Godzilla: kaijû daikessen (Super Famicom, 1994)

GODZILLA: KAIJÛ DAIKESSEN
Titre alternatif officieux : Godzilla: Destroy All Monsters
Année : 1994
Studio : Alfa System
Éditeur : Toho
Genre : The Shôwa must go on
Joué et testé sur Super Famicom
Support : cartouche


Godzilla, Mothra, Megalon, Anguirus, Biollante, Gigan, King Ghidorah et Mechagodzilla. Huit monstres gigantesques (plus un ou deux qui préfèrent rester discrets) vont s’affronter sur un terrain de jeu à leur démesure : la Terre ! Si certains d’entre eux, comme Godzilla, Anguirus et Mothra ont su tisser un lien étroit avec cette planète qui les a vus naître, d’autres comme King Ghidorah et Mechagodzilla, venus des confins de l’espace, auront moins de scrupules à piétiner les humains et leurs villes ridicules. Une chose est sûre : le vainqueur de ces joutes peu banales aura l’insigne honneur d’affronter un dernier adversaire particulièrement puissant !

À première vue GODZILLA: KAIJÛ DAIKESSEN, suite d’un jeu PC Engine sortie en 1994 au Japon avant d’être annulée en Occident, est un jeu de VS Fighting qui ne s’adresse pas à tout le monde. Il va sans dire qu’il est préférable d’être fan des films de la Toho pour pouvoir apprécier ce soft à sa juste valeur. Volontairement moins vif que les cadors du genre, GODZILLA: KAIJÛ DAIKESSEN fait la part belle aux monstres démesurés, dont les déplacements sont assez lourds. Relativement simple à prendre en main, GODZILLA: KAIJÛ DAIKESSEN procure un plaisir immédiat : on use et abuse des attaques spéciales, Godzilla crache son feu destructeur, à distance ou au corps-à-corps, il peut aussi se ruer sur ses adversaires, faire des prises ou encore lancer une attaque super spéciale, über jouissive !

Mais sous ces atours simplistes se cache en réalité un petit gameplay bien pensé – pour un jeu de ce calibre, j’entends. Une jauge de Wrath permet d’engranger de l’énergie colérique pour lancer la plus grosse attaque, les flammes courtes peuvent aussi servir de parade contre des projectiles ennemis, on peut finir étourdi et être achevé au sol, certains adversaires vous obligeront à privilégier le corps-à-corps rapide (ne laissez aucun répit à ce diable de campeur de Mothra !) quand d’autres pourront plus facilement être gérés à distance.

Pulvériser ses rivaux et laisser trainer nonchalamment derrière soi un amas informe de feux et d’écailles pulvérulents. Entendre les cris de ces monstres, tremblant d’effroi. Vaincre dans la douleur, s’arracher d’un sol trop étroit pour ces géants légendaires, et prendre le temps de planer, scruter les airs… pour finir par écraser tous ses adversaires – au sens propre comme au figuré, selon les situations !

GODZILLA: KAIJÛ DAIKESSEN n’est certainement pas le jeu de VS Fighting le plus technique qui soit, et il ne parlera pas à tout le monde. Il n’en demeure pas moins immanquable pour tous les fans de kaijû eiga, tellement le fan service est assuré dans ses moindres sévices et détails – sprites magnifiques, quelques secrets, les musiques et certains sons originaux, des décors destructibles et un roster assez bien pensé – dont le bestiaire couvre la série de l’ère Shôwa (absences notables de Radon peut-être pour ne pas concurrencer Mothra, et de Hedorah mon chouchou injustement condamné par les pontes/édiles/idiots de la Toho) et emprunte quelques visages connus de l’ère Heisei (Biollante). Mieux : le jeu se permet même d’assurer une certaine qualité dans la plus pure tradition du genre VS Fighting. Si les monstres de GODZILLA: KAIJÛ DAIKESSEN sont souvent assez lourds, certains sont capables de voler (Mothra), quand d’autres se révèlent particulièrement vifs (Anguirus) voire au contraire gigantesques et un brin patauds – écrasements fatals et baffes gargantuesques à la clé. Avec King Ghidorah, on peut lancer des sauts monstrueux, des coups de tête semblables au Hyaku Retsu Harite de Honda, etc. Comme il est possible d’incarner tous les monstres du jeu, vous comprenez aisément qu’il est recommandé de varier les plaisirs – s’envoler pour frapper du ciel, cracher des éclairs, croquer un ennemi dans une ambiance post-apocalyptique délétère, truffer de missiles vos malheureux adversaires lorsque vous jouez dans la peau métallique de Mechagodzilla, sauter et faire des roulés-boulés dans les quatre coins de l’écran avec la carapace d’Anguirus, ou faire face à la classe de King Ghidorah, devant laquelle certains s’inclinent, quand d’autres trépassent.

GODZILLA: KAIJÛ DAIKESSEN n’est certainement pas le jeu de kaijû du siècle, mais il est sans aucun doute celui de l’ère Shôwa !

Note :   Nostalgie :

Les notes ci-dessus n’auront de sens qu’auprès d’un fan de kaijû eiga. Un passionné des films de la Toho. Un adorateur de Godzilla. Les autres pourraient fort bien s’ennuyer face à GODZILLA: KAIJÛ DAIKESSEN, un jeu de VS Fighting plus lent et moins riche que les cadors du genre. Mais si vous aimez Godzilla, Mothra et consorts, le jeu concocté par la Toho devrait vous ravir au plus haut point : cris et lourdeur des monstres, techniques spéciales, environnements… beaucoup de détails sont directement tirés des films. Mieux : le jeu se révèle aussi un peu technique et les capacités très différentes des monstres (vifs, lourds, volants…) apportent une variété bienvenue à l’ensemble. Un super jeu Godzilla !

Images : ici, et

Vidéo :

 

 

A propos Oli

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