Chôjin Sentai Jetman (Famicom, 1991)

jetmancoveraicone FamicomCHOUJIN SENTAI JETMAN
Année : 1991
Studio : Natsume
Éditeur : Angel (Bandai)
Genre : couleurs volatiles
Joué et testé sur Famicom
Support : cartouche


Jetman est une équipe constituée d’anciens membres de la Sky Force et d’individus irradiés par les Birdonic Wave. Dotés de pouvoirs surhumains, les cinq membres de Jetman vont désormais dévouer leur vie à la défense de la planète Terre, menacée par l’armée dimensionnelle Vyram.

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CHÔJIN SENTAI JETMAN est un sentai avec de vrais morceaux de collants bariolés à l’intérieur. Cette série japonaise fut diffusée en France avant de courber l’échine de rompre face à la concurrence américaine des POWER RANGERS – merci à Wikipédia, car l’escadron des hommes-oiseaux n’a pas vraiment marqué les esprits dans l’Hexagone. Personnellement je n’en garde aucun souvenir. Au Japon il dut en aller autrement puisque la série de la Toei connut les joies d’une adaptation en jeu vidéo, sur la divine Famicom.

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Sans être résolument infamant, notre escadron d’hommes-oiseaux perd bien quelques plumes, sur la console de Nintendo. C’est encore plus rageant lorsque l’on sait qu’il s’agit d’un jeu créé par le studio Natsume, surdoué et spécialiste des jeux d’action/plates-formes durant la période 8 bits. Pire : un jeu dans la même veine que CHÔJIN SENTAI JETMAN est sorti la même année, sur la même machine, avec un thème similaire (super héros en collants) et une progression identique (possibilité de choisir son niveau) et qui plus est développé par le même studio. Le titre : TOKKYÛ SHIREI SOLBRAIN. Le verdict de Jeux vidéo et des bas : un grand jeu d’action/plates-formes, aux graphismes réussis, au gameplay varié et bien huilé mais aussi au level design très intéressant. CHÔJIN SENTAI JETMAN c’est un peu tout le contraire : si le gameplay ne souffre d’aucun défaut (c’est super maniable, aucun souci de hitbox), il est également assez pauvre et ne surprend presque jamais. Certes on peut jouer avec plusieurs personnages différents, qui se battent au corps à corps (poing-laser, épée) ou à distance (pistolet laser, moins puissant). Mais le level design n’a pas été suffisamment bien pensé pour mettre en valeur ces deux manières de jouer. À noter qu’il est possible de littéralement exploser en lançant une attaque spéciale façon “smart bomb”, plutôt jolie d’ailleurs, pour tout détruire à l’écran. Quoi de plus normal pour des héros volatiles ?

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Alors j’ai bien dit que le gameplay ne surprenait presque jamais… Le « presque », c’est pour les boss de fin de niveau. Si vous êtes à peu près de la même génération que moi, vous devez vous souvenir de ces séries de super héros japonais où, souvent à la fin d’un épisode, le justicier devenait gigantesque (ou prenait les commandes d’un robot gigantesque) pour affronter un monstre de la taille d’un immeuble. C’est le même principe ici. Et c’est plutôt bien fait. Sauf que là encore, les développeurs n’ont pas poussé le concept suffisamment loin. Passée la surprise du premier combat, on se rend compte que les suivants sont du même acabit et que l’on peut leur appliquer la même technique – à l’exception du duel avec le boss final. On se consolera avec le design des bébêtes, absolument génial et qui correspond (je pense) aux kaijû de la série originelle. Ma-gni-fique !case blanche 2

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CHÔJIN SENTAI JETMAN n’est pas un mauvais jeu, mais il est trop simple. Le level design est paresseux (de la pure ligne droite) et les décors ont eu la triste idée de se mettre au diapason : ils sont relativement pauvres – rageant quand on sait que ceux de TOKKYÛ SHIREI SOLBRAIN étaient fort jolis, parfois animés et très variés ! J’en suis donc arrivé à la conclusion que CHÔJIN SENTAI JETMAN s’adressait sans doute aux jeunes enfants, là où TOKKYÛ SHIREI SOLBRAIN visait peut-être davantage les adolescents ou les joueurs confirmés. En tout état de cause, les héros rouge, rose, noir, bleu et jaune de CHÔJIN SENTAI JETMAN n’ont rien d’indispensables – à moins que vous ne soyez fan de la série japonaise ou, plus sûrement, passionné par le studio Natsume et par conséquent désireux de connaître leur catalogue de jeux jusque dans les moindres couleurs et détails.

Note :     case blanche 2 Nostalgie : case blanche 2

CHÔJIN SENTAI JETMAN n’est pas mauvais, mais relativement mou et peu intéressant : les niveaux sont constitués de pures lignes droites et le level design est sans génie. Si les combats de boss sortent quelque peu du lot, ça ne suffit pas pour faire de CHÔJIN SENTAI JETMAN un jeu recommandable, à moins que l’on soit fan du studio Natsume – qui a fait beaucoup, beaucoup mieux dans le genre et à la même époque.

Images : hardcoregaming 101

Vidéo :

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