I Love Mickey Mouse! Fushigi no oshiro daibouken (Megadrive, 1990)

castle of illusion_fronticone megadrive japI LOVE MICKEY MOUSE! FUSHIGI NO OSHIRO DAIBOUKEN
Titre alternatif : Castle of Illusion Starring Mickey Mouse
Année : 1990
Studio : Sega
Éditeur : Sega
Genre : une Mini aventure
Joué et testé sur Megadrive
Support : cartouche


La sorcière Mizrabel a enlevé la pauvre Mini. N’écoutant que son courage, Mickey part d’un pas confiant vers le château de la sombre magicienne… armé de quelques pommes et de ses fesses bien musclées. Mais avant de rejoindre sa belle au bois dormant aux grandes oreilles, Mickey devra traverser cinq mondes. Doux et sucrés, comme la forêt enchantée, le coffret à jouets et les rivières de lait… ou au contraire noirs et amers, à l’instar des ruines hantées ou des douves de la servitude (ça veut rien dire mais ça pète).

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Même s’il y a eu de très bons jeux estampillés « Disney » sur les consoles 8 bits, on peut difficilement nier le fait que l’âge d’or de cette grande famille vidéoludique appartient à la génération des 16 bits – et quand on regarde l’état des franchises Disney sur la PS3 et la Xbox 360 (Pat Hibulaire, mais presque !), on se dit qu’on tient enfin l’excuse toute trouvée pour ressortir un vieil adage souvent contesté, mais cette fois-ci incontestable : c’était mieux avant !

Oui les jeux Disney étaient mieux avant. C’est bien simple, entre la Megadrive et la Super Nintendo, ce fut un véritable festival de chefs d’œuvre et de grands jeux. Et même lorsque certains titres n’étaient pas particulièrement glorieux, ils demeuraient dans la moyenne des bonnes petites prod’. Alors franchement, elle est pas Clara belle, la vie ?

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Concernant les jeux Mickey Mouse, nous avons sans doute chacun notre petit préféré. Entre les trois MAGICAL QUEST, MICKEY MANIA ou encore CASTLE OF ILLUSION, mon cœur balance… pour revenir régulièrement sur la saga MAGICAL QUEST, particulièrement riche en couleurs, en rythme et en émotions. Le rythme, c’est d’ailleurs ce qui manque un peu à CASTLE OF ILLUSION, mais il s’agit d’un choix délibéré : notre petite souris est plutôt lente et prend même le temps de dodeliner tranquillement des fesses au beau milieu de tableaux plus ou moins peuplés d’ennemis – pas très violents, je précise, puisque si notre héros aux grandes oreilles n’est pas un foudre de guerre, les méchants ne sont pas non plus très rapides. Du coup, oui, on peut s’amuser à prendre son temps, dans CASTLE OF ILLUSION. Histoire d’admirer les superbes décors (mon préféré étant celui perdu entre les feuilles, les araignées et les gouttes d’eau), et les jolies musiques. Attention malgré tout : jeu un peu lent n’est pas synonyme de jeu ultra facile. Même si la réputation de CASTLE OF ILLUSION n’est plus à faire en ce domaine (si on en croit certains joueurs et forums le soft serait insolent de facilité), on ne peut pas le terminer avec un œil sur l’écran et l’autre sur le Journal de Mickey – vous aussi vous aimiez particulièrement les Mickey Enigmes ? En gros il faudra rester concentré, car certains pièges font mal, et vos deux continus risquent de fondre comme crème fouettée au soleil en mode de difficulté normale. Sans mentir, lorsque je me suis remis sur ce jeu, j’y ai passé deux heures et trois parties, sans parvenir à le boucler puisqu’à ma dernière tentative j’ai lamentablement échoué sur l’avant dernier boss. Pour la petite histoire, sachez que j’ai quand même réussi à en venir à bout un peu plus tard, je ne suis pas si mauvais, mais je tenais juste à rétablir une certaine vérité : certes CASTLE OF ILLUSION n’est pas dur, mais ce n’est pas la fête du slip de la petite-culotte blanche apparente de Mini non plus.

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Sur le fond, CASTLE OF ILLUSION (« I LOVE MICKEY MOUSE » pour la version japonaise > c’est-y pas mignon ?) est une merveilleuse réussite. Certes, au départ, il faut se faire aux contrôles (notamment le coup de fesses – il faut sauter et réappuyer sur le même bouton pour écraser un ennemi sous votre glorieux séant) mais passé un petit moment – en gros après quelques vies perdues – on maîtrise la souris sur le bout des doigts blancs gantés. L’écrasement fesseur devient vite une seconde nature, les sauts modulables (suivant la pression exercée sur le bouton) sont un vrai plaisir (attention à la toute petite inertie quand même) et on apprend rapidement à bien gérer notre progression : stocker les projectiles pour les ennemis qui en valent vraiment la peine (à moins que vous ne préfériez jouer encore et toujours de la fesse volante), dénicher les nombreux secrets et surtout anticiper les pièges propres à chaque niveau. La folle rivière qui va vous emporter avec elle, la sortie bien cachée dans les chutes d’eau, les plates-formes instables (un grand classique), la gelée dans laquelle vous risquez de finir confit (astuce vicieuse qui sera reprise dans la version Megadrive de TOKI), le niveau des jouets qui s’inverse pour vous faire jouer la tête en bas ou encore la pomme géante qui va dévaler sur vous comme l’aurait fait un rocher affamé derrière Indiana Jones.

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Vous l’aurez compris : CASTLE OF ILLUSION est un vrai bonheur de plates-formes à l’ancienne, blindé de petits détails attachants et de jolies trouvailles de gameplay. Certes, certains gros bras du hardcore gaming et autres frères Rapetou pesteront sur la faible durée de vie du soft – 40 minutes quand on le connaît et qu’on le maîtrise. Mais… tout d’abord il s’agit de 40 minutes de pur bonheur vidéoludique. Ensuite, ne venez pas me dire que ce jeu n’a aucune replay value, parce qu’un titre que l’on s’amuse à ressortir tous les quatre ou cinq ans pour s’en refaire une partie, moi ça me semble correspondre à un vrai potentiel de rejouabilité. Oui, avec CASTLE OF ILLUSION on est loin du paradoxe de ces jeux modernes que la majorité des joueurs jettent (façon de parler) après en avoir débloqué les trophées platines ou épuisé les succès. Cette replay value téléphonée façon PS3-360, c’est juste une (castle of) illusion… à peine une sensation. Qui dirige tes pas ?

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CASTLE OF ILLUSION est un digne représentant de cette époque bénie des années 90, où les jeux de plates-formes 16 bits rivalisaient d’ingéniosité, de chaleur et de détails inoubliables. Un peu court quand on connaît le jeu par cœur, CASTLE OF ILLUSION donnera malgré tout du fil à retordre aux moins expérimentés d’entre vous, en particulier vers la fin du jeu. Truffé de petits secrets et d’idées de level design attachantes (à défaut d’être géniales), CASTLE OF ILLUSION est définitivement un très bon titre de la Megadrive – il existe aussi sur Master System, le jeu y est d’ailleurs moins linéaire puisqu’on peut choisir ses niveaux.

Images : Jeux vidéo et des bas

Une vidéo :

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10 réponses à I Love Mickey Mouse! Fushigi no oshiro daibouken (Megadrive, 1990)

  1. ah la la, faut que je le retrouve! Déjà j’ai World of Illusion à refaire 🙂
    Et sinon je vais faire modifier ma MD et ma SNES (que j’ai pas encore, faut que j’en trouve une) pour qu’elles soient dézonnées et 60hz!

  2. cherycok dit :

    Ce jeu était génial. Je n’ai jamais eu la megadrive mais j’y jouais regulièrement chez un pote. Tu as joéu à Epic Mickey sinon Oli ? Il est fabuleux aussi

  3. cherycok dit :

    Vi, que sur Wii, sa suite est prévue sur d’autres plates formes.

    (La qualité de la video est dégueux)

  4. Steff dit :

    Ahem…Epic mickey, c’est quand même typique des jeux next gen avec caméra foireuse, jeu répétitif, malgré une ambiance disney sympa. Une grosse déception pour moi. Et que dire de la version 3DS, loupé en terme de gameplay alors que tout était réunie pour faire un hommage à ce Castle of illusion…Rien n’arrive à la cheville des disney des 8-16 bits comme indiqué dans l’article en terme de qualité de jeu. Merci d’en reparler 🙂

  5. cherycok dit :

    Je te trouve un peu dur avec Epic Mickey, il n’est pas plus répétitif que les jeux 16 bits de l’époque. Et la caméra, pour de la plate forme 3D, je la trouve des plus correcte. Pourtant je suis pas un amateur des next gen, mais je trouve ce Epic Mickey fabuleux avec une ambiance uniqueK.

  6. laurent dit :

    Esthétiquement, Mickey époque Mégadrive vieillit vraiment très bien. J’en ai d’excellents souvenirs. Idem pour la version Gamegear vraiment bien torchée (je dois encore l’avoir dans un vieux tiroir).

  7. Steff dit :

    @Cherycok : c’est surtout que les jeux 16 bits proposaient un challenge où on devait finir le jeu d’une traite, et c’était par la capacité du joueur de déjouer les pièges et d’être émerveiller par la qualité du jeu sur une session que l’on évaluait son intérêt. Epic Mickey propose des allers retours sans cesse, des missions du genre “oh il me manque tel ou tel chose, va le chercher sil te plait” pendant 10h de jeu qui rend le tout trop répétitif. Je préfère mourir et refaire pleins de fois un niveau que me farcier ce genre de mission 🙂 L’idée que je voulais exprimé était celle ci:)

  8. cherycok dit :

    Moi mourir 250 fois et refaire la même chose me gonfle un peu aujourd’hui à vrai dire. Je l’ai refait récemment quand je me suis fini Deadlight mais régulièrement, ca me gonflait et je changeais de jeu. Déjà à l’époque 16 bits, ca finissait à me saouler. J’aime la difficulté mais quand ca devient de l’acharnement, ce n’est plus pour moi ^_^

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