GEAR Fighter Dendoh (PlayStation, 2001)

GEAR FIGHTER DENDOH
Année : 2001
Studio : Natsume
Éditeur : Bandai
Genre : 2001, vraiment l’odyssée de l’espace
Joué et testé sur PlayStation
Support : CD-ROM


Deux écoliers sont choisis par Dendoh, un robot venu de l’espace, pour l’aider à protéger la Terre. La planète bleue est en effet la prochaine cible de Galfa, une race de machines extraterrestres belliqueuses souhaitant annihiler toute trace de vie dans l’univers. Afin de vaincre les Galfa, les enfants devront d’abord récupérer des Data-Weapons aux formes animales, qui permettront de booster les capacités de Dendoh.

GEAR FIGHTER DENDOH est un anime du début des années 2000. Il met en scène deux garçons qui vont se retrouver embarqués, avec le robot Dendoh, dans la défense de notre petite planète bleue contre des hordes d’extraterrestres. Je n’entre pas davantage dans des détails que je ne connais que depuis quelques jours et la découverte d’une page Wikipédia dédiée au sujet, et préfère m’attarder sur le studio à l’origine du portage de la série sur PlayStation : les petits surdoués de Natsume ! Alors certes, l’âge d’or de ce studio japonais est plus centré sur les générations 8 et 16 bits que sur les suivantes – WILD GUNS, KIKI KAIKAI, THE NINJA WARRIORS AGAIN, TOKKYUU SHIREI SOLBRAIN, ça vend du rêve comme on dit dans le jargon. Mais GEAR FIGHTER DENDOH a quand même de quoi titiller l’intérêt du fan transi, surtout quand ce dernier sait que Natsume a, par le passé, déjà officié avec classe et professionnalisme dans l’adaptation de séries avec de vrais morceaux de héros en collants et de gros robots dedans.

Une précision s’impose néanmoins : GEAR FIGHTER DENDOH, sur PlayStation, est un jeu produit par Bandai dans l’optique de plaire aux plus jeunes – pour les pousser à acheter les jouets correspondants ? Le fan-service est ainsi total, avec les héros de l’anime, les différentes invocations et, cerise sur le gâteau robotisé : tout ce beau monde est parfaitement bien doublé en japonais, mention spéciale aux deux gamins qui s’égosillent comme X-Or lorsque le joueur lance un coup spécial (bouton triangle) – je me suis surpris à crier de concert avec eux, sous le regard noir de ma femme, atterrée. Qui dit jeu pour les plus jeunes, dit aussi gameplay accessible et game design relativement simple. Si vous cherchez un jeu profond, un beat’em all bourrin mais technique comme avait pu l’être THE NINJA WARRIORS AGAIN en son temps, je crois que vous pouvez passer votre chemin.

Vous êtes toujours là ? Tant mieux, car sous ses atours simplistes, son manque de challenge criant et son absence totale de carotte une fois le jeu terminé (même pas un chapter select, rien), GEAR FIGHTER DENDOH recèle malgré tout quelques jolies petites surprises. Il s’agit en réalité d’un beat’em all bête et méchant en 2D, dans un style proche de THE NINJA WARRIORS AGAIN. Entendez par là que le personnage au sprite imposant est relativement lourd, mais ses coups rapides, avec un dash facilement accessible. De plus, les prises au corps et autres projections sont une nouvelle fois au centre du gameplay – certaines sont mêmes identiques à celles de THE NINJA WARRIORS AGAIN. Mais la comparaison s’arrête là, tant GEAR FIGHTER DENDOH s’éloigne de son aîné sur le fond. Car là où THE NINJA WARRIORS AGAIN avait un vrai côté technique (crowd control, boss sadiques, etc.), GEAR FIGHTER DENDOH fait dans le “bourrinage” de bon aloi. Non, on ne se prend pas la tête dans GEAR FIGHTER DENDOH – on se saisit plutôt de celles des dragons, qu’on utilise ensuite comme canon laser ! Une excellente idée d’ailleurs, comme le double saut, les petites phases de plates-formes qui apportent un brin de variété et ces autres détails savoureux que je vous laisse découvrir tout seul comme un grand – se saisir d’un train pour ratatiner un adversaire, ça en jette !

Mieux : les développeurs ont injecté à l’aventure quelques niveaux rappelant les shoot’em up horizontaux, durant lesquels votre robot devra éviter des tirs et cogner tout ce qui se présentera face à lui – honnêtement, je ne trouve pas ces phases très réussies, surtout que le robot en question ne peut pas tirer (Gun damned !). Au contraire, les duels de fin de niveau contre les boss, en 3D, sont plutôt sympathiques. Rien de révolutionnaire ni d’extraordinairement exécuté (surtout que le challenge est une nouvelle fois aux abonnés absents), mais c’est rigolo. On passe un bon moment et on essaie de varier les upgrades pour mieux fouailler du méchant. À noter que ces phases en mode VS Fighting sont aussi accessibles depuis le menu, et qu’elles peuvent alors y être appréciées à deux joueurs. Les gamins japonais de l’époque ont dû se régaler. Le trentenaire ou quarantenaire retrogamer occidental en 2017, lui, risque au contraire de rapidement s’ennuyer – on est quand même loin d’un GUNDAM W: ENDLESS DUEL, toujours de Natsume.

GEAR FIGHTER DENDOH demeure un petit défouloir sympa, qui devrait vous occuper l’espace de deux ou trois soirées. Gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un jeu développé pour les plus jeunes, à l’instar d’un CHOUJIN SENTAI JETMAN, qui était le pendant “jeunesse” de TOKKYÛ SHIREI SOLBRAIN, plus adulte, sur Famicom.

Note :      Nostalgie :

Simple mais efficace. Court mais sympa. Il ne faudra pas être trop exigeant pour apprécier ce GEAR FIGHTER DENDOH, jeu d’action à destination des plus jeunes sur PlayStation. D’ailleurs, un certain nombre de beat’em all de la génération précédente lui sont clairement supérieurs. Malgré tout, le jeu développé par Natsume a un certain charme, presque enfantin, qui devrait plaire aux nostalgiques de la 2D. Surtout, il parvient à surprendre (très) ponctuellement le joueur avec de bonnes petites idées – les combats de fin de niveau en 3D, les petites phases de plates-formes, les invocations à sélectionner, etc.
PS : au Japon, le deuxième mot du titre se prononce FIGHTER, et non SENSHI.

Images : psxdatacenter.com

Vidéo :

Genre : , . Ce contenu a été publié dans OLD-GEN, Test, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *