Star Wars: Racer Revenge (PlayStation 4, 2015)

STAR WARS: RACER REVENGE
Année : 2015 (2002 sur PlayStation 2)
Studio : Rainbow Studios / LucasArts
Éditeur : Limited Run Games / Disney Interactive Studios
Genre : at last we will have revenge
Joué et testé sur PlayStation 4
Support : Blu-ray


Huit années ont passé depuis les évènements relatés dans THE PHANTOM MENACE. Anakin est désormais un jeune homme et excelle toujours dans le pilotage des podracers. Il décide de se lancer dans un nouveau tournoi, aux quatre coins de la galaxie. Pour arracher la victoire finale et ainsi être sacré devant l’omnipotent Jabba the Huth, Anakin devra vaincre ses démons (ne pas toujours accélérer au risque d’exploser !) et surtout faire face aux plus féroces pilotes de podracing. Sebulba en tête – qui, dit-on, a une revanche à prendre !

Trois années après la sortie du premier STAR WARS EPISODE I: RACER sur Nintendo 64, LucasArts récidivait avec STAR WARS: RACER REVENGE, mais sur PlayStation 2 cette fois. Le jeune padawan a d’ailleurs appris de ses erreurs en corrigeant le principal défaut du premier jeu : son absence de challenge, son IA d’une faiblesse apathique. Hélas, le padawan en question a semble-t-il été aussi contaminé par le côté obscur, puisqu’il a livré un second jeu globalement moins bon que le précédent sur presque tous les autres points.

J’ai donc profité de la sortie de ce jeu PlayStation 2 sur PlayStation 4 pour me lancer dans la course, sur la piste aux étoiles – dans les yeux. Je vais rapidement passer sur l’aspect technique : il s’agit de la version PlayStation 2 (les écrans de sauvegarde nous demandant d’utiliser notre bonne vieille carte mémoire sont même toujours présents). Certes l’ensemble est lissé, plus net et le framerate est sans doute meilleur – il toussote un peu lorsqu’il y a trop d’adversaires. Mais pour le reste, c’est le jeu PS2 émulé, proposé dans une fenêtre qui ne prendra pas tout votre écran de nouvelle génération et dont les graphismes, les textures et la distance d’affichage ne soutiennent pas la comparaison avec ce qui se fait aujourd’hui.

Mais revenons à nos moutons électriques : c’est lorsque l’on appuie sur le champignon nucléaire que le pod d’Anakin rugit et s’envole, atteignant des vitesses délétères. Au moment de l’accélération (le boost est toujours au centre du gameplay) l’écran se floute légèrement durant quelques dixièmes de seconde, procurant alors des sensations grisantes. L’engin se révèle toujours aussi maniable et simple à prendre en main – trop simple ? C’était déjà le petit défaut du premier jeu : un gameplay finalement pas très technique, privilégiant l’accessibilité à toutes et à tous. Une deuxième manière de piloter le pod est pourtant proposée dans RACER REVENGE, plus proche de celle de la version arcade, hélas je n’ai pas accroché. Mais le plus gros souci de RACER REVENGE réside, à mon sens, dans ses circuits et dans l’immersion du joueur. On y croit moins, les circuits, sans être mauvais, sont globalement moins bien pensés que dans le premier jeu et le joueur n’a pas toujours l’impression d’être aux commandes d’un bolide fou quelque part sur une planète oubliée de l’univers STAR WARS.

Rien d’infamant pour autant : le jeu reste plaisant et jouer du boost, prendre des risques dans les virages et les raccourcis voire lever le pied de temps à autres pour dompter les trajectoires les plus folles fonctionne toujours. Surtout, RACER REVENGE corrige l’un des plus gros défauts du premier jeu : sa facilité. Si RACER REVENGE n’est pas vraiment difficile, il parvient néanmoins à corser légèrement le challenge – cette fois par exemple, si vous explosez, vous perdez la course ! Mieux : l’IA a enfin un semblant de répondant, et beaucoup de pilotes vous suivront de très près pour vous rentrer dedans. Mais j’ai gardé le meilleur pour la fin : les petits bonus octroyés aux joueurs les plus méritants ! Sachez que pour débloquer les pilotes les plus redoutés de la galaxie (Young Anakin, Darth Maul, Darth Vader…) il vous faudra maîtriser chaque circuit sur le bout des quatre doigts de Sebulba – certains temps à battre pour les Speed Laps sont plutôt hardcore : The Nightlands et Boonta Eve Classic, c’est fou ! Mais c’est aussi ce que recherchent les pilotes de l’impossible quand ils jouent à un jeu de ce genre, et qui faisait cruellement défaut dans le premier opus.

À la manière des planètes Tatooine et Hoth, RACER REVENGE souffle le chaud et le froid. Il améliore certains détails de STAR WARS EPISODE I: RACER, mais peine à se hisser au niveau de ce dernier en termes de design des circuits et de sensations.

Note :

Si RACER REVENGE reste un assez bon jeu (également jouable à deux en écran splitté), on était en droit d’attendre une suite en forme de feux d’artifice atomique, d’apothéose éclectique. Il n’en est rien : si le jeu améliore bien certains détails du premier titre (IA, défis…), il demeure globalement moins fun à jouer.

Images : gamefabrique.ru

Les deux records les plus difficiles en vidéo :

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