3D Grand Prix (Amstrad CPC, 1985)

3D GRAND PRIX
Année : 1985
Studio : Amsoft
Éditeur : Amsoft
Genre : Formule (magique) 1
Joué et testé sur Amstrad CPC
Support : cassette ou disquette

Le pied sur la pédale d’accélérateur mais aussi, toujours, un œil dans le rétroviseur, vous vous lancez à l’assaut des plus grands circuits mondiaux de Formule 1 – Rouen, Silverstone, au bord du lac Ontario, en Belgique ou encore en Suède… au total ce sont huit courses complètement folles qui vous attendent, et un podium à arracher à chaque fois pour espérer accéder à l’étape suivante. Les dépassements étant particulièrement difficiles, calculez bien vos trajectoires lors des virages et, surtout, ne manquez pas votre départ : ici, chaque place se gagne au prix d’intenses efforts !

3D GRAND PRIX c’était, en 1985, l’assurance d’avoir droit à des sprites de compétition avec, dans le rétro, des souvenirs embués du glorieux POLE POSITION. Pas de safety car ni de halo protecteur à l’époque, mais l’assurance de passer un bon moment avant, éventuellement, de finir tragiquement dans le décor – heureusement dans ce cas-là, il n’y avait que le pixel, de mort.

Techniquement le jeu est vraiment réussi, avec d’excellentes sensations de vitesse, de jolis bolides bien dessinés et des sons un brin crispants sur le long terme (oui les courses sont longues mais j’y reviendrai) mais parfaitement représentatifs du bruit assourdissant et du brouhaha ambiant qui doivent régner lorsque l’on est aux commandes d’un tel engin : les vrombissements du moteur, les sursauts lorsque l’on change de vitesse, les couacs mécaniques quand on frise la surchauffe ou encore le crissement des pneus sur l’asphalte fatal lors de virages envisagés trop dangereusement.

Le jeu n’est pas si simple à prendre en main, et sans parler de simulation on peut malgré tout dire qu’il ne s’agit pas d’un vrai jeu d’arcade. Il y a un certain nombre de paramètres à prendre en compte pour espérer terminer en tête : les changements de vitesse, les virages où il ne faut pas hésiter à freiner, les dépassements loin d’être évidents et qu’il ne faut jamais précipiter ou encore les rétroviseurs, essentiels et superbement bien gérés par l’Amstrad pour protéger nos arrières !

Le jeu est constitué de plusieurs circuits qui, graphiquement, diffèrent surtout par leurs couleurs sur les bas-côtés – le dernier est cependant plongé dans l’obscurité d’une nuit déjà bien avancée… Pour parvenir jusque-là, il vous aura fallu faire preuve d’une certaine patience, en plus de votre sempiternelle science de la course, car les trois tours à réaliser sur chacun des circuits, et où il vous faudra impérativement finir à l’une des trois premières places, prennent un certain temps – entre sept et dix minutes, quand même ! Plutôt bien vu, pour simuler la fatigue nerveuse d’un véritable grand prix ? Pas sûr que cela plaise aux joueurs non retrogamers dans l’âme, qui risquent plutôt de finir les yeux en larmes…

Si 3D GRAND PRIX souffre d’un manque d’options criant, cette déception sera rapidement balayée par les sensations grisantes que procure un jeu vraiment bien fichu pour l’époque… Une période où, je vous le rappelle, le papa de Max Verstappen n’était qu’un adolescent ! On parie qu’entre deux courses de karting, il s’est aussi exercé sur 3D GRAND PRIX ?

Note :    Nostalgie :

3D GRAND PRIX est un super jeu pour l’époque ! En 1985 sur un petit Amstrad, c’était presque une petite révolution – il me semble d’ailleurs qu’il est sorti un peu plus tard en France… Aujourd’hui, un joueur adepte du retrogaming prendra vraiment son pied sur ce soft, même si la répétition des efforts pourrait finir par saper le moral des plus courageux d’entre nous. 3D GRAND PRIX se présente en effet comme une espèce de marathon mécanique avec huit courses à boucler en trois très longs tours à chaque fois. Pas si facile à encaisser…

Images : Jeux vidéo et des bas

Ma vidéo du premier circuit :

2 réflexions au sujet de “3D Grand Prix (Amstrad CPC, 1985)”

  1. Autant j’étais fan de Wec le Mans, Crazy Cars 2 (malgré un bug bien galère) voire même de Stunt Car Racer (mon préféré restant Buggy Boy) autant celui-ci j’ai jamais adhéré…et puis ce son horrible….sans moi pour cette fois ci !!!
    En attendant bonnes fêtes de fin d’année à tous le monde 😉

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    • Tu cites de bons jeux (Buggy Boy était superbe et sa version sur l’eau, Live and Let Die, aussi). Toutefois, ils sont quand même sortis plusieurs années après 3D GRAND PRIX… le papy ! Tiens, je me souviens aussi de Fire and Forget !

      Merci pour le message, passe de bonnes fêtes – moi j’aimerais juste être en vacances…

      Répondre

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