Radial-G: Racing Revolved (PlayStation 4, 2017)

RADIAL-G: RACING REVOLVED
Année : 2017
Studio : Perp Games
Éditeur : Tammeka Games
Genre : le tube de 2017 ?
Joué et testé sur PlayStation 4
Support : Blu-ray

Pilote de l’impossible, vous vous lancez dans des courses dans l’espace, dans le cockpit d’engins dotés de système antigravité leur permettant de circuler à des vitesses folles sur des circuits cylindriques, rappelant de gigantesques tubes. De nombreux pièges vous attendent et terminer premier ne sera pas toujours le plus important – pensez aussi à terminer en vie ! Au total, comptez trois divisions avec six épreuves à chaque fois : speed lap, course, tournoi, course à élimination et parfois, des combats. Missiles, mines, canons et autres joyeusetés seront alors disponibles lorsque votre véhicule chevauchera des dalles de couleur orange – à moins que vous ne préfériez jouer la vitesse à tout prix, et viser principalement les dalles vertes, des accélérateurs aux effets dévastateurs !

Ces dernières années, j’étais en mal de bien… en manque de WIPEOUT, le pied toujours éloigné de la pédale de frein. Après l’excellent REDOUT, j’ai écumé les circuits futuristes, cherchant désespérément un successeur à ces jeux tant aimés. En vain. Jusqu’à ce que je me décide à jeter mon dévolu sur un petit jeu de course dans l’espace qui ne payait pas de mine : RADIAL-G: RACING REVOLVED.

RADIAL-G se joue quelque peu comme NANOTEK WARRIOR : on y pilote un bolide antigravité « fixé » à un tube – une piste cylindrique en fait. Entendez par là que vous pourrez naviguer sur l’entièreté de la circonférence dudit tube – attention aux haut-le-cœur ! Il faudra donc piloter comme un as pour s’en sortir, mémoriser les pièges les plus retors (des ralentisseurs rouges qui, parfois, bougent !), viser les boosts verts importantissimes, et avoir des réflexes de chevalier Jedi pour éviter un obstacle que l’on n’aperçoit qu’au dernier moment – la faute au tube, je vous le rappelle, puisque votre engin va souvent tournicoter sur toute sa circonférence ! Mieux : certains passages se dérouleront dans de espèces de tunnels gigantesques ressemblant à l’intérieur des tubes, libre à vous, alors, de déplacer votre vaisseau où bon vous semble, sur l’intégralité des parois.

Durant certaines portions des circuits, votre véhicule ne sera plus fixé au tube en question – la piste devient plate, en fait… RADIAL-G redevient alors, l’espace intersidéral d’un instant, un jeu de course futuriste comme tant d’autres, avec des courbes dont il faudra dompter les dangereux reliefs pour ne pas tomber dans le vide. C’est une lumineuse idée je trouve, un éclair de variété salvateur. Concernant le lion dans le moteur, celui-ci rugira plus que de raison : le jeu est très rapide, c’est ébouriffant. Un boost à activer manuellement est même disponible (bouton X), mais il consommera une partie de l’énergie de votre bouclier – arrivé à zéro, vous explosez, perdant ainsi de précieuses secondes dans votre course aux trophées. À la manière de F-ZERO, un bout de piste, bleu turquoise incandescent, permet de reprendre quelques forces entre deux tours de manège et deux ou trois accidents.

RADIAL-G a des défauts, mais certains d’entre eux sont à relativiser : il s’agit en effet d’un petit jeu, loin des standards des grosses productions. Ainsi le menu est plutôt chiche (seulement trois divisions avec six épreuves à chaque fois) et visuellement il est parfois difficile de distinguer les circuits (les explosions sont assez moches, également). Ça ne me dérange pas. On pourrait aussi critiquer le mode en ligne, mais dans un jeu de niche, ne soyons pas étonnés qu’il ait presque immédiatement disparu dans une incandescente combustion spontanée. Je serai par contre plus virulent vis-à-vis du mode combat, qui tire selon moi incontestablement le jeu vers le bas. Certains défis de RADIAL-G viennent en effet ajouter des dalles de couleur orange sur les circuits. À la manière d’un WIPEOUT, celles-ci permettent de récupérer des armes, offensives ou défensives. Mais les armes en question ne sont pas intuitives, pas amusantes à manier, et l’ensemble est parfois mal équilibré – combien de fois ai-je explosé en plein vol pour réapparaitre dans la foulée et exploser une nouvelle fois, victime d’un mal invisible, d’une programmation hostile… Aussi et même si ce sera loin d’être infaisable pour les pilotes les plus endurcis, décrocher les dernières médailles d’or de la troisième division se fera dans la douleur – et les cris ?

Face à une faible concurrence sur la ligne de départ, RADIAL-G tire incontestablement son épingle du jeu. Et s’il se fait incontestablement coiffer par WIPEOUT: OMEGA COLLECTION et RIDEOUT sur la ligne d’arrivée de la PlayStation 4, sa maniabilité, sa rapidité et son originalité transportent, et le rendent hautement recommandable à tout amateur de sensations fortes.

Note :

Malgré ses défauts, sans doute inhérents à son statut de petite production, RADIAL-G est un bon jeu de course futuriste qui propose une expérience assez originale et quelques circuits vraiment impressionnants. Cerise sur le gâteau : le jeu peut être joué avec le PlayStation VR (je n’ai pas pu essayer).

Images : Jeux vidéo et des bas

Quelques vidéos enregistrées par mes soins…

Une course dans la troisième division :

Les deux épreuves les plus difficiles du jeu, un hot lap et une course mode combat face à un rival dopé aux hormones :

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