Screw Breaker: gôshin dorirurero (Game Boy Advance, 2005)

screw-breaker-_fronticone GBASPSCREW BREAKER: GÔSHIN DORIRURERO
Titre alternatif : Drill Dozer
Année : 2005
Genre : déboulonner les méchants!
Studio : Game Freak
Éditeur : Nintendo
Joué et testé sur : Game Boy Advance SP
Support : cartouche


Doug, le leader du gang des Red Dozers, a été sauvagement attaqué par ses grands rivaux : les Skullkers. Ces derniers lui ont tendu un traquenard afin de s’emparer du puissant diamant rouge. Petite, espiègle comme une écolière mais aussi dotée d’une personnalité en acier trempé, Dori Kururi, la fille de Doug, va se lancer à l’assaut des Skullkers. Elle pourra compter sur le soutien des membres des Red Dozers, qui suivront de loin leur nouveau boss à bord d’un gros camion regorgeant de technologies excavatrices. Dori Kururi, pour sa part, enfourchera son véhicule de prédilection : le Drill Dozer. Une foreuse sur pattes capable de creuser, visser, dévisser… et de bien d’autres choses encore.

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Salut les ptits clous ! Aujourd’hui, nous allons parler d’un jeu qui aurait sans doute pu figurer dans le Top 50 des meilleurs jeux GBA : SCREW BREAKER, aka DRILL DOZER. Il est l’œuvre du studio Game Freak, particulièrement connu et apprécié pour son travail sur les jeux Pokémon. Cette franchise japonaise n’ayant jamais été ma tasse de thé vert, je m’abstiendrai donc de tout commentaire à son sujet. Par contre, je vais prendre le temps de m’étendre langoureusement à propos de SCREW BREAKER, un titre loin d’avoir été bricolé à la va-vite, mais qui demeure toujours un brin obscur. Certes il n’est pas parfait, mais son originalité est telle qu’il mérite immanquablement de faire partie de toute ludothèque Game Boy Advance qui se respecte. Ou pas. Après tout, vous faites comme vous voulez !

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Afin de bien comprendre le principe de SCREW BREAKER, inutile de sortir votre boîte à outils, je vais vous expliquer tout cela le plus simplement du monde. Vous n’aurez besoin que d’un tournevis, si possible cruciforme : pour crucifier vos ennemis ! Dans SCREW BREAKER vous incarnez une jeune fille qui doit remplacer son père à la tête d’un groupe mafieux – rien que ça déjà, c’est drôle et ce n’est pas sans rappeler le film culte (pour de mauvaises raisons selon moi mais passons) SAILOR SUIT AND MACHINE GUN. La demoiselle intronisée chef yakuza ne s’abaisse pas à marcher aux côtés de la plèbe : la miss est embarquée dans un véhicule rondelet extrêmement mignon, en particulier lorsqu’il dodeline des fesses pour se déplacer à l’aide de ses petites jambes. L’engin en question, le Drill Dozer, ne dispose d’aucune arme mais d’une espèce de foreuse : avec le bouton R, vous vissez, avec le L vous dévissez. Un autre bouton permet de sauter (pas très haut), et une dernière petite manip’ de lancer un boost (un sprint sur une distance minuscule – utile pour esquiver ou franchir des petits trous). Vous l’aurez compris : votre foreuse mobile n’est pas très réactive, aussi il vous faudra avant tout maitriser les boutons L et R pour espérer vous sortir sans dommages des situations inextricables qui ne manqueront pas d’émailler votre aventure. Presque tout le gameplay de SCREW BREAKER est en effet centré autour du principe « visser/dévisser ». Cela permet de terrasser les ennemis de base, de détruire des obstacles, de dévoiler des bonus ou des passages secrets voire d’emprunter des tunnels conçus exclusivement pour être forés – pour progresser à l’intérieur, il conviendra soit de visser (dans les tunnels rouges), soit de dévisser (dans les bleus).

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Mieux : à chaque niveau, SCREW BREAKER rivalise d’ingéniosité pour renouveler son gameplay – tournant pourtant (c’est le cas de le dire) autour des deux seules gâchettes R et L. Mais ça suffit lorsque l’on a des idées – et les petits gars de Game Freak se sont visiblement bien creusé… les méninges ! Je ne vous dévoilerai pas toutes les surprises du jeu, mais attendez-vous à pouvoir forer dans une case molle pouvant vous projeter loin de là (en appuyant sur la gâchette opposée en fin de forage), préparez-vous à plonger à la flotte en fixant une hélice à votre appendice mécanique – dans la mer, attention aux écrou-visses ^^ – ou encore à forer bloc après bloc sans toucher le sol en maintenant la gâchette et une direction appuyées – ce qui vous permettra de franchir des salles truffées de pièges en les survolant, littéralement. Ajoutez à cela de nombreux blocs différents (certains réapparaissent, d’autres sont destructibles en les creusant à partir d’un point précis…), un level design ingénieux et de nombreux petits bonus et secrets, et vous réalisez alors que SCREW BREAKER est, malgré l’imposante lenteur de son personnage principal, un vrai jeu de plates-formes. Certes il dénote par rapport aux canons du genre puisqu’il fait fi des principales sacro-saintes règles que l’on applique généralement en la matière – c’est ce qui empêchera certains joueurs d’apprécier l’aventure, au risque même de les voir abandonner assez tôt. Oui le jeu est un peu lourdingue au début, puisqu’il faut presque réapprendre à jouer, faire sien un gameplay original et sans cesse renouvelé. Mais si vous ne vous arrêtez pas à la première strate de pixels, oui si vous faites l’effort de creuser SCREW BREAKER plus en profondeur, vous allez vous surprendre à aimer le jeu davantage à chaque partie.

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Votre foreuse dispose de trois degrés de puissance – bien évidemment, certains passages ne se débloquent si et seulement si vous êtes armé du niveau 3. Chose étrange : vous débutez chaque nouveau chapitre avec une foreuse de niveau 0. Il vous faudra donc, à chaque fois, trouver les améliorations pour mettre à jour votre foreuse – rien de difficile, elles sont disséminées çà et là, généralement bien en évidence. Sachez que c’est au niveau 3 que la foreuse devient littéralement jouissive à manier et que l’on peut, en interagissant à bon escient avec les objets et décors, l’utiliser pour réaliser des sauts improbables ou creuser à volonté – la foreuse de niveau 3 tourne à l’infini, contrairement à celles de niveaux 2 et 1 qui, pour cette dernière, tourne rapidement… à vide ! D’autres objets uniques sont bien mieux cachés que les améliorations précitées. Ils sont généralement dissimulés dans de gros coffres à trésor – il s’agit d’artefacts permettant de débloquer des secrets ou d’upgrades pour votre foreuse, permettant par exemple de détruire des blocs trop solides pour votre équipement de base. Après avoir mis la main sur ces quelques améliorations, vous pourrez d’ailleurs revenir dans des mondes déjà visités, mais dont vous n’aviez pas pu goûter la substantifique moelle en raison de certains blocs indestructibles obstruant des passages – attendez-vous donc à découvrir quelques niveaux secrets ! D’autres upgrades sont déblocables via le menu : il conviendra de les acheter à l’aide des pierres précieuses trouvées durant vos pérégrinations – je vous conseille, par exemple, d’augmenter rapidement votre nombre de barres d’énergie !

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En général, c’est après avoir trouvé la troisième amélioration pour votre foreuse que vous commencerez à vous rapprocher de la fin d’un niveau. Et qui dit fin de niveau, dit boss retors et écrous tordus ! SCREW BREAKER fait assez fort en la matière, chacun des boss étant pour le moins particulièrement original à déboulonner : oui, ils ont plus d’un tour de vis dans leur poche ! Remarquez ça tombe bien, puisque vous avez le bout long – votre foreuse sera mise à contribution à chaque fois, mais souvent de manière différente. Un vrai tour de force de la part des développeurs, et de farce pour les joueurs qui risquent de bien se marrer devant tant d’audace et de mignonnes destructions – oui les boss sont plus kawaii qu’effrayants. Un bémol néanmoins : à trop vouloir faire original, on sent que Game Freak est allé au bout du bout du concept au centre de SCREW BREAKER – au risque de délivrer, parfois, un gameplay mal équilibré. C’est notamment le cas des derniers niveaux où l’on prend énormément de coups sans vraiment pouvoir les esquiver, ou encore du monde 4, où votre véhicule peut se déplacer dans les airs à la manière d’un hélicoptère bien gauche. Une vraie fausse bonne idée, plus crispante qu’enivrante et qui trouve une triste confirmation face au pire histrion qu’il m’est été donné de voir comme boss de fin. Courage… Fuyons ! Ce vaisseau gigantesque pose en effet des pièges qu’il vous faudra éviter avec votre hélicoptère de fortune – sauf que la maniabilité est lourdingue, et que l’on en prend tellement plein la tête que l’on hésite parfois à arrêter purement et simplement sa partie…

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On préférera donc retenir tout le reste – et il est suffisamment conséquent pour faire passer la pilule de cyanure du niveau 4 : un jeu fun et varié, original et qui offre de nouvelles sensations, sans oublier que les plus motivés y reviendront de temps à autres (même après la fin du jeu et la découverte du Hard Drill) pour revisiter sous un jour nouveau des niveaux déjà terminés, débloquer des niveaux cachés et tenter de terminer ces derniers – certains sont vraiment excellents, ce serait dommage de passer à côté. Cela fera immanquablement vibrer le cœur de nombreux joueurs, mais aussi celui des petites cartouches GBA ! Oui, SCREW BREAKER propose une option vibrations directement implantée dans ses entrailles rouillées pour un effet garanti : préparez-vous donc à être secoué, avec le jeu de Game Freak. Même s’il faudra, je le répète, faire un petit effort au début pour faire connaissance avec votre véhicule bien étrange et son concept qui ne l’est pas moins. Mais avec votre foreuse, briser la glace est un principe que vous devriez plier en moins de deux.

Note :   Nostalgie :

SCREW BREAKER n’est pas un jeu facile à appréhender au début – son gameplay est tellement original, pour ne pas dire unique, qu’il risque fort d’effrayer les joueurs les plus impressionnables. Mais après quelques parties, vous risquez bien d’en redemander ! Le jeu tient sur un principe, un seul : visser et dévisser. Ça semble un peu léger, mais le studio Game Freak s’est retroussé les manches pour livrer un jeu vraiment riche, qui se renouvelle presque à chaque niveau – au risque, parfois, de proposer quelques passages mal équilibrés. SCREW BREAKER n’en demeure pas moins une petite pépite – mais il faudra creuser un peu son gameplay pour pleinement en profiter.

Images : jeuxvidéo.com

Vidéo :

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4 réponses à Screw Breaker: gôshin dorirurero (Game Boy Advance, 2005)

  1. Pierre (ADL) dit :

    Haaaaan le p’tit coquin, faut aller sur son blog pour savoir à quoi il joue. 😛

  2. Julia dit :

    C’est la première fois que j’entends parler de ce jeu de plateforme. Le décor et les personnages semblent sympas. J’aurais bien aimé y jouer surtout que j’aime bien les jeux de plateforme. Actuellement, je m’adonne à Aqua Versus, un titre de la même catégorie. Je vous propose d’ailleurs de voir le clip du jeu : https://www.youtube.com/watch?v=sznoBPpC1yQ . Vous aurez un aperçu de l’histoire qui est proposée. Ce titre est très amusant et les personnages sont adorables, comme ceux de Screw Breaker. En tout cas, merci pour cet article. 🙂

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