SIMULACRA (PlayStation 4, 2019)

SIMULACRA
Année : 2019 (2017 sur Smartphone et PC)
Studio : Kaigan Games
Éditeur : Wales Interactive / Limited Run Games
Genre : very smart phone
Joué et testé sur PlayStation 4
Support : Blu-ray


Vous venez de trouver un Smartphone devant votre porte. Après avoir rapidement percé son mot de passe, vous commencez à l’inspecter… et découvrez une vidéo pour le moins dérangeante : une jeune femme, Anna, y apparait complètement paniquée… traquée ? Anna, la propriétaire de ce téléphone… et qui semble avoir disparu – il suffit de jeter un coup d’œil aux messages de ses contacts pour s’en assurer. Quelle drôle d’histoire ! Vous décidez d’en remonter le fil de fer barbelé, et commencez à regarder les dernières photos et emails d’Anna… quand les premiers textos commencent à arriver. Allez-vous y répondre ? Vous faire passer pour Anna ? Ou dévoiler la vérité troublante à ses amis… à ses amants, réels ou virtuels ?

SIMULACRA est un jeu d’enquête sur Smartphone au format le plus souvent en FMV – oui tout le jeu se déroule devant l’écran d’un Smartphone, retrouvé par hasard devant notre porte. En farfouillant un peu, on y découvre rapidement quelques réseaux sociaux, des applications de rencontres, un petit stock de photos personnelles et bien évidemment une boîte mail et un navigateur internet. Très vite, on comprend que la propriétaire de l’appareil a mystérieusement disparu – et qu’il faudra donc remonter sa trace grâce aux indices glanés çà et là sur le Smartphone, en discutant avec ses contacts (par textos, emails, peut-être même de vive voix ?) voire en surfant directement sur Internet.

Pour dire la vérité, j’étais vraiment sceptique au départ… Le menu du jeu est à tel point désuet que l’on prend autant de plaisir à le regarder qu’à mâcher de la laine de verre… et les premières minutes de « l’aventure » ne se montrent guère encourageantes : on navigue ainsi un peu à vue, en comprenant assez vite que l’on va être plus ou moins pris par la main par divers protagonistes pour avancer dans l’histoire. Puis le miracle se produit : à mesure que l’on progresse, on se prend d’affection/infection pour certains personnages, on s’amuse à fouiner un peu partout, à piocher dans le stock de photos d’une jeune femme avec cette délicieuse pointe de voyeurisme en sus… et, surtout, on a l’impression d’avoir le choix. Illusoire sans doute, parfois, mais cette illusion participe activement au processus de foisonnement de notre imagination. Choisir des réponses, envoyer balader quelqu’un ou au contraire le complimenter alors que l’on n’en pense pas moins. C’est grisant. Mieux : les choix en question peuvent avoir de réelles conséquences sur l’histoire. Sur la vie, l’amour, la mort de certaines personnes brinquebalées par une intrigue pour le moins déglinguée. L’immersion est alors totale, on est complètement embarqué dans les pérégrinations virtuelles de notre avatar, à la manière d’un bateau ivre tanguant sur l’océan dévorant du net. À la dérive ?

Certainement plus agréable à « jouer » sur un véritable Smartphone (pour une fois !), SIMULACRA se révèle très vite extrêmement divertissant (avec quelques puzzles sympas) – encore faut-il que vous fassiez le premier pas : prendre l’histoire au sérieux, fermer les yeux sur les coups un peu douteux, accepter le fait que tout cela restera un thriller « horrifique » très édulcoré jusqu’au bout et profiter de l’ensemble en vous isolant, avec des écouteurs c’est mieux.

Note :

Avec ce jeu d’enquête sur un Smartphone prétendument maudit, on a un peu l’impression d’avoir entre les mains une version vidéoludique FMV de la série de films ONE MISSED CALL. Il y a bien quelques similitudes mais SIMULACRA s’en éloigne assez vite en jouant plutôt la carte du thriller « horrifique » très édulcoré, sans doute pour pouvoir être vendu à un large public. Si tout n’est pas parfait, avec moi la sauce a bien pris et discuter, farfouiller dans le téléphone d’une autre personne, se jouer de plusieurs personnages auxquels on fait plus ou moins confiance se révèle être vraiment divertissant. Plusieurs fins et quelques discrets embranchements dans l’intrigue de SIMULACRA nous poussent même à y rejouer. Mais attention : un bon niveau d’anglais est demandé.

Images : playstationcountry

Trailer :

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