Werewolf: The Last Warrior (Famicom, 1990)

Notez ce jeu :
[Total: 1 Moyenne: 2]

WEREWOLF: THE LAST WARRIOR
Titre alternatif : Choujinrou Senki Warwolf
Année : 1990
Studio : SAS Sakata
Éditeur : Data East / Takara
Genre : Hurlements (de joueurs)
Joué et testé sur Famicom
Support : cartouche

Sur Red Earth, la seconde colonie terrienne, le docteur Faryan s’est aventuré trop loin dans les profondeurs de cette étrange planète, et a réveillé un esprit malfaisant. Désormais possédé, le docteur Faryan a créé une armée de mutants pour soumettre le peuple de la Terre. Le seul espoir de l’Humanité se nomme Ken, ultime survivant d’une tribu frappée de thérianthropie. Le puissant guerrier est ainsi capable de se transformer en loup-garou, doté d’une force incommensurable. Mais attention : s’il prend trop de coups, Ken sera contraint de revenir à sa forme originelle, plus fragile, et les hordes de monstres en tous genres qui sont à ses trousses pourraient alors en profiter pour le terrasser !

WEREWOLF: THE LAST WARRIOR tente d’être autre chose qu’un simple platformer rigide en 2D, genre qui pullulait sur la console 8 bits de Nintendo au point de pousser certains à crier au loup lorsqu’un nouveau titre sortait en semblant s’inspirer du vénérable, mais vénéneux, NINJA GAIDEN : ses sauts de l’ange, son recul assassin lorsque l’on se fait toucher, ses monstres minuscules qui surgissent au dernier moment justement pour nous percuter, nous faire reculer et nous faire chuter dans le vide, ses ennemis aux déplacements erratiques qui réapparaissent, etc. Eh bien j’espère que vous avez de la voix aujourd’hui, car vous avez eu raison de vous méfier et de crier au loup une nouvelle fois – vous allez souffrir, hurler, et plus que de raison, car c’est la pleine Lune !

WEREWOLF: THE LAST WARRIOR fait pourtant illusion durant les premières minutes de jeu. C’est plutôt joli avec de superbes tableaux entre les niveaux et des fonds parfois animés (uniquement au Japon), et surtout le gameplay semble relativement varié – on incarne un homme qui peut se transformer en loup-garou. Sous sa forme humaine, le héros est plus faible, mais peut lancer une attaque à distance. Sous sa forme de lycanthrope, il gagne en puissance, en allonge, il saute très haut (un backflip est même possible) et il peut s’agripper aux parois voire même aux plafonds. Le jeu, qui mélange intelligemment la plateforme pure et dure et le beat’em up (parfois du strict mano a mano avec les boss de fin de niveau) fait indéniablement passer un bon moment. Diantre, tous ces joueurs qui avaient eu l’outrecuidance de crier au loup, se seraient donc rendus coupables de cris d’orfraie ?!

Le jeu de Data East ne va plus tarder à montrer son vrai visage – le piège va irrémédiablement se refermer sur le joueur naïf. Vous êtes tombé dans la gueule du loup ! WEREWOLF: THE LAST WARRIOR est en effet, nonobstant ses efforts pour se démarquer de la masse et ses effets pour impressionner la plèbe, un jeu frustrant au possible. Sa difficulté est absolument atroce ! On y retrouve les défauts du premier NINJA GAIDEN, parfois tous empilés au même endroit sur un espace de quelques pixels carrés, transformant certaines portions de niveau en Enfer sur Terre (j’ai passé les chutes d’eau avec le même plaisir que lorsque j’ai eu des calculs rénaux). Et puis il y a des ennemis volants qui nous bombardent, des tireurs super rapides, la foudre qui apparait parfois pour nous ôter directement la vie, des lasers destructeurs, de nombreux trous, fossés et autres falaises synonymes de mort immédiate – et pourtant parfois il faut s’y laisser tomber pour continuer notre progression. Et est-ce que je vous ai parlé du timer absolument odieux qui rythme les parties ? Raaah je vais finir par faire une dépression !

Je me suis cassé les dents, pour ne pas dire les crocs, sur la cartouche de ce jeu durant de nombreuses années, pour finalement me décider à le terminer une bonne fois pour toutes avec des savestates. Pas folle, la bête ? Inutile de culpabiliser, le jeu étant, à mon sens, malhonnête – des continus illimités, comme le nombre de jurons lâchés chaque minute par n’importe quel joueur normalement constitué, c’était trop demandé ?

Note :     Nostalgie :

Pour la petite histoire, WEREWOLF aurait sans doute dû être un jeu Wolverine : le loup-garou possède des griffes protubérantes, et de nombreux sprites rappellent des personnages de l’univers des X-Men – le Juggernaut, Magneto, les Brood, des gardes du Club des damnés, etc. Pour la grande histoire, celle du jeu vidéo, eh bien WEREWOLF: THE LAST WARRIOR ne fera pas date : ses qualités sont trop souvent éclipsées de Lune par des défauts qui seront rédhibitoires pour le commun des mortels – pièges malhonnêtes, difficulté atroce et une vraie rigidité.

Images : yamamura2.

Notez ce jeu :
[Total: 1 Moyenne: 2]

Laisser un commentaire