Chô jikû yôsai Macross (Famicom, 1985)

CHÔ JIKÛ YÔSAI MACROSS
Année : 1985
Studio : Namco
Éditeur : Bandai
Genre : loops dans l’univers infini
Joué et testé sur Famicom
Support : cartouche


Aux commandes de votre VF-1 Valkyrie, vous vous envolez dans l’espace pour affronter les forces extraterrestres des Zentradi. Vous devrez d’abord vous défaire de leurs premières lignes de défense dans le vide spatial, afin d’atteindre le vaisseau-mère. À l’intérieur, vous devrez débusquer et détruire le réacteur central et ainsi mettre fin à la menace Zentradi. Pour vous aider dans votre tâche, votre VF-1 Valkyrie pourra revêtir trois formes différentes, vous permettant ainsi de varier les approches suivant le type d’adversaires auquel vous ferez face.

Je ne connais pas bien l’univers de MACROSS – je me souviens avoir vu une série animée du nom de ROBOTECH lorsque j’étais encore jeune, mais je n’en garde pas de souvenirs précis. On se contentera donc de parler du jeu – pas celui, très prisé, sorti sur Super Famicom, mais bien ce bon vieil ancêtre désormais oublié (qui a dit « mort et enterré » ?!) qui fut édité en l’an de grâce 1985 sur la Famicom. 1985… Il faut garder la date en tête et ne pas oublier qu’à l’époque, les jeux d’action et a fortiori les shoot’em up de qualité n’étaient pas légion sur cette console – GRADIUS n’y sera porté qu’en 1986. En gros, il ne faut pas faire la fine bouche pour apprécier ce MACROSS aujourd’hui, car le jeu de Namco ne présente plus guère d’intérêt – hormis pour le côté historique de la chose ?

MACROSS est donc un shoot’em up à scrolling horizontal aux graphismes particulièrement simples, et au level design extrêmement basique. En réalité, et c’était déjà le cas dans d’autres jeux des années 80, MACROSS ne propose qu’un seul niveau, assez court, qui tourne en boucle. Chaque loop supplémentaire propose son petit lot d’obstacles en plus (des mines, des tourelles, des robots lanceurs de missiles…) et le joueur doit s’accrocher pour aller le plus loin possible, et donc scorer. MACROSS propose heureusement un gameplay relativement intéressant pour l’époque et la machine : votre vaisseau peut se transformer à tout moment dans l’une des trois formes à sa disposition. Vaisseau de base, à la hitbox plus réduite ; une forme intermédiaire avec un tir plus rapide ; un mécha, au tir efficace et qui peut effectuer des volte-face – pas si simple dans le feu de l’action. Les deux dernières formes du VF-1 Valkyrie ont aussi pour conséquence de ralentir légèrement le scrolling. Le bouton select permet également d’envoyer quelques missiles.

Ces petits plus dans le gameplay sauvent MACROSS du cimetière des circuits imprimés usés, car comme d’autres jeux du même genre et de la même époque (GYRODINE par exemple), l’intérêt d’y rejouer aujourd’hui se révèle somme toute limité. MACROSS demeure jouable et relativement sympa à prendre en main l’espace de quelques loops, si vous faites comme moi partie de cette drôle de secte… qui voue un culte à la religion cathodique.

Note : Nostalgie :

CHÔ JIKÛ YÔSAI MACROSS n’est pas un mauvais jeu, loin de là même. Mais il fait indéniablement partie de ces titres qui ont très mal vieilli. Maintenant, il faut garder une chose en tête – non, pas la musique du jeu qui finit par taper sur le système. Il faut se souvenir de sa date de sortie. De plus, il convient de noter que cette version surpasse largement celle développée sur MSX, et que les petites feintes dans le gameplay apportent non pas un grand vent de fraîcheur, mais peut-être une toute petite excuse pour se replonger dans ce vieux jeu qui finira inévitablement par être oublié.

Images : famicon

Vidéo :

 

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