Mickey no Magical Adventure (Super Famicom, 1992)

MICKEY NO MAGICAL ADVENTURE
Titre alternatif : The Magical Quest Starring Mickey Mouse
Année : 1992
Studio : Capcom
Éditeur : Capcom
Genre : Magique !
Joué et testé sur Super Famicom
Support : cartouche


Mickey, Donald, Pluto et Dingo s’amusent paisiblement dans un parc. Malencontreusement, Dingo lance une balle bien trop loin et le fidèle Pluto se précipite pour la récupérer… mais disparait dans la foulée ! Parti à sa recherche, Mickey Mouse tombe d’une falaise et atterri dans un monde magique ! Très vite, un vieux magicien vient en aide à Mickey, et lui explique que l’Empereur Pat Hibulaire retient désormais Pluto prisonnier ! N’écoutant que son courage, Mickey se lance à l’assaut de la forteresse de Pat Hibulaire… même s’il devra auparavant traverser plusieurs mondes féériques et paradoxalement truffés de pièges. Pour l’aider, notre héros pourra compter sur trois nouveaux costumes qui lui conféreront des capacités très, très spéciales : l’uniforme de magicien, de pompier et d’alpiniste.

Durant ma jeunesse, MAGICAL QUEST m’avait enchanté, mais je n’y avais jamais rejoué… Pour je ne sais quelle raison, suite à une dure journée de travail du mois de septembre 2021, je me décidai à rebrancher ma Super Famicom et à insérer (enfin !) la cartouche du premier volet des aventures de Mickey. Alors que j’étais fatigué, que l’heure avançait dangereusement et que ma femme me mettait de plus en plus de pression pour que j’arrête ma partie, je suis malgré tout allé au bout, d’une traite, en une petite heure ! Je n’avais tout simplement pas pu lâcher la manette des mains, l’écran des yeux… l’aventure du cœur ?

MAGICAL QUEST porte bien son nom : le jeu distille en effet une magie rare, faite de difficulté bien dosée, de graphismes enchanteurs, de boss magnifiques, de musiques et de sons qui confinent au rêve éveillé et de gameplay intelligent qui sait se renouveler. Concernant la difficulté tout d’abord, je m’en vais balayer d’un revers dédaigneux de la main l’une des critiques que certains ont déjà adressée au jeu : celui-ci serait trop facile. Je ne suis pas forcément d’accord. Certes les continus sont infinis et on réapparait même constamment au dernier checkpoint (parfois juste avant un boss), mais certains petits pics de difficulté sont malgré tout bien présents. Surtout, cette relative facilité a été pensée, soupesée, voulue par les équipes de Capcom : à l’instar d’un ALADDIN sur Super Famicom, l’intérêt est ailleurs… dans le plaisir simple de visiter un jeu et ses niveaux enchanteurs sans trop stresser (ou juste ce qu’il faut), donc en s’amusant, tout simplement. Ici un secret bien gardé, là un boss de fin de niveau bedonnant que l’on va prendre un plaisir infini à écraser, maintenant une improbable partie de luge sur des pentes enneigées ou encore des passages où il conviendra de naviguer de feuille en feuille, au gré du vent et de votre imagination de grand enfant…

Les niveaux assez courts savent se renouveler, et heureusement le gameplay se met au diapason : dans sa forme initiale Mickey peut déjà faire pas mal de choses : écraser des ennemis, ramasser des objets, en envoyer voler certains (voire s’envoler avec !), etc. Mais le jeu révèle assez vite une délicieuse surprise : les costumes qui confèrent des capacités spéciales à notre héros aux grandes oreilles ! En plus d’être saillants, les vêtements en question vont donc permettre à Mickey de lancer des rayons d’énergie (le magicien), de s’accrocher aux parois avec un grappin (l’alpiniste) ou de pulvériser de l’eau (le pompier). Bien évidemment, la plupart des niveaux sont prévus pour mettre en exergue les capacités précitées : on ressent alors un plaisir fou à progresser dans l’aventure, à grimper et à sauter au-dessus du vide foudroyant, à projeter des jets d’eau pour éteindre des feux dévorants, à courir sur des pommes géantes, à se saisir de certains ennemis pour s’en servir comme de projectiles… Et à mesure que l’on progresse, on s’aperçoit aussi, le sourire béat aux lèvres et les yeux pleins d’étoiles, que les capacités spéciales du pompier ou encore de l’alpiniste peuvent être utilisées pour effectuer des actions que l’on n’avait absolument pas soupçonnées…

Et puis il y a donc ces graphismes, ces sons, ces musiques et ces animations absolument extraordinaires qui achèveront de vous faire basculer dans ce monde fantasmé. Une nostalgie propre à déformer les souvenirs les plus flous ? Que Minnie… euh que nenni ! Davantage que du cerveau des joueurs et de leur mémoire fatiguée, MAGICAL QUEST se situerait plutôt près du cœur : une valeur sûre du jeu de plateformes enchanteur.

Note :   Nostalgie :

Premier jeu de la trilogie MAGICAL ADVENTURE et… meilleur jeu de la trilogie MAGICAL ADVENTURE ! En effet les suites, si elles seront de bonne facture, n’égaleront jamais l’apparente simplicité des mécaniques, la fluidité de la progression et la magie du tout premier MICKEY NO MAGICAL ADVENTURE. Un jeu inoubliable, certes assez facile mais qui procure un plaisir tellement intense que l’on aurait tort de ne pas y retourner, une fois l’aventure terminée. Le meilleur jeu Mickey sur les consoles 16 bits ?

Images : sarashi.com

Vidéo d’époque de Player One (1994 – MCM) :

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