Dragon Ninja (Famicom, 1989)

icone FamicomDRAGON NINJA
Titres alternatifs : Bad Dudes vs. Dragon Ninja / Bad Dudes
Année : 1989
Studio : Data East
Éditeur : Namco
Genre : et le coca colla un ulcère aux héros américains
Joué sur Famicom, Amstrad CPC et Amiga 500, testé sur Famicom
Support : cartouche


Blade et Striker vont se lancer à la poursuite d’un gang de ninjas ayant kidnappé Ronnie, le président des États-Unis. Au menu : des canettes de coca-cola en entrée (pour regagner de l’énergie) et un hamburger comme récompense finale pour le dessert. Heureusement et histoire de garder la ligne, le plat de résistance promet bien des pertes de calories à nos deux héros : coups de pied circulaires, coups de poing on fire, maîtrise du couteau et du nunchaku, duels contre des boss aux techniques redoutables… non rien ne sera épargné à Blade et Striker. Pas même ce septième (et dernier) niveau machiavélique durant lequel ils devront une nouvelle fois lutter contre tous les boss dont ils s’étaient pourtant déjà débarrassé.

« I’m bad ! »

DRAGON NINJA est un jeu culte des années 80 (l’âge d’or des jeux vidéo, je ne le répéterai jamais assez : les joueurs découvraient nouveautés sur nouveautés !). DRAGON NINJA est un simple beat’em all en 2D, qui va beaucoup moins loin qu’un autre classique (pourtant sorti un an avant sur arcade) : DOUBLE DRAGON. En effet, là où DOUBLE DRAGON proposait un nombre impressionnant de coups et la possibilité de bouger son personnage dans toute la profondeur de l’écran, DRAGON NINJA (dont la borne d’arcade date de 1988) ne vous permet que de bouger en pure 2D, avec la simple possibilité (pour varier un peu le gameplay) de sauter sur une plateforme surélevée – le jeu se joue donc sur deux niveaux.

Le nombre de coups est également assez limité. On a ainsi droit à un coup latéral, un coup baissé, un saut avec coup de pied circulaire (boutons A et B en même temps) et à un gros coup de poing dévastateur (appuyez sur le bouton A quelques secondes). C’est peu mais finalement suffisant pour s’amuser. Le portage sur Famicom respire en effet l’esprit arcade, avec ses ennemis dont il faut connaître chaque particularité (les ninjas ont des couleurs différentes, chacun d’entre eux sera à appréhender d’une manière particulière), ses boss aux patterns originaux (toujours sympa de trouver la parade pour venir à bout facilement d’un gros méchant), les niveaux variés (ville, forêt, grotte, base futuriste, sur le toit d’un camion qui roule…), ou encore les clins d’œil rigolos (Karnov apparaît ici dans le rôle d’un méchant).

Si j’ai donc adoré rejouer quelques heures à DRAGON NINJA pour en voir la fin (avec un peu de difficulté, un ou deux niveaux sont brutaux et il y a peu de continus), c’est aussi parce que l’effet nostalgie joue à fond. Un joueur qui n’a pas connu cette époque devrait avoir du mal à pardonner les défauts du soft. Tout d’abord on ne peut pas jouer à deux simultanément (l’un après l’autre uniquement, je n’ai jamais compris l’intérêt), la réalisation est très inégale (horrible clipping, parfois des adversaires disparaissent partiellement) et une gestion très moyenne des collisions risque de vous faire criser (par conséquent, même le super coup de pied circulaire s’avère assez risqué, dommage). La superbe version arcade n’a donc rien à voir, bien évidemment. Curieusement, la version Famicom dame malgré tout le pion aux portages sur ordinateurs 16 bits. Oui, même la version Amiga, bien plus jolie, est finalement moins intéressante à jouer car demandant beaucoup moins de technique de la part du joueur. Sur Famicom il vous faudra en effet connaître chacun de vos adversaires, savoir à peu près quand apparaitra la prochaine canette de coca (qui rend de l’énergie : ne vous étonnez pas après qu’il y ait autant d’obèses aux États-Unis), faire le maximum pour garder votre arme le plus longtemps possible (disons le franchement : c’est presque vital), mourir quelques fois face aux boss avant de comprendre le truc, apprendre (par la douleur !) quels coups sont vraiment efficaces compte tenu des problèmes ponctuels de collision… bref jouer à l’ancienne, tout simplement.

La version Famicom est donc, aussi incroyable que cela puisse paraître compte tenu de sa réalisation, le meilleur portage existant de DRAGON NINJA sur machines de salon. Un classique du beat’em all, qui a certes pris un coup de vieux mais qui devrait toujours plaire aux joueurs de plus de 30 ans… désireux de sauver Ronnie, le fameux président des amers Ricains.

Pour terminer, vous vous êtes peut-être un jour demandé ce que pouvait bien dire votre personnage à la fin de chaque niveau. Il articule en effet quelque chose ressemblant à «Aaarbrarr». En fait il cherche à vous dire : « I’m bad » (je vous rappelle que l’album de Michael Jackson BAD était sorti un an plus tôt). Oui, on appelle ça de la voix digitalisée au marteau-piqueur.

Note :       Nostalgie :

DRAGON NINJA est un pur classique du beat’em all, mais qui a sans doute fait son temps. Les vieux de la vieille que nous sommes devraient malgré tout faire fi des petits soucis de réalisation pour apprécier ce monument des années 80 à sa juste valeur. Surtout que la version Famicom est le meilleur portage de l’arcade existant : pas le plus beau, mais le plus fidèle à un certain « esprit arcade ». 

Une vidéo de gameplay :

mag vintage

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2 réponses à Dragon Ninja (Famicom, 1989)

  1. C’est marrant j’ai refais la version arcade y a 1 mois je crois environ 🙂 Très bon jeu !

  2. cherycok dit :

    Roh, je me souviens de ce jeu, on me l’avait prêté à l’époque si je me souviens bien. Je sortais de Double Dragon 2 et je cherchais d’autres jeux du même genre. Revoir les images me font penser qu’il m’avait laissé un très bon souvenir

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