Metalgun Slinger (Game Boy Advance, 2002)

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METALGUN SLINGER
Année : 2002
Genre : à la vie, Alamo !
Studio : Open Sesame
Éditeur : Atmark
Joué et testé sur : Game Boy Advance SP
Support : cartouche

La planète Alamo, recouverte de déserts, est le repère de nombreux brigands, de quelques héros et d’étranges pistoléros. Billy est, sans le savoir, l’élu. Il a été choisi pour être le porteur d’une arme légendaire, le Metalgun, née des cendres de la Perla Negra. Mais de grands pouvoirs appellent aussi de grands devoirs, et Billy va désormais devoir lutter pour défendre Alamo contre des criminels particulièrement retors : du simple bandit en poncho poussiéreux au grand robot aux lasers destructeurs.


METALGUN SLINGER reprend peu ou prou l’atmosphère de WILD GUNS : de vieux ponchos usés, des pétoires rouillées qui le disputent à des lasers futuristes et des robots saignant des écrous ! Oui, ici le Far West baigne dans une ambiance steampunk suffisamment rare pour dépayser. Et bien évidemment amuser !

Si METALGUN SLINGER et WILD GUNS semblent partager le même univers, il en va autrement du gameplay : METALGUN SLINGER est en effet un run and gun/plateformer plus classique en apparence – en 2D, vue de profil. Mais assez long pour le genre – comptez plusieurs heures pour en voir le bout, avec une fonction de sauvegarde incluse dans la cartouche GBA. Un système absolument nécessaire : il est possible de débloquer des compétences, d’acquérir des points pour améliorer notre barre d’énergie, etc. Souvent, il faudra farfouiller dans des niveaux assez grands, avec plusieurs chemins possibles, afin d’y dénicher certains criminels recherchés morts ou vifs. Ces traques, amusantes mais aussi assez difficiles, peuvent être considérées comme des quêtes annexes – d’ailleurs il est possible, et recommandé, de revisiter des niveaux déjà terminés afin de débusquer les gibiers de potence en question. D’où l’intérêt de sauvegarder constamment notre progression : ces tueurs pensaient l’avoir échappé belle ? Eh bien non, revenez sur vos pas et faites reparler la poudre ! Ici, le train sifflera trois fois la fin de la récré !


Hormis ces petites quêtes hautement euphorisantes (et dont il est possible de suivre l’évolution dans un menu dédié du jeu), METALGUN SLINGER est un jeu bien pensé, et plutôt maniable (les sauts sont un peu secs, certes) : on peut glisser, tirer dans toutes les directions, tirer en restant immobile, tirer en courant, en s’accroupissant, en se mettant à plein ventre… La hauteur de nos sauts est modulable, en particulier si on sélectionne le Gun Arts de l’aigle qui permet d’effectuer un saut super ample et même de lancer une espèce de bullet time+triple shot (avec le Badge correspondant) en fin de saut – l’une de mes capacités préférées. Vers la fin du jeu, le Gun Arts du dragon renforce même ces tirs en les transformant en homing missiles. Le Gun Arts de l’ours permet de lancer une charge héroïque (chère à John Ford) et son attaque spéciale (qui consomme une balle spéciale, disponible en nombre limité) est ravageuse, très efficace contre certains boss – à titre de comparaison, l’attaque spéciale de l’aigle est moins destructrice. Autre exemple : avec le Gun Arts du lynx, vous pourrez même essayer d’éviter les balles !


L’éventail de nos coups et de nos déplacements changera donc selon les Badges et les Gun Arts récupérés puis sélectionnés. C’est vraiment chouette, cela permet au joueur d’envisager différemment certains niveaux et ennemis. Les niveaux en question sont assez nombreux, mais manquent clairement de variété – par exemple se balader longuement dans des déserts ou des grottes aux zones graphiquement similaires n’est pas toujours très passionnant. Pour divertir le joueur, les développeurs lui proposent, à intervalles réguliers, un gameplay rappelant les phases à moto de certains CONTRA – le scrolling défile à toute vitesse, il faut flinguer les ennemis surgissant de tous les côtés de l’écran tout en évitant les obstacles et en récupérant des bonus disséminés un peu partout. Ces phases sont sympas mais manquent de pêche. Et sont-elles trop faciles afin de contrebalancer une maniabilité perfectible ?


Le jeu pris dans son ensemble n’est d’ailleurs pas très difficile, puisqu’il n’y a pas de game over. Lorsque l’on meurt, on reprend soit au début du niveau, soit juste avant le boss de fin des lieux. Malgré tout, l’aventure se corse assez vite : certains coups font très mal, quand ce ne sont pas les chutes inopinées sur des pièges retors qui vont venir entamer une barre d’énergie fondant comme neige au soleil rouge. Certes, reprendre sa partie au début du niveau est un compromis acceptable, mais qui peut aussi se révéler frustrant, en particulier quand on vient d’abattre l’un des criminels recherchés après un duel épique. Sa mort n’est en effet sauvegardée que lorsque l’on termine le niveau ! Argh, mais pendez-les haut et court !


Si METALGUN SLINGER a d’indéniables qualités, et qu’il fait passer un bon moment, il manque néanmoins le coche pour intégrer la diligence des vrais très bons jeux. L’aventure manque régulièrement de souffle, la faute à des environnements pas très inspirés, et de soufre : sans parler des colts d’or d’Henry Fonda, trop fourbis, on aurait par exemple apprécié un arsenal plus fourni.

Note :  Nostalgie :

Malgré un manque certain de variété au niveau des environnements, des ennemis et des armes, METALGUN SLINGER est un bon petit jeu mélangeant le run and gun et la plateforme, dans un univers western-steampunk du plus bel effet. Oubliable mais attachant.

Images : mobygames, The Next Level.

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