner au bureau, ou encore dans un transport en commun. En fait non, pas dans les transports en commun : la maniabilité de NEMESIS étant tellement précise et pointilleuse que ça se joue souvent au millimètre, je me souviens m’être fait des cheveux blancs lors d’un retour en train après une dure journée de labeur : le train bougeait légèrement ce qui décalait mes pouces de quelques millimètres toutes les x secondes… résultat mon vaisseau explosait injustement et j’en voulais à la terre entière (enfin surtout à la compagnie ferroviaire).

Jolie réalisation, maniabilité géniale, difficulté très (trop ?) modulable (pour ne pas le terminer il faut vraiment être une cloche – de Pâques comme les Moaï), NEMESIS est un petit bijou fun et jouissif au possible, qui fait davantage appel aux réflexes du joueur qu’à la mémoire (on ne s’en plaindra pas). Un portage extrêmement bien pensé et réussi, à ranger auprès de NEMESIS 2, ZAS et des deux R-TYPE pour avoir ce qui se fait de mieux dans le genre sur Game Boy.

Note :         Nostalgie :

Un shoot’em up absolument immanquable sur Game Boy : on se retrouve en plein dans l’univers GRADIUS, la difficulté en moins (sauf en hard, il faut s’accrocher) mais sur une console portable ce n’est pas nécessairement un inconvénient. Et si on peut en effet jouer avec 99 vies et choisir son niveau de départ, la fin du jeu ne se dévoilera que si vous terminez tous les niveaux (ce qui n’est pas franchement difficile).
Fun et hyper maniable, NEMESIS est donc une variation extrêmement réussie du premier GRADIUS. Indispensable pour les fans de shoot.

mag vintage

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