The Ball (PC, 2010)

THE BALL
Année : 2010
Studio : Toltec Studios
Éditeur : Tripwire Interactive
Genre : FPS / Puzzle-Game
Joué et testé sur PC
Support : Online (Steam)

Vous incarnez un archéologue travaillant sur les pentes d’un volcan éteint quelque part au Mexique quand vous vous retrouvez prisonnier d’une grotte. Il ne vous faut pas très longtemps pour vous rendre compte qu’il ne s’agit pas d’une simple grotte. Vous trouvez alors une ancienne ruine cachée depuis plusieurs siècles et y découvrez un mystérieux objet : une balle de métal et d’or.

Les soldes Steam sont toujours un moment attendu des gamers PC, pour l’énorme éventail de softs proposés par la plateforme (gros ou petits jeux indé), mais aussi et surtout pour ses promotions hallucinantes. Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec dans son panier un petit jeu dont on n’a jamais entendu parler, bradé à 1.49€ (au lieu de 9.99€), et dont la seule évocation dans la description de FPS + puzzle-game nous rappelle directement les nombreuses heures de plaisir (ou d’arrachage de cheveux) passées sur les Portal 1 et 2. Parce que franchement, un FPS qui propose autre chose que du bourrinage intensif ou du « vas-y que je t’en mets plein la vue pour pas grand chose », c’est toujours bien agréable et bon à prendre.

A l’origine, The Ball était un mod d’Unreal Tournament troisième du nom développé par un petit studio suédois du nom de Toltec Studios en utilisant l’excellent moteur Unreal Engine 3. Après avoir gagné plusieurs prix sur la scène du modding, ils décident de sortir en 2010 cette version standalone qui va reprendre le même principe, à savoir donc un mélange de vue à la première personne et un système de puzzle dont les dignes représentants sont les Portal 1 et 2, cités plus haut, des créateurs de Half-Life, Valve.
Vous allez donc incarner un archéologue qui, alors qu’il travaille sur un volcan au Mexique, va tomber dans une grande fissure, lui ouvrant les portes d’une immense série de cavernes et de tunnels dans lesquels se trouvent les vestiges d’une ancienne civilisation. Mais surtout vous ferez rapidement la découverte d’une grosse boule métallique un peu spéciale, et d’une sorte d’ustensile un peu particulier, sorte de croisement entre le marteau piqueur et l’aspirateur, qui va vous permettre soit de donner des grands coups sur la boule afin de la pousser, soit de « l’aspirer » afin de la faire revenir vers vous. Vous voilà donc fin prêt à explorer ces innombrables grottes et à évoluer dans ces dédales dans lesquels vont s’enchainer puzzles games puis ennemis qu’il vous faudra résoudre et occire grâce à votre seul allié, la boule de métal.

Cette boule va donc avoir de nombreuses fonctions et il va falloir toutes les utiliser suivant ce qui va se présenter à vous. Elle pourra par exemple détruire des murs un peu trop fragiles ou des barricades en bois, vous servir « d’escabeau », servir de boule de bowling afin de faire des strikes pour tuer les quelques morts vivants qui hantent encore les lieux…
Bien entendu, qui dit puzzle game dit petits moments de réflexion. Même si dans l’ensemble, la difficulté ne devrait pas trop poser de problèmes, certains passages vont demander quelques instants de réflexion sur comment on va pouvoir utiliser la sphère, d’autant plus que certains interrupteurs ne sont activables que par le joueur, d’autres que par la boule. Malheureusement, rien de très compliqué au final (contrairement à Portal où on pouvait bloquer de longues minutes durant), mais il va parfois falloir envoyer la balle à un certain endroit, afin d’activer une plateforme qui vous permettra d’accéder à un étage supérieur dans lequel le passage est bloqué, mais qu’il faudra déverrouiller depuis le haut en dirigeant la boule à distance sur un autre interrupteur. Vous voyez le genre ? Il vous faudra même parfois faire interagir la balle avec des éléments du décor comme lorsque le passage est obstrué par de très gros rochers, où un peu de corde pour attacher les deux ensemble permettra de tracter la pierre grâce à la boule. Ce ne sont que deux petits exemples parmi tant d’autres, mais citons également que l’environnement changeant (lieu inondé, gravité changée,…) donnera une toute autre dimension sur la manière de déjouer les pièges qui se dressent devant vous.

Malheureusement, à cause de la relative facilité du jeu, on vient à bout de The Ball assez facilement. Comptez entre 6 à 8h pour finir le mode histoire. C’est fort dommage tant l’expérience est assez intéressante d’un point de vue gameplay, même si pour le prix, il est difficile d’en demander beaucoup plus. Notons tout de même que les développeurs ont inclus un mode Survie rallongeant un peu l’ensemble, 4 nouvelles missions en plus des 8 de base, ainsi qu’un niveau Portal réellement fun.
Côté technique, le jeu est relativement joli, Unreal Engine 3 oblige, et même si on se rend compte rapidement de la redondance des environnements, cela reste toujours très agréable à l’œil, avec une très belle finition, des effets de transparence très réussis, et surtout aucun bug à signaler. L’ambiance sonore est également un des points forts du jeu, avec des musiques parfois discrètes, parfois plus haletantes, et qui accompagnent très bien cette aventure aux forts relents d’Indiana Jones. La physique de la balle est sans accroc, respectant bien tous les système de gravités en fonction des environnements où elle évolue, et même si un très court temps d’adaptation est nécessaire pour maitriser l’engin (un tuto est là pour tout nous apprendre), on arrive très rapidement à faire ce qu’on veut avec.

Note : joystick half

Sans être le jeu du siècle, The Ball reste pourtant une jolie petite réussite, qui nous prouve qu’un FPS peut être intelligent et qu’il n’a pas besoin de faire dans le dégommage d’ennemis en mode industriel pour accrocher le joueur. Si seulement les gros studios pouvaient de temps en temps s’inspirer un peu de ce qu’il se passe du côté de la scène indé et pas nous pondre un énième Call of Duty ou Battlefield, qui possèdent certes bien des qualités, mais qui au final ne sont chaque année qu’une évolution graphique de l’épisode précédent…

Genre : , , , . Ce contenu a été publié dans CURRENT-GEN, Test, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

2 réponses à The Ball (PC, 2010)

  1. Oli dit :

    Donc en fait ce n’est pas un FPS ? C’est un FPP – First Person Puzzle-game ?! Ça a l’air sympathique en tous les cas, merci pour la chronique.

  2. cherycok dit :

    Vi, ca serait plutot un FPP s’il fallait vraiment lui trouver un genre à part entière ^_^ Effectivement c’est très sympathique, je suis content de la découverte

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *