Barbarian (Amstrad CPC, 1987)

icone Amstrad_CPC464BARBARIAN
Titre alternatif : Barbarian: The Ultimate Warrior
Année : 1987
Studio : Palace Software
Éditeur : Palace Software
Genre : éro-globine
Joué  et testé sur Amstrad CPC
Support : cassette / disquette


Le sorcier Drax a enlevé la princesse Mariana. Armé de votre glaive et de votre courage, vous devrez vaincre plusieurs adversaires avant de pouvoir faire face à l’ignoble magicien. Dans ce duel du bien contre le mal, êtes-vous prêt à faire saigner le diable ?

Un drôle de guerrier, ce barbare riant du haut de son assurance à toute épreuve. Gonflé de testostérone, il ne craint rien, ni personne. À dire vrai il ressemble un peu à Conan… S’agit-il d’un hasard ? Bien sûr que non, surtout que le thème du jeu reprend (au clavier Bontempi) l’un des thèmes composés par Basil Poledouris pour le film de John Milius (sorti cinq années avant le jeu vidéo) et que l’un des coups correspond à la « toile d’araignée de la mort » exécutée par Arnold dans le film CONAN LE BARBARE (quand il fait tournoyer son épée devant lui). On appelle donc ça du pompage en règle (ça m’étonnerait que Palace Software ait versé le moindre centime à Dino De Laurentiis).

En 1987, BARBARIAN fit l’effet d’une petite bombe dans l’univers vidéoludique : outre une réalisation réussie (superbes couleurs, animations fluides), le jeu se double d’un gameplay simple mais résolument jouissif mettant en scène des combats à un contre un, chacun étant armé d’un glaive assez lourd (on ressent cette lourdeur dans certains coups un peu plus lents que les autres). Chaque direction du joystick correspond à un coup (ou à un mouvement si on n’appuie pas sur le bouton fire), et il est donc possible de varier les plaisirs : coincer son adversaire dans un coin de l’écran pour le marteler de petits coups (de pied, de tête), jouer la défense (deux parades possibles) ou tenter une décapitation. Une idée absolument géniale : un coup risqué (car un peu lent, vous pouvez être contré), mais qui tue directement votre adversaire. Qu’est-ce que c’était jouissif, en 1987, de décapiter ses adversaires avec la petite gerbe de sang qui l’accompagnait. Je ne pense pas que BARBARIAN soit le premier jeu comportant de vrais éléments gores, mais en tous les cas il précède dans l’histoire certains titres qui deviendront les mètres étalons du genre : SPLATTERHOUSE ou MORTAL KOMBAT, par exemple.

Chaque combat se déroule le plus simplement du monde : un écran fixe (il n’en existe que quatre différents), les adversaires qui se font face et douze points de vie qui les séparent de la mort. Chaque coup porté fait perdre un point (chose étrange : le piteux coup de pied fait aussi mal qu’un coup d’épée dans la gorge), et bien évidemment un retournement de situation est toujours possible puisque la décapitation peut mettre fin aux débats à tout moment. Hélas malgré les incroyables qualités de BARBARIAN, quelques défauts sont bien présents. Tout d’abord les combats sont assez répétitifs (tous les adversaires sont identiques, à l’exception du boss final) et les options presque inexistantes (mode 1 : un joueur au joystick / mode 2 : un joueur au clavier / mode 3 : deux joueurs en face à face dans des combats d’une minute). Autre problème concernant les combats : on les maîtrise assez rapidement et on finit par mettre raclée sur raclée. En effet la roulade est beaucoup trop puissante et en raison de l’absence de temps limité en mode solo, on peut assurer le coup et ne pas prendre de risques : un chrono aurait vraiment pimenté les choses. Heureusement, le mode deux joueurs propose des combats intéressants (le chrono d’une minute change tout : l’un des deux joueurs doit prendre des risques), même si l’abus de roulades peut parfois gâcher la fête.

Malgré ses défauts, BARBARIAN est un grand jeu : il est toujours jouable et fun plus de vingt ans après sa sortie (alors imaginez un peu ma réaction, à l’âge de 12 ans lorsque le jeu est arrivé sur Amstrad !). Et s’il est beaucoup trop facile, c’est à chacun de se poser des restrictions pour inventer des petits challenges (tenter des décapitations, jouer avec les parades – qui ne sont pas franchement utiles en temps normal, chercher le perfect, etc.). À noter également un soin assez nouveau (pour l’époque) apporté au packaging, qui déniaisa de nombreux adolescents… avec une jaquette hyper sexy mettant en avant les formes plantureuses de Maria Whittaker (il y avait aussi un poster dans la boÏte, qui a longtemps trôné au-dessus de mon lit). Miss Whittaker qui connut par la suite son propre jeu avec MARIA WHITTAKER’S XMAS STRIP POKER. Voilà pour la minute cul-turelle. Pour le reste vous savez ce que vous devez faire : si vous cherchez un jeu de combat original et jouissif à en perdre la tête, foncez sur BARBARIAN !

Note :   Nostalgie : case blanche 2

BARBARIAN (par la boîte responsable de CAULDRON et ANTIRIAD) est un jeu de combat simple en apparence, mais c’est justement cette simplicité qui fait sa force. Et si les combats sont répétitifs, le fun est toujours incroyablement présent. Un grand jeu, qui fut décliné sur de nombreuses machines, jusqu’aux ordinateurs 16 bits. Curieusement, c’est bien la version 8 bits originale de l’Amstrad qui demeure la plus recommandable (même si la musique est meilleure sur C64) : tout s’y imbrique de manière plus fluide et naturelle que dans les autres portages. Le jeu fut suivi d’un deuxième épisode, axé exploration. Curieusement le fait de complexifier l’intrigue tira le jeu vers le bas.


Bonus : la jaquette recto-verso (cliquez pour élargir l’image)

Un peu de gameplay pour la route :

mag vintage

case blanche <—

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2 réponses à Barbarian (Amstrad CPC, 1987)

  1. ah oui je me rappelle bien de ton poster! eh eh…
    Sinon j’ai rejoué récemment à ce grand jeu sur ému amiga et ça fait toujours plaisir d’y jouer. Le gameplay est simple et très efficace!

  2. David dit :

    Excellent! La roulade, c’était bien abusé! Le bonhomme qui shoot dans la tête, que de souvenirs ^^ Le jeu était bien rapide, je ne m’en rappelais plus!

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