Bulletstorm (PC, 2011)

Bulletstorm-PCBulletstorm
Année : 2011
Studio : People can Fly / Epic Games
Éditeur : Electronic Arts
Genre : FPS plein de testostérone
Joué et testé sur PC
Support : Online / DVD-ROM

Basé dans un univers futuriste, le jeu nous entraîne sur les traces de Grayson Hunt et Ishi Sato, deux membres d’une organisation paramilitaire œuvrant pour une confédération futuriste baptisée Dead Echo. Mais le duo va échouer sur la planète Stygia, terre d’asile de dangereux mutants.

Développé par les Polonais de People Can Fly, qui ont déjà pondu les très funs Painkiller, en collaboration avec Epic Games (les papas de Unreal et Gears of War), Bulletstorm est le genre de jeu dans lequel on se lance pour se détendre, pour reposer son cerveau après une journée de boulot harassante, le genre de jeu où la réflexion n’intervient à quasi aucun moment, où les maitres mots sont « bourrinage en mode industriel » et « fun en barre », ce style de jeu où on est dans un gros couloir mais on s’en fiche éperdument tant ce qu’on nous propose est du plaisir à l’état brut, un jeu se finissant en à peine six à huit heures mais au final ce n’est pas grave parce que ça fait du bien par où ça passe. Un jeu plein de poésie et de tendresse…ou pas…

L’introduction nous met d’ailleurs directement dans l’ambiance. En moins de deux minutes, on se rend compte qu’on va jouer une sorte de mercenaire de l’espace un peu trop porté sur la bouteille, au langage des plus fleuris, et à l’intelligence somme toute limitée. Un bon gros bourrin en somme, à l’image du jeu lui-même que le studio a d’ailleurs vendu comme ça lors de la promo.

C’est simple, j’ai beau me creuser la tête, je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai eu entre les mains un jeu aussi jouissif en terme de bourrinage dans le sens où, malgré la très faible durée de vie du titre (6/8 bonnes grosses heures réparties sur sept chapitres), ça ne s’arrête pas une seconde. Ça tire de partout, ça explose dans tous les sens. Rien d’anomal jusque là dans un FPS me direz-vous, surtout dans un FPS « couloir » scripté façon Call of Duty. Alors certes, c’est vrai, mais Bulletstorm est d’une poésie rarement atteinte dans un titre de ce genre là, ce qui lui donne une dimension hors normes, un côté « over the top » qu’on ne retrouve pas dans d’autres titres similaires donnant dans l’ultra violence tels que les remakes de Rise of the Triad ou Shadow Warrior.

Ce côté jouissif repose uniquement sur les skillshots. Les moins anglophiles d’entre vous pourront se demander « What the fuck is that !? » Disons que tout va reposer sur les innombrables manières de réduire en charpie vos adversaires avec derrière tout ça un système de scoring qui aura son importance. Il va falloir faire des points parce que ce sont ces points qui vont vous permettre d’acheter des munitions et des améliorations pour vos différentes armes. Et pour faire des points, il va falloir varier la façon dont vous allez tuer vos ennemis (une aide est disponible en jeu pour toutes les énumérer).

Elles sont nombreuses, elles sont différentes en fonction de l’arme que vous avez en main, et il ne faudra pas hésiter à utiliser tous les éléments du décor qui vous passent sous la main pour rendre l’ensemble des plus réjouissants ! Allez, citons par exemple les classiques « Suffocation » lorsque vous tirez une balle bien précise dans la gorge et que l’ennemi s’étouffe avec son sang, ou « Entrée des artistes » qui comme son nom l’indique vous fait comprendre que votre ennemi est décédé des suites d’une balle dans le cul ; ou des plus originaux tels que « Acuponcture » lorsque vous aurez éjecté un des bad guys sur un bon gros cactus ou encore « Révolution Française » en décapitant au moins deux ennemis d’un seul tir chargé de Lacérateur, une des armes les plus funs du jeu. La liste de tous les skillshots est disponible ICI.

Mais comme ce n’est pas suffisant, les développeurs ont eu la merveilleuse idée de rajouter une sorte de bullet time lorsque vous éjectez vos ennemis d’un gros coup de saton dans la gueule, sauf que ce bullet time n’est effectif que sur eux et que vous continuez de votre côté à bouger à une vitesse normale, ce qui permet de bien faire mumuse avec votre pauvre ennemi dont le destin est de s’en prendre littéralement plein la gueule. Écrit comme ça, ce n’est peut-être pas très clair, donc les curieux, je vous conseille de vous ruer sur une vidéo du jeu qui contiendra forcement un de ces moments ultra jouissifs.

L’autre gros côté fun vient de la tendance du titre à verser dans l’ultra violence. Outre les différentes morts qui sont déjà bien hardcore quand on sait y mettre les moyens, le jeu ne lésine pas sur les effets très gores. Le corps sont coupés en morceaux, explosent dans la joie et la bonne humeur, et le sang coule à flot, à tel point qu’un bon gros coup de fusil à pompe bien placé permet de repeindre en rouge vif un gros pan de mur sans aucun souci. On est tellement dans l’exagération par moments qu’il est régulier de pouffer de rire derrière son écran comme par exemple lorsqu’un ennemi se fait éjecter par un coup de Pénétrateur (notez déjà toute la poésie dans le nom de l’arme), que ce dernier fini empalé dans un mur, avec la foreuse qui continue de tourner, entrainant avec elle dans sa rotation le corps du pauvre ennemi qui, en tournant, va balancer du sang un peu partout aux alentours. Jouissif je vous dis !

Côté technique, le titre a beau dater de 2011, il reste 4 ans après relativement beau visuellement parlant. Certains décors bénéficient d’une superbe profondeur donnant droit à des paysages très réussis aux couleurs bien vives (contrairement à un Gears of War bien plus sombre, même si c’est voulu). On pourra par contre reprocher quelques textures pas toujours très heureuses, principalement sur les personnages lors des cutscenes en vue rapprochée, ainsi que quelques polygones se chevauchant au niveau des articulations de ces mêmes personnages, mais au final l’ensemble tient toujours très bien la route et surtout sans aucune baisse de frame rate malgré l’action frénétique de certains passages. Et pour un jeu essentiellement axé sur l’action, c’est une très bonne chose, même avec un PC plus vraiment d’actualité (la machine sur laquelle le jeu a été testé a 3 ans).

A côté de ça, Bulletstorm bénéficie d’une maniabilité aux petits oignons à partir du moment où l’on a fait une croix sur la possibilité de sauter. L’ensemble est très nerveux, la glissade sur de nombreux mètres est à l’instar du jeu très fun, tout répond au doigt et à l’œil mais quelques chapitres risquent de vous poser problème. Même si le jeu dans son ensemble n’est pas d’une difficulté à s’arracher les cheveux, certains passages donneront tout de même un peu de fil à retordre aux non habitués des FPS typés Action (le patio avec les 4 ou 5 mini boss d’affilé dans 30m²).

Note :

Malgré un mode mulijoueurs sans grand intérêt et une faible durée de vie, Bulletstorm est une sorte de gros défouloir à l’humour omniprésent, le genre de jeu sur lequel on ne reviendra pas forcément une fois terminé, mais qui sur le moment fait un bien fou tant il est jubilatoire de A à Z.

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3 réponses à Bulletstorm (PC, 2011)

  1. Oli dit :

    Vendu ! Tu m’as convaincu, je le prendrai dans quelque temps. Je suis fan de PAINKILLER et d’UNREAL TOURNAMENT. Là je m’éclate sur SHADOW WARRIOR.

    Vive le bourrinage de bon aloi !

  2. cherycok dit :

    Je le trouve trop finot le SHADOW WARRIOR, faut réfléchir avec son sabre ! Avec Bulletstorm, le cerveau fond dès les premières minutes de jeu ^^

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