X-Men: Mutant Apocalypse (Super Famicom, 1994)

X-MEN: MUTANT APOCALYPSE
Année : 1994 (1995 au Japon)
Studio : Capcom
Éditeur : Capcom
Genre : de l’ororo en barre ?
Joué et testé sur Super Famicom
Support : cartouche


Sur son île bien gardée, le gouvernement totalitaire de Genosha fait subir le pire aux mutants, relégués au rang de prisonniers, auxquels on fait subir les pires atrocités. Très rapidement, le professeur Xavier apprendra que les Brood et Tusk sont également liés à ce terrible trafic… ourdi dans les ombres par l’un des plus grands adversaires des X-Men : Apocalypse ! Xavier envoie donc cinq X-Men sur l’île… qui devront également faire face à la folie destructrice de Magnéto, bien décidé à régler le problème Genosha tout seul… tout simplement en rayant l’île de la carte depuis une station spatiale surpuissante.

Avec ses gros sprites, ses décors colorés et ses nombreux héros parfaitement modélisés et reconnaissables, MUTANT APOCALYPSE flatte la rétine, et les joueurs ayant grandi avec les Strange, Spécial Strange et consorts devraient retrouver les X-Men avec un grand sourire dessiné sur le visage. Tout n’est pourtant pas si drôle, au royaume des Comics… et si vous faites partie de cette tribu d’esthètes privilégiant les meilleurs jeux au détriment des autres, vous risquez bien de faire l’impasse sur ce titre de Capcom – qui se situe effectivement très loin du haut du panier du genre. Mais comme il n’est pas non plus enfoncé au fond, pourquoi ne pas lui laisser sa chance ? Comme je l’ai déjà dit, les fans de super-héros apprécieront l’univers du jeu, plutôt fidèle aux aventures de papier des X-Men. Mieux : on a le choix entre cinq personnages jouables, qui disposent chacun de plusieurs coups originaux, voire tout simplement de capacités physiques propres (vitesse, saut, etc.).

Psylocke, Wolverine, Cyclope, le Fauve, Gambit… Voilà pour le casting 5 étoiles filantes. Plusieurs vies par personnage, et un niveau dédié à chacun d’entre eux pour commencer. Un mal pour un bien : vous serez obligé de jouer avec tous les super-héros, et donc d’apprendre à maîtriser leurs coups et différents mouvements – parfois inspirés de STREET FIGHTER, avec le célèbre quart de cercle avant. Cyclope et Gambit disposent d’attaques à distance, Wolverine et Psylocke ont de très puissants enchainements au corps à corps, le Fauve fait mal et ses coups possèdent une grosse amplitude (raaaaaah, l’écrasement !). Mieux : Wolverine peut grimper aux murs par la seule force de ses griffes, quand le Fauve peut, lui, marcher au plafond ! Cette phase d’apprentissage est absolument essentielle pour le joueur, qui pourra d’ailleurs pousser la chose plus avant en passant un peu de temps dans la salle d’entrainement des X-Men. Vous apprendrez donc à mieux connaître vos héros, à cerner leurs forces et faiblesses pour, par la suite, choisir celui qui vous correspondra le mieux suivant le niveau proposé – notez que selon le personnage sélectionné dans le tout dernier niveau, celui-ci sera complètement différent (c’est encore plus vrai si vous jouez avec le Fauve ou Psylocke). Une raison de plus pour ne pas ranger votre cartouche après avoir terminé le jeu une première fois !

Sur le fond, MUTANT APOCALYPSE est un beat’em all en 2D, saupoudré de quelques phases de plateforme, avec les traditionnels boss et mid-boss en ligne de mire. Rien de neuf sous le feu du soleil ? Eh bien, il faut reconnaître que mis à part les cinq personnages jouables disposant chacun d’un gameplay particulier (mais c’est déjà beaucoup), le jeu de Capcom ne propose rien qui soit susceptible de faire trembler la concurrence. MUTANT APOCALYPSE, un colossus aux pieds d’argile ? Le jeu de Capcom est en effet lent, extrêmement rigide, les patterns des boss sont simplistes et le level design relativement paresseux – on appréciera néanmoins le coup de stress de la coulée de lave, et les différents habillages du dernier niveau. Les connaisseurs diront qu’il a mal vieilli. Et ils auront raison. Malgré tout, et à titre très personnel, je lui trouve beaucoup de charme : niveaux courts qu’il faut bien connaître pour en déjouer les pièges, l’ambiance Marvel jusque dans les vilains (Apocalypse, l’impressionnant Fléau, les Sentinelles…) et bien évidemment cinq super-héros très différents et qui ajoutent beaucoup de sel – à l’aventure mais aussi sur les blessures de leurs adversaires !

Deux ans après MUTANT APOCALYPSE, Capcom remettra le couvert avec un titre très similaire : WAR OF THE GEMS. Malgré quelques petites améliorations bien présentes qui enrichissent légèrement l’expérience de jeu, les deux softs ont les mêmes forces et, c’est plus regrettable, les mêmes faiblesses. Si MUTANT APOCALYPSE a donc un peu mal vieilli, il demeure, plusieurs décennies après sa sortie, toujours sympa à jouer et à prendre en main dans l’optique d’un petit trip retrogaming nimbé de nostalgie – aaaaah, nos vieux Strange, Spécial Strange et Strange Spécial Origines…

Note :     Nostalgie :

Assez lent et résolument rigide, MUTANT APOCALYPSE n’a pas nécessairement aussi bien vieilli que d’autres jeux du même genre, sur Super Famicom. Malgré tout, si vous avez l’âme d’un retrogamer et êtes fan de l’univers Marvel et de beat’em all (très) à l’ancienne, vous pourriez parfaitement prendre du plaisir avec ce jeu de Capcom – plusieurs personnages jouables, chacun avec des capacités et coups différents, quelques niveaux originaux sur la fin et des musiques sympathiques – en particulier l’intro et la page de sélection.

Images : OldiesRising

Vidéo :


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