Super Star Wars (Super Famicom, 1992)

super star warsicone Super_Famicom_JPNSUPER STAR WARS
Année : 1992 (1993 en Europe)
Studio : Sculptured Software
Éditeur : Victor Interactive Software / LucasArts
Genre : Use the Force, [prénom de votre choix]
Joué et testé sur Super Famicom
Support : cartouche


Luke Skywaker ne savait pas où il mettait les pieds, lorsqu’il mit la main sur deux droïdes ayant préalablement appartenu à l’Alliance Rebelle… Armé de son seul courage, il va s’en aller défier les Jawas, Hommes des sables et autres créatures dangereuses de sa planète Tatooine avant de faire la connaissance d’Obi-Wan Kenobi. Ensemble, ils vont louer les services de deux contrebandiers : Han Solo et Chewbacca, pour ensuite s’envoler dans l’espace… jusqu’à la Death Star, une station orbitale gigantesque, capable de détruire des planètes entières. Luke, Han et Chewbacca seront-ils de taille pour sauver la Princesse Leia, détenue par Darth Vader, et pourquoi pas porter une attaque fatale à l’Empire ?

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On ne mesure pas la virilité d’un homme, et a fortiori d’un Jedi, à la taille de son sabre laser. À une époque, pourtant, on mesurait la force de frappe d’un jeu à ses capacités techniques – graphismes, sons… mode 7 ! Et les jeux SUPER STAR WARS, sur Super Nintendo, épataient régulièrement la galerie. Les musiques, nombreuses, reprenaient presque tous les grands thèmes des films, les niveaux suivaient toujours la trame ciné originelle et nous faisaient revisiter tous ces lieux qui nous avaient fait rêver quand les graphismes, enfin, se taillaient la part du lion en reprenant très fidèlement la plupart des personnages, créatures et véhicules imaginés par Georges Lucas. Éblouissant !

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A long time ago, in a galaxy pas si far far away (j’étais sur une ceinture d’astéroïdes entre Grenoble et Albertville), je posai donc mes petits doigts de passionné sur ce jeu. Près de vingt ans plus tard, me revoici face au Maître Jedi incontesté de la Super Famicom, à savoir le SUPER STAR WARS qui m’avait donné tant de fil à retordre à l’époque de sa sortie. Le jeu n’est pourtant pas si dur, quand on s’y met sérieusement et que l’on sait où dénicher quelques-unes des nombreuses extra lives disséminées çà et là dans les différents niveaux – sympa, surtout que certains passages secrets sont vraiment bien sentis. Certes il y a bien un ou deux boss démoniaques (la barge avec les stormtroopers vers la fin, que je ne me souviens pas avoir vue dans le film d’ailleurs) et les sauts ne sont pas très intuitifs – un conseil : persévérez, entrainez-vous. C’est la clé du succès. De toute manière, si vous ne maîtrisez pas les sauts un peu flottants de votre personnage, vous ne passerez pas le quatrième niveau situé dans le Sandcrawler. Une fois que vous aurez bien compris comment moduler la longueur et l’amplitude des sauts, vous pourrez alors vous payer le luxe d’un fight contre le premier big boss du jeu, moisissant dans les artères de feu du Sandcrawler : le Lava Beast Jawenko – damned, c’était dans le film, ça ?

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Le jeu mélange ainsi la plate-forme pure et dure (très dure, parfois) et l’action frénétique – allez, disons même bien “bourrine”, ça arrive parfois de partout ! Vous comprendrez en effet très vite qu’il vous faudra annihiler les innombrables créatures des sables le plus rapidement possible, afin de récupérer de l’énergie – lâchée par les cadavres de womp rats ou de… scorpions géants qui tirent des lasers. Nom d’un Jedi borgne, ça non plus c’était pas dans le film ! Flinguez, courez, sautez ; certes vous vous ferez toucher et vous perdrez de l’énergie, mais vos ennemis droppent tellement de petits cœurs que vous devriez pouvoir vous refaire une santé en chemin – tout du moins dans les modes de difficulté les moins élevés.

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Le gameplay de SUPER STAR WARS ne semble donc pas particulièrement riche au premier abord. Et pourtant… il est moins basique qu’il n’y parait. Tout d’abord les sauts sont modulables (vous l’apprendrez très tôt – ou vous mourrez !), il existe trois personnages jouables aux capacités un peu différentes (Han et Chewie sont déblocables une fois arrivé à un certain point du jeu), quelques mouvements ont l’air purement cosmétiques mais en fait non (la glissade, très importante contre certains boss) et les armes, enfin, possèdent leur lot d’améliorations qu’il vous faudra récupérer au fil de l’aventure – Luke est le mieux loti puisqu’il peut, en plus de son pistolet, utiliser son sabre laser. SUPER STAR WARS n’est donc pas si simple à appréhender, et n’est pas non plus avare en surprises. Son level design est ainsi parfois bien pensé et particulièrement varié – jusqu’aux sympathiques stages en pur mode 7 à bord du Landspeeder. Et puis trucider des mynocks par dizaines ou encore ces affreux Spitapillars, quel plaisir ! Hum… Hein ? Des Spitapillars ? Alors non, là j’en suis sûr et certain, ceux-là ils n’étaient pas du tout dans le film, ni même dans la trilogie et encore moins dans les livres ! Oui, vous l’aurez aisément compris : pour faire de SUPER STAR WARS un bon gros jeu d’action au rythme effréné, les développeurs ont ajouté tout un tas de créatures et de robots dont même C3PO n’a jamais entendu parler (et pourtant il maîtrise plus de six millions de formes de communication). C’est parfois très bien vu (le Sarlacc n’apparait pas dans THE NEW HOPE mais sa présence est légitime sur Tatooine), acceptable (les mynocks), pardonnable (le Mutant Womprat) ou parfaitement injustifiable (les Spitapillars et les scorpions géants qui nous tirent dessus, je dis non !). Malgré tout, le bestiaire et les environnements de SUPER STAR WARS ne sombrent jamais dans le ridicule, l’ensemble demeurant relativement cohérent. Eh puis tout va tellement vite que l’on a à peine le temps d’appuyer sur le bouton pause afin d’aller vérifier tout ça dans une encyclopédie Star Wars sur Internet.

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SUPER STAR WARS souffle donc le doux vent de la nostalgie – et les bourrasques acides et brûlantes des artères mécaniques du Sandcrawler, mais passons. Il s’agit, pour moi, de vrai rétrogaming, en ce sens que certaines de ses mécaniques risquent de faire baisser pavillon à plus d’un joueur des années PS3 et Xbox 360. Il faut le prendre en main. Le dompter. En déceler les quelques subtilités pour pouvoir passer outre ces quelques écueils qui jonchent le chemin du jeune Padawan que vous êtes – et du Jedi que vous serez dans les suites, dont le très réussi troisième épisode. Ou devrais-je dire l’épisode 6 ? Argh, je suis perdu moi maintenant !

Note :      Nostalgie :

À l’époque, SUPER STAR WARS m’avait ébloui – et pourtant je n’avais pas eu la patience d’aller au bout. Une injustice récemment réparée car ce jeu, qui m’avait laissé un souvenir magique mais brutal, est loin d’être si difficile. Il suffit de s’y mettre sérieusement, de se retrousser les manches et d’aiguiser son sabre laser – euh… faites gaffe quand même. Alors certes le jeu est assez long puisque l’aventure ne compte ni mot de passe, ni sauvegarde. Évitez donc de vous lancer dans une partie 30 minutes avant de vous coucher. Ménagez-vous un petit après-midi tranquille et plongez tête la première dans l’épopée de Tatooine (jetez un coup d’œil avant quand même, histoire de ne pas tomber dans le puits du Sarlacc) pour finir sur la Death Star. Oui aujourd’hui encore, SUPER STAR WARS demeure un très bon jeu. Mais exigeant – surtout, d’autres softs lui sont supérieurs en terme d’action ou de plates-formes pures (j’ai connu mieux pour les sauts…). Conviendra-t-il à tout le monde ? Sans doute pas. Mais si vous êtes fan de l’univers STAR WARS, alors la question ne se pose même pas.

Images : Youtube

Une vidéo :

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4 réponses à Super Star Wars (Super Famicom, 1992)

  1. TomTom dit :

    le trio des super star wars sur Super NES, c’était quand même quelque chose à l’époque! 🙂
    Merci pour cet article qui m’a rappelé de bons souvenirs! (et il va falloir que je trouve le temps de ressortir les cartouches de leur boite du coup, ça m’a donné envie tout ça!!!)

    • Oli dit :

      Yep c’était la bonne époque, des pixels et des rêves plein les yeux ! Merci pour ton commentaire. J’ai les autres chroniques de SUPER STAR WARS en stock, en fait je les prépare depuis un moment, je me suis lancé un challenge : finir les trois en quelques jours sans tricher. Challenge réussi !

      • TomTom dit :

        Sacré challenge en effet! Il y a dû y avoir quelques bons moments de frustration. Je suis d’ailleurs curieux de savoir quels sont les passages qui ont le plus mis tes nerfs à rude épreuve!
        En passant, si tu ne l’as pas déjà lu, je te conseille ce petit article sympa sur la genèse de Super Starwars : http://joypad.fr/les-coulisses-de-super-star-wars-super-nintendo/

        • Oli dit :

          Génial, j’ai dévoré l’article. “- Un niveau avec l’utilisation d’un “compacteur” a été supprimé du jeu, faute de mémoire dans la cartouche.” >> intense tristesse 🙁

          Les passages les plus frustrants, dans la saga furent…un boss de SUPER STAR WARS (j’ai oublié son nom, une barge volante avec des stormtroopers, il faut la flinguer avec l’arme upgradée sinon c’est très très dur), et surtout plein de séquences de THE EMPIRE STRIKES BACK. C’est le moins bon jeu de la trilogie je trouve. Pas super bien équilibré. Sur Hoth, dans les grottes, c’est un enfer (raaaah et le duel contre Vader…!). Ensuite il y a la fuite de la Death Star à bord du faucon à la fin de RETURN OF THE JEDI. Alors que le jeu n’était pas très dur jusque-là, les développeurs nous lancent en plein visage un pic de difficulté sorti de nulle part ! Toute une époque, tout ça ! En regardant ces jeux aujourd’hui, on se rend compte qu’ils étaient quand même vachement travaillés : l’ambiance, les musiques, LES GRAPHISMES. Quel plaisir de replonger là-dedans !

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