Resistance: Fall of a Man (PlayStation 3, 2006)

RESISTANCE: FALL OF A MAN
Titre alternatif : Resistance: Jinrui botsuraku no hi
Année : 2006
Studio : Insomniac Games
Éditeur : Sony
Genre : difficile de résister…
Joué et testé sur PlayStation 3
Support : Blu-ray

En 1908, un objet non identifié semble s’être écrasé en Sibérie. Les forces de l’Ouest ignoreront pendant longtemps son origine. En 1914, la Grande Guerre débute et met à mal l’Europe entière, mais rien ne l’avait préparée à ce qui va commencer à la décimer : les Chimères ! Ces créatures monstrueuses, disposant d’une technologie très avancée, font rapidement plier le continent… à l’exception de l’Angleterre, protégée par les eaux. Mais ce sursis est de courte durée : en 1950, les Chimères parviennent enfin à traverser la Manche. Les États-Unis décident alors d’envoyer  12000 hommes à Manchester, mais ceux-ci sont décimés par une attaque surprise. Seul le sergent Nathan Hale arrive à destination. Comment diable a-t-il pu survivre aux hordes de Chimères ? La réponse est peut-être aussi effrayante que ses prochaines missions.

C’est en me replongeant dans de vieilles vidéos de jeux PlayStation 3 que je suis tombé sur des avant-premières de RESISTANCE, UNCHARTED, PLAYSTATION HOME, LAIR… revigorant des souvenirs autrefois éparpillés aux quatre vents stellaires. La nostalgie dit-on, n’est pas toujours bonne conseillère. C’est donc avec une réelle prudence et une pointe d’appréhension que je me suis relancé dans RESISTANCE – ma toute première baffe cloutée, mon tout premier jeu lorsque la PlayStation 3 est sortie, ma toute première aventure de nouvelle génération terminée.

On a tendance à dire que le temps passe vite, c’est encore plus vrai en matière de jeux vidéo, avec l’évolution rapide des technologies et l’obsolescence programmée du grand public et de ses envies. Le jeu est en effet sorti en 2006, une époque où un retour à une grande Russie et une démocratisation de l’écriture inclusive n’étaient que des chimères entretenues par des minorités sectaires. Eh bien réjouissez-vous parce que dans RESISTANCE, on les extermine par grappes entières, les chimères ! Ces monstres de griffes, de métal et de chair venues d’on ne sait d’où (surprises à la clé avec un suspense narratif assez bien pensé) sont prêtes à tout pour exterminer la race humaine. Si leur IA n’est bien évidemment pas du niveau des meilleurs FPS de couloirs récents, elle n’est pas ridicule pour autant. Certaines séquences de défense de fort vont vous voir courber l’échine face aux vagues ennemies qui tenteront de pénétrer vos lignes, quand à d’autres moments les monstres seront plus prudents, en vous tirant dessus depuis leur position préférentielle avec une arme sophistiquée permettant de traverser les murs !

L’arsenal absolument incroyable de RESISTANCE est, avec son atmosphère étouffante de dystopie militaire issue des remugles de la Seconde Guerre mondiale, la plus grande réussite du jeu. Il y a huit armes au total, plus quatre autres qui ne se débloquent que lorsque l’on a terminé le jeu une première fois – super idée qui a ajouté un peu de piment à ma partie récemment. Chaque arme a un tir principal et un secondaire. La mitrailleuse de base propose ainsi un lance-grenades aux munitions très limitées mais dévastatrices. Le Bullseye, le semeur de mort privilégié des chimères, tire des lasers puissants ainsi qu’un marqueur avec le tir secondaire : si vous marquez une cible, vous pourrez la toucher où qu’elle se trouve, même à couvert ! Je ne vais pas passer en revue toutes les armes, mais franchement elles sont presque toutes géniales, certaines plus efficaces que d’autres bien évidemment, mais même les plus faibles ont une utilité et apportent de toute manière un fabuleux vent de fraicheur (RESISTANCE bénéficie ici du savoir-faire d’Insomniac Games en la matière – souvenez-vous de RATCHET & CLANK). Le fusil à pompe est jouissif, le Auger qui permet de tirer au travers des murs est fatal (son bouclier fixé sur le tir secondaire est pas mal), le fusil de sniper permettant de viser et de tirer en profitant d’un ralenti est importantissime… Différentes mines et grenades, aux effets parfois cataclysmiques, viennent compléter cet arsenal absolument sublime. Il est l’âme du jeu, le nerf de la guerre, le sel sur les plaies de vos adversaires. Cerise irradiée sur le gâteau nucléaire : le jeu joue pleinement la carte de la fantaisie, nous permettant ainsi de porter toutes les armes à la fois, contrairement à d’autres titres se voulant un peu plus réalistes.

Varier les armes, les plaisirs de donner la mort et de faire couler les larmes est sans doute le plus grand atout de RESISTANCE, un FPS de couloirs nerveux, assez bourrin en mode de difficulté medium (bien équilibré à mon sens, avec des passages chauds voire épiques) mais qui demandera pas mal de finesse et beaucoup de robustesse en hard, un mode particulièrement violent (qui ajoute même des adversaires à l’écran). Les environnements sont assez beaux pour l’époque, ternes, poussiéreux… on s’y croirait ! Mieux : le jeu a l’intelligence d’alterner les séquences en intérieur et en extérieur, les lieux exigus ou plus ouverts. Certains chapitres, les plus courts en général, permettent aussi de piloter des véhicules parfois surprenants, et à la force de frappe impressionnante. La régénération enfin, propose un système hybride : quatre petites jauges qui se rechargent automatiquement. Mais si la première tombe à zéro, elle est définitivement perdue, laissant le joueur avec uniquement trois jauges en réserve. La seule manière de récupérer une jauge perdue : en retrouver une sur le terrain, à la manière des médikits dans les FPS old-school. Oui, RESISTANCE garde définitivement un œil dans le rétro !

Fun, simple en apparence mais très varié grâce à un système d’armement particulièrement riche, barré et jouissif, RESISTANCE: FALL OF A MAN est un FPS malin et bien narré qui a marqué les premiers jours, et les premiers joueurs de la PlayStation 3.

Note :

Souvent oublié au profit d’un deuxième épisode de qualité et préféré des joueurs, le premier RESISTANCE garde une place à part dans mon cœur : le fait qu’il s’agisse de mon premier jeu sur PlayStation 3 ne suffit pas à expliquer mon attachement au soft d’Insomniac. Plus simple, plus fun que RESISTANCE 2 avec notamment une gestion des armes peu réaliste mais jouissive et un système de régénération à cheval entre les FPS old-school et les plus modernes, RESISTANCE est définitivement un jeu très prenant, extrêmement amusant et, grâce à sa narration et son ambiance dystopique, vraiment immersif. On en ressort les nerds à vif !

Images : Jeuxvideo.com

Présentation d’époque (2006) :

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