The Firemen (Super Famicom, 1994)

THE FIREMEN
Année : 1994
Studio : Human Entertainment
Éditeur : Human Entertainment
Genre : pas de fumée sans jeu
Joué et testé sur Super Famicom
Support : cartouche

Une fête de Noël tourne au cauchemar au sein d’une grande compagnie de produits chimiques. Un gigantesque incendie s’y déclare et de nombreux survivants demeurent coincés à l’intérieur de l’immeuble aux couloirs labyrinthiques. Plusieurs équipes de sapeurs-pompiers se rendent immédiatement sur les lieux. Pete Grey et Daniel McClean constituent l’une d’elles. Dans ce duo de choc, Pete est responsable de la lance d’incendie, tandis que Danny combat le feu le plus souvent en l’étouffant, et en utilisant sa hache. Les deux héros sont secondés par Winona, qui les guide à distance depuis la caserne.

Pour Pete et Danny, cette soirée de Noël restera dans les annales, mais pas forcement pour de bonnes raisons. Le bâtiment qu’ils doivent explorer s’étend en effet sur de nombreux étages, jusque dans des sous-sols truffés de pièges mécaniques et de produits chimiques. Parfois, la moindre vitre brisée peut provoquer un appel d’air, et faire tout exploser ! Certains survivants sont, de plus, dans un état critique : il ne faudra donc pas trainer en chemin, le temps est compté !


C’est après m’être fait un petit marathon films de pompiers avec Backdraft, As the Light Goes Out, Only the Brave, Out of Inferno, La tour infernale et Lifeline (les deux derniers étant mes préférés) que j’ai eu envie de replonger dans le brasier pixelisé concocté par Human en 1994. On y contrôle Pete, avec sa lance d’incendie, toujours secondé par son partenaire Dany – et l’IA fait un sacré boulot avec lui, le bougre nous aide vraiment, armé de sa hache, de sa verve et de son courage ! C’est d’ailleurs le seul point un tant soit peu réaliste du jeu – le travail de sapeur-pompier étant avant tout un travail d’équipe. Car pour le reste, THE FIREMEN est un jeu d’arcade et d’action fantaisiste dans lequel le joueur fera face à des flammes diverses et variées, aux capacités différentes et qu’il faudra apprendre à dompter – certaines se déplacent en diagonale, en ligne droite, explosent, voire s’envolent comme de petites boules de feu quand d’autres restent au ras du sol (bouton B pour les asperger d’eau avec le jet diffusé)… mais la plupart se situent un peu plus haut, à hauteur de taille (bouton Y pour le jet d’eau droit, puissant et plus classique). Avec les gâchettes L et R, il est possible de bloquer le jet dans une direction donnée (et donc, par exemple, de tirer en reculant). C’est absolument essentiel. Le bouton A n’est pas non plus à négliger : il permet de se mettre à plat ventre (avec la possibilité de ramper) et se révèlera très vite importantissime pour accéder à certaines zones, éviter des flammes et surtout les explosions de fumées (backdraft), particulièrement ravageuses. Pete dispose également de bombes à eau en quantités limitées (bouton X), et que je vous conseille de mettre de côté pour les boss.


C’est avec cet éventail de commandes, simples mais efficaces, que l’on se jette dans le bain de napalm. Signe d’un très bon jeu : on prend immédiatement nos aises. Ici nul besoin de s’éterniser dans un interminable tuto : on se lance de suite à l’assaut de la fournaise ! Le level design n’est pas complexe, on trouve facilement notre route mais il y a malgré tout quelques chemins de traverse et des zones moins faciles d’accès qui mènent généralement à des survivants ou à des bombes à eau. Les survivants, outre le fait qu’il est toujours valorisant de sauver quelqu’un, ont un effet roboratif – un détail non négligeable avant de s’attaquer au boss de fin de niveau ! En effet, si le jeu n’est pas difficile en mode Beginner (que je vous conseille de faire pour vous familiariser avec les routines ennemies et les différents pièges), en mode Normal il en va autrement : les coups font mal, les explosions sont ravageuses et après trois morts c’est le game over. Rien d’insurmontable pour autant : il suffira surtout d’être plus prudent – mais pas trop. Attention au chrono ! Chaque niveau est en effet minuté, et s’il n’y a pas le feu en général (enfin, façon de parler), certains passages vont demanderont de l’adresse et des pas plus alertes que d’habitude – j’ai ainsi parfois dû me précipiter telle une tête brûlée pour terminer un niveau car il ne restait plus que quelques secondes avant que tout le bâtiment n’explose ! Ce mode de difficulté Normal est vraiment bien pensé, et équilibré. Mieux : contrairement au mode Beginner, il permet d’accéder à la vraie fin du jeu, et à un tableau de statistiques très détaillé – pour les plus courageux, un mode Expert caché est déblocable.


En plus du feu proprement dit, ici pensé comme un véritable ennemi (en particulier les boss, avec leurs patterns, attaques et autres roublardises), quelques pièges retors vous attendent au détour des jolis décors du jeu : le sol qui s’effondrera sous vos pieds, des objets qui manqueront de vous écraser ou encore ces fenêtres qu’il ne faudra peut-être pas briser sous peine de voir tout l’environnement exploser ! Le tout étant sublimé par des graphismes réussis et de magnifiques effets en sus (les explosions, la fumée…). Dernier détail et pas des moindres : s’il est impossible de jouer à deux et que cela a souvent été reproché au jeu, la gestion absolument parfaite de notre équipier par l’IA aura tôt fait de transformer cet écueil en cercueil… pour les mauvaises langues !

Pas forcement très long mais attachant, rythmé, original et prenant, THE FIREMEN est un excellent jeu qui regorge de détails qui plairont à tous les amateurs de pixels d’appellation d’origine contrôlée.

Note :   Nostalgie :

THE FIREMEN est à mon sens un classique de la ludothèque de la Super Famicom. Original, à la fois simple, malin et varié, ce jeu de pompiers procure un plaisir infini une fois la manette bien calée entre les mains. Il connaitra une suite, sur PlayStation, hélas beaucoup moins inspirée.

Images : HardcoreGaming101

Vidéo :

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