Resistance: Burning Skies (PlayStation Vita, 2012)

icone playstation vitaRESISTANCE: BURNING SKIES
Titre alternatif : Resistance: America Saigo no Teikou
Année : 2012
Studio : Nihilistic
Éditeur : Sony
Genre : la guerre des boutons… et du tactile
Joué et testé sur PlayStation Vita
Support : PS Vita Card


Durant les années 50, les États-Unis sont mis à feu et à sang par les Chimères. Tom Riley, un pompier qui passait par là va, un peu par hasard, remonter une bien étrange piste avec l’aide de quelques résistants de fortune, afin de lever le voile sur les mystères entourant cette violente invasion extraterrestre.

Nos amis les pompiers répètent souvent qu’il n’y a pas de fumée sans feu. RESISTANCE BURNING SKIES confirme hélas ce triste adage : critiqué de toutes parts au moment de sa sortie, le soft du studio Nihilistic (on n’est pas près de les oublier ces petits gars) confirme la plupart de nos craintes une fois la console en main. Malgré tout, le premier FPS de la PS Vita ne mérite aucunement le torrent d’insultes (parfois infondées) dont il fut la cible. Des insultes souvent perpétrées par des joueurs trop difficiles ou, et c’est plus grave, par des testeurs professionnels un brin obtus (le test de jeuxvideo.com vaut son pesant de chimères, notamment la note dédiée à la jouabilité).

Bon appétit, voici le menu :

L’entrée des artistes ?

Les artistes parlons-en, on se demande s’ils figurent sur la liste d’embauche du studio Nihilistic. Techniquement BURNING SKIES est critiquable : s’il demeure regardable et ne pique pas vraiment les yeux (certains niveaux sont même jolis, en particulier vers la fin), il faut bien avouer qu’on est en droit d’attendre plus d’une PS Vita (textures souvent pauvres – l’eau est digne d’une PSP, animations des PNJ limitées, petits bugs, ambiance sonore quasi inexistante – un comble surtout que le thème principal du jeu est excellent – enfin quand on a la chance de pouvoir l’entendre). Néanmoins, l’ensemble se révèle particulièrement fluide, et pour un FPS c’est un détail qu’il convient de ne pas prendre à la légère.

Le plat’inum de résistance

Qui dit RESISTANCE sous-entend FPS bourrin et à l’ancienne. En ce sens et si vous êtes fan de la série, BURNING SKIES ne vous décevra pas trop. Certes il ne s’agit que de grands couloirs à parcourir en ligne droite, mais la gestion des armes (nerf vidéoludique de la franchise) est toujours aussi jouissive. Il y a huit armes au total (plus la pioche) qui disposent chacune d’un tir principal et d’un tir secondaire très spécial. Pour actionner le tir secondaire, il vous faudra exécuter une commande sur l’écran tactile, et le moins que l’on puisse dire c’est que ça fonctionne particulièrement bien. Entre le laser qui traverse les murs, les boucliers d’énergie, les rockets et autres joyeusetés parfois extrêmement originales, on prend littéralement son pied à dézinguer des chimères tout en tapotant sur un écran tactile intelligemment mis à contribution (le lancer de mines et de grenades, par exemple, est très naturel).  Hélas si les armes sont puissantes et variées, vos adversaires ne les mettront pas souvent en valeur car ils seront, dans la plupart des cas, trop faciles à occire en raison d’une IA défaillante. La difficulté du jeu est par conséquent peu élevée, aussi je vous conseille d’y jouer au moins en mode Normal ou Hard (puis de tenter le mode Super Human – surhumain en VF – ensuite, afin de profiter du newgame+ vous permettant de débuter avec toutes vos améliorations). Cerise avariée sur le gâteau : les trophées de BURNING SKIES sont d’une facilité insolente et le platinum est quasiment déblocable en un seul walkthrough (à deux trophées près), même en mode Easy. Dégonfler un tel jeu de tout challenge valorisant relève à mon sens de la pure hérésie…

Vous reprendrez bien un peu de désert ?

Le désert, ce sont ces longs et vains couloirs qu’il vous faudra souvent arpenter avant de débusquer de la bestiole à butter. En soi, le fait que BURNING SKIES soit un FPS de couloir ne me dérange pas – c’est un style qui a déjà fait ses preuves. Encore eut-il fallu peupler lesdits couloirs, n’est-ce pas… Il s’agit, ici, du principal écueil de ce RESISTANCE : à part vers la fin, les monstres ne sont pas assez nombreux ni suffisamment diversifiés. Même les boss sont souvent recyclés ad nauseam. Heureusement, quelques petits secrets ont été disséminés çà et là (documents militaires et surtout améliorations pour les armes) et plusieurs PNJ viendront parfois vous prêter main forte (une vraie bonne idée : certains PNJ m’ont ainsi sauvé la vie quelques fois) mais tout cela demeure bien maigre pour donner de la consistance à un level design relativement pauvre.
Le désert, c’est aussi ce mode online partiellement raté. Trop bourrin et doté de maps trop petites, les parties online ne peuvent se jouer qu’à huit joueurs maxi. Mais c’est peut-être mieux ainsi, puisque s’il avait fallu davantage de personnes pour lancer une partie, nous n’aurions sans doute pas pu jouer très souvent (déjà qu’en l’état actuel des choses, il est parfois difficile de débuter rapidement).

Le mode Super Human en guise de digestif

J’en ai déjà un tout petit peu parlé : le mode Super Human. Il apparaît dans le menu du jeu une fois celui-ci terminé une première fois. Il apporte plusieurs choses indispensables à un bon FPS, à mon sens :
–    d’abord il s’agit d’un vrai newgame+, par conséquent vous débutez la nouvelle partie avec toutes vos anciennes armes et toutes vos améliorations.
–    ensuite la difficulté est clairement revue à la hausse. Du coup, le soft est un peu moins bourrin, seul le joueur prudent arrivera ici à ses fins. La stratégie aura donc son mot à dire durant les batailles rangées et vous devrez également utiliser chacune des spécialités de vos armes à bon escient. N’ayez pas trop peur malgré tout : ce mode surhumain n’a rien d’impossible, bien au contraire. On est à des années lumières du mode God de VANQUISH, par exemple…

En gros, RESISTANCE BURNING SKIES, qui n’est qu’un jeu moyen, devient beaucoup plus fun et plaisant en mode Super Human. Dommage que beaucoup de joueurs n’aient pas fait les forts de pousser l’expérience RESISTANCE jusque-là. C’est le syndrome kleenex du jeu vidéo moderne…

Par conséquent, et l’air de rien, BURNING SKIES est quand même le meilleur FPS de l’histoire sur consoles portables en 2012. Gageons qu’il sera malgré tout très rapidement détrôné puisque s’il possède effectivement des pieds d’argile, ce RESISTANCE n’a absolument rien d’un colosse. Il convient donc, à mon sens, d’en profiter maintenant, à petit prix. Car à la manière de la plupart des autres FPS (un genre qui vieillit souvent très mal), il risque bien de tomber petit à petit dans l’oubli…

Note :

Graphiquement inégal et n’offrant que peu de challenge, RESISTANCE: BURNING SKIES se boucle un peu vite (comptez 5-6 heures, soit deux fois plus de temps que pour terminer NEW SUPER MARIO BROS 2). Il demeure malgré tout un jeu très sympa à faire au moins une fois – voire deux, pour tâter du mode Super Human qui apparaît lorsque le jeu est terminé une première fois. Ça vaut le coup car on en bave enfin, et on peut profiter pleinement de l’arsenal de BURNING SKIES qui est, à l’instar des autres titres de la franchise, le principal intérêt de l’aventure – surtout que les options tactiles ajoutées fonctionnent à merveille. À petit prix neuf (par exemple 3000 yens au Japon) ou d’occasion (pas grave pour le pass online périmé puisque les parties en ligne ne sont pas intéressantes), RESISTANCE: BURNING SKIES ne constitue pas l’arnaque vidéoludique totale décrite par certains joueurs et autres professionnels du jeu vidéo.

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