Ryuuko no Ken (PC Engine Duo, 1994)

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RYUUKO NO KEN
Titre alternatif officieux : Art of Fighting
Année : 1994
Studio : Alfa System
Éditeur : Hudson Soft
Genre : arcade (sourcilière fendue)
Joué et testé sur PC Engine Duo
Support : SUPER CD-ROM²


1978. Deux jeunes combattants, Ryo Sakazaki et Robert Garcia, vont unir leurs forces pour sauver Yuri, la sœur de Ryo, récemment enlevée par l’infâme Mr. Big. Celui-ci aurait kidnappé la jeune femme pour impressionner Takuma Sakazaki, le père de Ryo et aussi le créateur d’une nouvelle forme de karaté, plus extrême, nommée Kyokugen Karate. Mais Mr. Big en voudrait aussi à Ryo pour avoir refusé de travailler pour lui… Après avoir affronté de nombreux ennemis dans les lieux les plus improbables de la ville, Ryo Sakazaki et Robert Garcia vont parvenir à se défaire, non sans mal, du puissant Mr. Big. Mais leur parcours, semé d’embuches depuis le début, ne pouvait pas s’arrêter là. Ils vont devoir affronter un dernier et redoutable ennemi : l’énigmatique Mr. Karate.

Je ne suis ni un grand amateur, ni un spécialiste des jeux de VS. Fighting. J’adore STREET FIGHTER II par exemple, mais sans jamais avoir eu envie de creuser davantage la série – et la tombe du joueur maladroit que je suis. Récemment pourtant, en cherchant un jeu correct et à prix abordable pour tester mon Arcade Card Duo, je me suis laissé tenter par ART OF FIGHTING. L’Arcade Card Duo permettait de faire tourner des jeux particulièrement gourmands au format CD-ROM² sur une PC Engine qui pouvait presque, alors, se rêver en Neo Geo des familles : FATAL FURY SPECIAL, WORLD HEROES 2 et ART OF FIGHTING portés sur une console qui n’était même pas une 16 bits. Était-ce tout simplement possible ?

La réponse est oui ! Vous ne vous attendiez quand même pas à ce que la PC Engine tombe KO après un seul paragraphe, dès le premier round ? Bien évidemment il y a eu des concessions par rapport à la version Neo Geo, mais regardez attentivement les décors par exemple : ceux-ci sont plus jolis et incluent davantage de détails animés que sur Super Nintendo ! Les sprites sont énormes, l’animation fluide, les musiques magnifiques et les graphismes vraiment saisissants – le visage tuméfié de notre personnage lorsque le combat prend une mauvaise tournure, c’est la preuve que l’on a été élevé à la dure ! L’effet de zoom si dynamique du jeu originel a même été reproduit en contournant les limitations techniques de la console : il ne s’agit pas d’un zoom à proprement parler, mais d’un habile changement de résolution – c’est moins impressionnant que sur Neo Geo mais plutôt efficace. Last but not least, bien que le jeu ne soit sorti qu’au Japon sur PC Engine, il est possible d’y jouer avec tous les textes en anglais.

Le jeu en lui-même est vraiment excellent : deux personnages jouables pour le Story Mode (Ryo ou Robert) et bien plus dans le mode VS. Plusieurs coups spéciaux sont réalisables (certains ressemblant étrangement à ceux de STREET FIGHTER II, mais passons) et bien qu’ils drainent une partie de notre jauge verte, aka la Spirit Gauge (qui leur est dédiée), celle-ci peut se remplir à nouveau en effectuant une manip simple mais risquée – gare aux frictions puisqu’elle nous immobilise quelques fractions de seconde. Le jeu est vraiment dynamique (raaah le dash et le wall-jump !) et les ennemis affrontés sont bien introduits (support CD oblige) tout en ayant un style propre à chacun et des techniques variées – et un brin abusées ? L’allonge de Mr. Big par exemple, m’a longtemps fait rager. Quant au boss final, Mr. Karate, je ne parviens à le battre en mode normal qu’en jouant défensivement – il frappe trop vite, trop fort, et semble avoir parfois la priorité sur nous. Ou alors comme je l’ai déjà dit, c’est tout simplement que je ne suis pas doué pour ce genre de jeux et de défis. Heureusement même le joueur amoindri et stressé que je suis a le temps de souffler grâce aux bonus stages : au nombre de trois, ceux-ci ont une importance toute particulière dans ART OF FIGHTING – en cas de succès, ils permettent d’augmenter légèrement certaines compétences de notre personnage durant le Story Mode !

ART OF FIGHTING constitue une explosive réussite sur la PC Engine qui crache sans doute ici un peu ses tripes – cela se traduit d’ailleurs dans des temps de chargement particulièrement pesants, qui orienteront sans doute une majorité de joueurs vers d’autres versions de ce jeu culte. Le joypad de base de la console, qui ne propose que deux boutons, ne procure pas non plus un confort optimal – un coup requière donc l’utilisation du bouton Run. Bien évidemment, ce défaut est relatif puisqu’il suffit de se procurer une manette trois ou six boutons pour l’écarter d’un dédaigneux revers de la main. Puis élégamment écraser cette dernière sur la tronche de votre prochain adversaire !

Note :   Nostalgie :

Difficile d’attribuer une note à ART OF FIGHTING sur PC Engine. La conversion est divine, mais il est désormais possible de jouer à la version Neo Geo, bien évidemment meilleure, sur n’importe quel ordinateur ou console de salon. Les archéologues de la PlayHistoire devraient malgré tout prendre un plaisir total avec ce jeu, seul ou à deux (impossible de profiter du VS mode en solitaire), avec notamment un Story Mode prenant et infernal !

Images : lengendius.web.

Publicité d’époque pour deux jeux de baston sur PC Engine, dont Art of Fighting :

 

 

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